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    <title><![CDATA[La Radio du Cinéma - RSS Podcasts]]></title>
    <link>http://www.radioducinema.com</link>
    <description><![CDATA[La Radio du Cinéma - RSS Podcasts]]></description>
    <pubDate>Mon, 14 Sep 2026 22:53:50 +0000</pubDate>
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      <title><![CDATA[Le Faisceau #4 – La rentrée : trois films pour reprendre le chemin des salles]]></title>
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      <description><![CDATA[La rentr&eacute;e ne signifie pas tout &agrave; fait la m&ecirc;me chose pour tout le monde. Retour en classe, reprise du travail, changement de rythme : pour ce quatri&egrave;me num&eacute;ro du Faisceau, Laura Vandenhede, J&eacute;r&eac...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>La rentr&eacute;e ne signifie pas tout &agrave; fait la m&ecirc;me chose pour tout le monde. Retour en classe, reprise du travail, changement de rythme : pour ce quatri&egrave;me num&eacute;ro du <em>Faisceau</em>, Laura Vandenhede, J&eacute;r&eacute;mie Deprugney et Quentin Carrasco ont donc choisi de passer par le cin&eacute;ma. Chacun arrive avec son film, ses souvenirs et sa propre mani&egrave;re de prolonger un peu l&rsquo;&eacute;t&eacute;.</p>
<h2>Trois films pour raconter la rentr&eacute;e autrement</h2>
<p>Quentin Carrasco ouvre la s&eacute;ance avec <em>Le Cercle des po&egrave;tes disparus</em> de Peter Weir. Plus qu&rsquo;un film strictement consacr&eacute; &agrave; la rentr&eacute;e, il retient cette ann&eacute;e scolaire pass&eacute;e &agrave; l&rsquo;acad&eacute;mie de Welton, la relation entre les &eacute;l&egrave;ves et leur professeur John Keating, incarn&eacute; par Robin Williams, mais aussi une atmosph&egrave;re hivernale et chaleureuse qu&rsquo;il rapproche de <em>Winter Break</em>.</p>
<p>Laura Vandenhede prend une direction beaucoup plus rose avec <em>La Revanche d&rsquo;une blonde</em>. Derri&egrave;re l&rsquo;image d&rsquo;Elle Woods et les pr&eacute;jug&eacute;s qui l&rsquo;accompagnent, elle retrouve surtout la trajectoire d&rsquo;une jeune femme que son entourage sous-estime et qui d&eacute;cide de faire ses preuves &agrave; Harvard. L&rsquo;occasion, aussi, de rappeler que l&rsquo;univers de <em>Legally Blonde</em> se prolonge d&eacute;sormais avec la s&eacute;rie <em>Elle</em>, consacr&eacute;e aux ann&eacute;es lyc&eacute;e du personnage.</p>
<p>J&eacute;r&eacute;mie Deprugney, lui, pr&eacute;f&egrave;re une rentr&eacute;e beaucoup moins studieuse. Avec <em>21 Jump Street</em> et <em>22 Jump Street</em>, les salles de classe deviennent le terrain d&rsquo;infiltration de Jonah Hill et Channing Tatum. Lyc&eacute;e dans le premier film, universit&eacute; dans le second : le cadre scolaire sert surtout de pr&eacute;texte &agrave; deux com&eacute;dies polici&egrave;res au rythme particuli&egrave;rement nerveux.</p>
<p>Comme le r&eacute;sume Laura au micro, voil&agrave; peut-&ecirc;tre le programme id&eacute;al &laquo; pour se redynamiser quand on n&rsquo;a pas envie d&rsquo;aller au boulot &raquo;.</p>
<h2>La Fin d&rsquo;Oak Street met l&rsquo;&eacute;quipe en d&eacute;saccord</h2>
<p>La conversation quitte ensuite les films associ&eacute;s &agrave; la rentr&eacute;e pour retrouver les sorties vues r&eacute;cemment. Et <em>La Fin d&rsquo;Oak Street</em> de David Robert Mitchell provoque imm&eacute;diatement le d&eacute;bat.</p>
<p>Le film r&eacute;unit Anne Hathaway et Ewan McGregor au sein d&rsquo;une famille confront&eacute;e &agrave; une situation de plus en plus &eacute;trange, avec quelques cr&eacute;atures pr&eacute;historiques dans l&rsquo;&eacute;quation. Mieux vaut ne pas en dire beaucoup plus : une partie du plaisir &mdash; ou de la perplexit&eacute; &mdash; repose pr&eacute;cis&eacute;ment sur la mani&egrave;re dont le r&eacute;cit d&eacute;voile progressivement son jeu.</p>
<p>Laura reste r&eacute;serv&eacute;e devant certains dialogues, l&rsquo;accumulation des p&eacute;rip&eacute;ties et plusieurs choix de mise en sc&egrave;ne. J&eacute;r&eacute;mie d&eacute;fend au contraire cette volont&eacute; de d&eacute;stabiliser le spectateur et retrouve surtout le film de dinosaures qu&rsquo;il esp&eacute;rait depuis longtemps. Deux r&eacute;actions presque oppos&eacute;es &agrave; un m&ecirc;me objet, qui donnent lieu &agrave; l&rsquo;un des &eacute;changes les plus anim&eacute;s de l&rsquo;&eacute;pisode.</p>
<p>Pour savoir lequel des deux vous convaincra, mieux vaut entendre leurs arguments jusqu&rsquo;au bout : le d&eacute;bat devient vite difficile &agrave; poursuivre sans r&eacute;v&eacute;ler ce que le film garde en r&eacute;serve.</p>
<h2>Des digressions, de la musique et des envies de cin&eacute;ma</h2>
<p>Entre les recommandations et les films vus r&eacute;cemment, <em>Le Faisceau</em> conserve son go&ucirc;t des d&eacute;tours. Ethan Hawke ram&egrave;ne un instant la discussion vers Deauville, les souvenirs de films en appellent d&rsquo;autres et une premi&egrave;re pause musicale prolonge le choix de J&eacute;r&eacute;mie avec <em>22 Jump Street (Theme From the Motion Picture)</em>, interpr&eacute;t&eacute; par Angel Haze avec Ludacris.</p>
<p>Le reste appartient aux voix : les d&eacute;saccords, les r&eacute;f&eacute;rences lanc&eacute;es au passage, les films qu&rsquo;on veut revoir et ceux qui donnent d&eacute;j&agrave; envie de retourner en salle. Pour cette rentr&eacute;e, Laura, J&eacute;r&eacute;mie et Quentin ne proposent pas un programme &agrave; suivre &agrave; la lettre. Ils ouvrent plut&ocirc;t trois chemins, avec suffisamment de d&eacute;tours pour que chacun puisse trouver le sien.</p>
<p><strong>Le Faisceau #4 &ndash; La rentr&eacute;e</strong> est &agrave; retrouver sur La Radio du Cin&eacute;ma et sur les principales plateformes de podcasts.</p><br /><audio controls><source src="http://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6aa85dddb61fc2.67604495.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 14 Sep 2026 20:46:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Révolté, le drame familial de Noël Mitrani, à voir sur YouTube]]></title>
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      <description><![CDATA[
&Agrave; quelques jours de la mise en ligne de R&eacute;volt&eacute; sur YouTube, No&euml;l Mitrani raconte &agrave; La Radio du Cin&eacute;ma la nais...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<article>
<p class="chapo">&Agrave; quelques jours de la mise en ligne de <a href="https://youtu.be/07f1CEGUPf0?si=oqQgCWOYVw8miI9e"><em>R&eacute;volt&eacute; sur YouTube</em></a>, No&euml;l Mitrani raconte &agrave; La Radio du Cin&eacute;ma la naissance singuli&egrave;re de ce drame familial port&eacute; par Camile Foley et Elliott Mitrani. Une histoire de col&egrave;re, de perception et d&rsquo;affection emp&ecirc;ch&eacute;e dont le cin&eacute;aste donne lui-m&ecirc;me la cl&eacute; : &laquo; Tout &ccedil;a, c&rsquo;est au service de l&rsquo;amour &raquo;.</p>
<p>Un p&egrave;re emprisonn&eacute;, une m&egrave;re morte et deux fils qui ne regardent pas les faits de la m&ecirc;me mani&egrave;re. <em>R&eacute;volt&eacute;</em> installe son r&eacute;cit dans cette fracture familiale. &Eacute;douard, jou&eacute; par Camile Foley, consid&egrave;re son p&egrave;re responsable de la mort de sa m&egrave;re. Samuel, incarn&eacute; par Elliott Mitrani, refuse cette lecture et croit &agrave; l&rsquo;accident. No&euml;l Mitrani s&rsquo;int&eacute;resse moins au verdict qu&rsquo;au chemin suivi par chacun pour donner un sens &agrave; ce qu&rsquo;il croit savoir.</p>
<h2>Une histoire apparue en cinq minutes</h2>
<p>No&euml;l Mitrani ne pr&eacute;parait pas de nouveau sc&eacute;nario. Il venait de travailler sur <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt21282836/"><em>Emma sous influence</em> </a>(sorti en 2024) et pensait avoir &eacute;puis&eacute; ce qu&rsquo;il souhaitait raconter sur l&rsquo;adolescence. Puis l&rsquo;histoire de <em>R&eacute;volt&eacute;</em> s&rsquo;est impos&eacute;e un jour ordinaire, alors qu&rsquo;il partait faire ses courses.</p>
<p>&laquo; Quasiment toute l&rsquo;histoire s&rsquo;est mise en place en cinq minutes &raquo;, raconte No&euml;l Mitrani. Le r&eacute;alisateur rentre alors chez lui et note les grandes lignes du r&eacute;cit. La structure sera ensuite d&eacute;velopp&eacute;e en huit jours, avant un travail beaucoup plus long sur les dialogues.</p>
<p>Cette soudainet&eacute; n&rsquo;emp&ecirc;che pas les racines personnelles. No&euml;l Mitrani relie le personnage d&rsquo;&Eacute;douard au souvenir de sa propre adolescence, qu&rsquo;il d&eacute;crit comme compliqu&eacute;e et marqu&eacute;e par la r&eacute;volte. Le film lui permet de revenir &agrave; cet &acirc;ge o&ugrave; l&rsquo;indignation peut prendre toute la place, sans disposer encore des nuances que l&rsquo;exp&eacute;rience ajoute peu &agrave; peu.</p>
<h2>Deux fr&egrave;res et une m&ecirc;me r&eacute;alit&eacute; per&ccedil;ue diff&eacute;remment</h2>
<p>Une ancienne le&ccedil;on de sociologie suivie &agrave; la Sorbonne est rest&eacute;e dans la m&eacute;moire de No&euml;l Mitrani. Un professeur y racontait un accident observ&eacute; par plusieurs t&eacute;moins. Tous avaient assist&eacute; &agrave; la m&ecirc;me sc&egrave;ne, mais chacun en livrait une version diff&eacute;rente. Pour le cin&eacute;aste, cette anecdote dit quelque chose d&rsquo;essentiel : m&ecirc;me un fait apparemment objectif peut &ecirc;tre remodel&eacute; par le regard de celui qui l&rsquo;observe.</p>
<p><em>R&eacute;volt&eacute;</em> transforme cette id&eacute;e en moteur dramatique. &Eacute;douard et Samuel disposent d&rsquo;une histoire familiale commune, mais ils n&rsquo;en tirent ni les m&ecirc;mes certitudes ni les m&ecirc;mes r&eacute;actions. La question pos&eacute;e au spectateur n&rsquo;est donc pas simplement de choisir celui qui aurait raison. Le film invite plut&ocirc;t &agrave; comprendre comment une conviction se forme, comment elle r&eacute;siste et ce qui peut finir par l&rsquo;&eacute;branler.</p>
<p>No&euml;l Mitrani ne cherche d&rsquo;ailleurs pas &agrave; fabriquer un h&eacute;ros imm&eacute;diatement aimable. &laquo; Je ne me suis pas pos&eacute; la question de l&rsquo;identification &raquo;, pr&eacute;cise No&euml;l Mitrani. &Eacute;douard peut blesser, provoquer et se montrer ferm&eacute; &agrave; ce que son fr&egrave;re tente de lui dire. Sa violence demeure cependant reli&eacute;e &agrave; une douleur que le r&eacute;cit rend progressivement lisible.</p>
<h2>Ce que Columbo a appris &agrave; No&euml;l Mitrani sur le suspense</h2>
<p>Pour expliquer sa conception du sc&eacute;nario, No&euml;l Mitrani convoque une r&eacute;f&eacute;rence moins attendue qu&rsquo;un classique consacr&eacute; du cin&eacute;ma d&rsquo;auteur : <em>Columbo</em>. La c&eacute;l&egrave;bre s&eacute;rie r&eacute;v&egrave;le g&eacute;n&eacute;ralement le coupable d&egrave;s le d&eacute;but. L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t ne repose donc plus uniquement sur son identit&eacute;, mais sur sa conduite, ses erreurs et la fa&ccedil;on dont l&rsquo;enqu&ecirc;te va resserrer son &eacute;tau.</p>
<p>Cette m&eacute;canique &eacute;claire la construction de <em>R&eacute;volt&eacute;</em>. No&euml;l Mitrani ne cherche pas &agrave; dissimuler chaque information jusqu&rsquo;&agrave; une r&eacute;v&eacute;lation finale. Il pr&eacute;f&egrave;re donner progressivement des cl&eacute;s au public et jouer avec ce que savent les personnages &agrave; un instant pr&eacute;cis.</p>
<p>Le spectateur peut ainsi comprendre certaines choses avant Samuel ou &Eacute;douard. Ce l&eacute;ger avantage modifie la nature du suspense : l&rsquo;attention se d&eacute;place vers les r&eacute;actions, les h&eacute;sitations et les cons&eacute;quences de ce qui vient d&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;couvert. Le secret familial reste important, mais il sert surtout &agrave; d&eacute;placer le regard port&eacute; sur les personnages.</p>
<p>Cette fa&ccedil;on de raconter cr&eacute;e une proximit&eacute; particuli&egrave;re avec le public. Le r&eacute;alisateur ne lui demande pas seulement de r&eacute;soudre une &eacute;nigme. Il lui confie assez d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments pour observer comment chacun va accueillir une v&eacute;rit&eacute; susceptible de fissurer ses certitudes.</p>
<h2>Faire oublier la cam&eacute;ra et retrouver la justesse d&rsquo;une conversation</h2>
<p>Dans son travail avec les com&eacute;diens, No&euml;l Mitrani recherche ce qu&rsquo;il appelle une sensation d&rsquo;authenticit&eacute;. Le terme de &laquo; v&eacute;rit&eacute; documentaire &raquo; lui para&icirc;t toutefois imparfait, puisque documentaire et fiction ob&eacute;issent &agrave; des m&eacute;thodes de tournage diff&eacute;rentes.</p>
<p>Son objectif est plus pr&eacute;cis : faire croire qu&rsquo;une cam&eacute;ra a simplement eu acc&egrave;s &agrave; une famille &agrave; un moment o&ugrave; elle n&rsquo;aurait normalement pas d&ucirc; &ecirc;tre pr&eacute;sente. Cette impression repose beaucoup sur les dialogues. No&euml;l Mitrani les r&eacute;&eacute;crit jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;ils puissent &ecirc;tre prononc&eacute;s naturellement. Sur le plateau, il demande &eacute;galement aux interpr&egrave;tes si une phrase leur para&icirc;t r&eacute;ellement dicible dans la situation. Un mot peut &ecirc;tre d&eacute;plac&eacute;, supprim&eacute; ou remplac&eacute;. La page n&rsquo;est pas consid&eacute;r&eacute;e comme intouchable lorsque l&rsquo;oreille indique une autre solution.</p>
<p>Cette m&eacute;thode correspond &agrave; une r&egrave;gle que le cin&eacute;aste formule simplement au cours de l&rsquo;entretien : il ne veut ni faire sentir la pr&eacute;sence de la cam&eacute;ra ni donner l&rsquo;impression que la sc&egrave;ne vient d&rsquo;un texte pr&eacute;alablement &eacute;crit. Le sc&eacute;nario doit rester solide tout en laissant aux &eacute;changes leur respiration humaine.</p>
<h2>Camile Foley et Elliott Mitrani au c&oelig;ur de la relation fraternelle</h2>
<p>Le choix des interpr&egrave;tes participe directement &agrave; cette recherche. Camile Foley joue &Eacute;douard, tandis qu&rsquo;Elliott Mitrani incarne Samuel. Citons &eacute;galement &Eacute;milie Mass&eacute;, M&eacute;lanie Elliott, Natacha Mitrani, Pierre-Luc Brillant et Veronika Leclerc Strickland dans la distribution.</p>
<p>No&euml;l Mitrani conna&icirc;t particuli&egrave;rement bien plusieurs membres de cette troupe. Elliott Mitrani et Natacha Mitrani sont ses enfants et ont d&eacute;j&agrave; jou&eacute; dans ses films. Le r&eacute;alisateur explique que cette proximit&eacute; lui permet parfois de d&eacute;tecter imm&eacute;diatement une intonation ou une r&eacute;action qui ne correspondrait pas &agrave; leur mani&egrave;re habituelle de parler.</p>
<p>Camile Foley faisait lui aussi partie d&rsquo;un cercle familier au moment du tournage. No&euml;l Mitrani raconte avoir r&eacute;cup&eacute;r&eacute; certains d&eacute;tails observ&eacute;s ou racont&eacute;s autour de lui pour nourrir les situations du sc&eacute;nario. L&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas de reproduire la vie priv&eacute;e de ses interpr&egrave;tes, mais de rep&eacute;rer ces petits gestes et formulations qui emp&ecirc;chent une sc&egrave;ne de para&icirc;tre fabriqu&eacute;e.</p>
<p>Le cin&eacute;aste tient &eacute;galement &agrave; la coh&eacute;rence de l&rsquo;&acirc;ge des personnages. &Eacute;douard a 16 ans dans le r&eacute;cit et Camile Foley avait r&eacute;ellement cet &acirc;ge pendant le tournage, souligne No&euml;l Mitrani. Il &eacute;voque &agrave; ce sujet <em>Grease</em>, pour rappeler combien l&rsquo;&acirc;ge apparent des interpr&egrave;tes peut modifier notre perception d&rsquo;un personnage adolescent.</p>
<p>Elliott Mitrani a par ailleurs re&ccedil;u le prix du meilleur acteur de la comp&eacute;tition saisonni&egrave;re du <a href="https://www.montrealindependentfilmfestival.com/">Montreal Independent Film Festival </a>pour <em>Built From Rage</em>, titre anglais de <em>R&eacute;volt&eacute;</em>.</p>
<h2>Vincent Cadoret et le choix d&rsquo;une lumi&egrave;re qui para&icirc;t naturelle</h2>
<p>La direction de la photographie est assur&eacute;e par <a href="https://www.imdb.com/fr/name/nm16660726/">Vincent Cadoret.</a> No&euml;l Mitrani lui demande une image qui ne signale pas constamment le travail d&rsquo;&eacute;clairage. Les fen&ecirc;tres, la lumi&egrave;re disponible et les contre-jours deviennent des outils privil&eacute;gi&eacute;s.</p>
<p>Le r&eacute;alisateur accepte &eacute;galement qu&rsquo;un mouvement de cam&eacute;ra puisse provoquer une br&egrave;ve recherche de point. Une petite imperfection technique n&rsquo;est pas n&eacute;cessairement corrig&eacute;e si elle pr&eacute;serve la sensation de pr&eacute;sence qu&rsquo;il recherche.</p>
<p>Le contre-jour poss&egrave;de &agrave; ses yeux une fonction particuli&egrave;re. Il peut soustraire une partie du visage, cr&eacute;er de l&rsquo;incertitude et laisser au personnage une part moins imm&eacute;diatement lisible. Dans un film fond&eacute; sur des perceptions contradictoires, cette mani&egrave;re de ne pas tout montrer avec la m&ecirc;me nettet&eacute; prolonge discr&egrave;tement le r&eacute;cit.</p>
<p>L&rsquo;image ne doit donc pas embellir syst&eacute;matiquement les lieux ou les visages. Elle accompagne plut&ocirc;t les tensions familiales en donnant l&rsquo;impression que les personnages existent avant m&ecirc;me que la cam&eacute;ra ne commence &agrave; les observer.</p>
<h2>Benjamin Mitrani compose la musique de R&eacute;volt&eacute;</h2>
<p>La musique originale est sign&eacute;e <a href="https://www.filmsquebec.com/musiciens/benjamin-mitrani/">Benjamin Mitrani.</a> Le compositeur avait d&eacute;j&agrave; travaill&eacute; avec No&euml;l Mitrani sur <a href="https://www.filmsquebec.com/films/cassy-noel-mitrani/"><em>Cassy</em></a>, <a href="https://www.cinematheque.qc.ca/fr/cinema/toutes-les-deux/"><em>Toutes les deux</em> </a>et <em>Emma sous influence</em>. Leur collaboration repose sur un langage peu technique : No&euml;l Mitrani dit communiquer surtout des sensations, une tension, une m&eacute;lancolie ou un besoin de myst&egrave;re.</p>
<p>Benjamin Mitrani traduit ensuite ces indications en th&egrave;mes musicaux. Le r&eacute;alisateur insiste particuli&egrave;rement sur la fonction &eacute;motionnelle de cette partition. &laquo; Il est capable de venir chercher nos sentiments &raquo;, r&eacute;sume No&euml;l Mitrani.</p>
<h2>Pourquoi R&eacute;volt&eacute; est propos&eacute; sur YouTube</h2>
<p>La diffusion constitue l&rsquo;autre singularit&eacute; du projet. <a href="https://www.filmsquebec.com/production/marcova-productions/">Marcova Productions</a> partage <em>R&eacute;volt&eacute;</em> sur sa <a href="https://www.youtube.com/channel/UCUuCSYqoKlNMM-ZwiEp1WUw">cha&icirc;ne YouTube</a> . Ce choix r&eacute;pond d&rsquo;abord &agrave; une question tr&egrave;s concr&egrave;te : comment permettre &agrave; un film ind&eacute;pendant d&rsquo;atteindre son public lorsqu&rsquo;il ne b&eacute;n&eacute;ficie pas d&rsquo;un parcours classique de distribution ?</p>
<p>Le r&eacute;alisateur et la productrice <a href="/podcasts/martina-adamcova-comment-produire-distribuer-et-rentabiliser-un-film-independant-599">Martina Adamcov&aacute; </a>d&eacute;veloppent leurs projets avec une forte ind&eacute;pendance de production. No&euml;l Mitrani explique que cette libert&eacute; cr&eacute;ative peut compliquer ensuite l&rsquo;acc&egrave;s aux circuits traditionnels. YouTube devient alors un outil de circulation des &oelig;uvres, avec une disponibilit&eacute; imm&eacute;diate sur les t&eacute;l&eacute;viseurs connect&eacute;s aussi bien que sur ordinateur ou mobile.</p>
<p>&laquo; L&rsquo;id&eacute;e, c&rsquo;est que mon travail soit vu &raquo;, r&eacute;sume No&euml;l Mitrani. Cette phrase dit l&rsquo;essentiel de sa d&eacute;marche. Le partage n&rsquo;est pas pr&eacute;sent&eacute; comme une n&eacute;gation de la valeur &eacute;conomique d&rsquo;un film : une cha&icirc;ne YouTube peut notamment &ecirc;tre mon&eacute;tis&eacute;e. Elle constitue surtout, dans ce cas pr&eacute;cis, un moyen de r&eacute;duire la distance s&eacute;parant une &oelig;uvre ind&eacute;pendante de ses spectateurs.</p>
<p>Cette r&eacute;flexion prolonge une pratique d&eacute;j&agrave; ancienne chez No&euml;l Mitrani, dont plusieurs longs m&eacute;trages ont &eacute;t&eacute; rendus accessibles en ligne. Elle rejoint aussi une &eacute;volution plus g&eacute;n&eacute;rale des usages : le film regard&eacute; sur YouTube n&rsquo;est plus n&eacute;cessairement cantonn&eacute; &agrave; un &eacute;cran de t&eacute;l&eacute;phone et peut d&eacute;sormais rejoindre le m&ecirc;me t&eacute;l&eacute;viseur que les services de vid&eacute;o &agrave; la demande.</p>
<h2>R&eacute;volt&eacute; : les informations pratiques &agrave; retenir</h2>
<p><strong>Titre :</strong> <em>R&eacute;volt&eacute;</em></p>
<p><strong>R&eacute;alisation et sc&eacute;nario :</strong> No&euml;l Mitrani.</p>
<p><strong>Interpr&eacute;tation principale :</strong> Camile Foley dans le r&ocirc;le d&rsquo;&Eacute;douard et Elliott Mitrani dans celui de Samuel, avec &Eacute;milie Mass&eacute;, Natacha Mitrani, M&eacute;lanie Elliott, Pierre-Luc Brillant et Veronika Leclerc Strickland.</p>
<p><strong>Production :</strong> Martina Adamcov&aacute; et No&euml;l Mitrani.</p>
<p><strong>Direction de la photographie :</strong> Vincent Cadoret.</p>
<p><strong>Musique originale :</strong> Benjamin Mitrani.</p>
<p><strong>Dur&eacute;e :</strong> 114 minutes</p>
<p><strong>Classification au Qu&eacute;bec :</strong> 13 ans et plus.</p>
<p><strong>Diffusion :</strong> sur la cha&icirc;ne YouTube de <a href="https://www.youtube.com/watch?v=sEyPp8Z9mHE">Marcova Productions </a>&agrave; partir du 1er septembre 2026.</p>
<p></p>
</article><br /><audio controls><source src="http://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a908a3d8107d3.77970504.MP3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
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      <title><![CDATA[« Les Héros du Louvre » : quand sauver des tableaux devient un acte de résistance]]></title>
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      <description><![CDATA[Et si, en 1939, sauver La Joconde &eacute;tait aussi une fa&ccedil;on de r&eacute;sister ?
Dans ce nouvel &eacute;pisode des Bobines d&rsq...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><strong><span>Et si, en 1939, sauver La Joconde &eacute;tait aussi une fa&ccedil;on de r&eacute;sister ?</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Dans ce nouvel &eacute;pisode des </span><strong><span>Bobines d&rsquo;Amandine</span></strong><span>, direction le mus&eacute;e le plus c&eacute;l&egrave;bre du monde pour d&eacute;couvrir l&rsquo;histoire m&eacute;connue qui a inspir&eacute; </span><strong><span>Les H&eacute;ros du Louvre</span></strong><span>, le nouveau film d&rsquo;&Eacute;lie Chouraqui, avec </span><strong><span>Kad Merad, Marie Gillain et Julia de Nunez</span></strong><span>.</span></p>
<h3><span>Le Louvre face &agrave; la guerre</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Paris, 1939.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>La guerre menace et avec elle une question vertigineuse : </span><strong><span>comment emp&ecirc;cher les tr&eacute;sors du Louvre de tomber aux mains des nazis ?</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Sous l&rsquo;impulsion de Jacques Jaujard, les &eacute;quipes du mus&eacute;e organisent alors une op&eacute;ration exceptionnelle : &eacute;vacuer et disperser plusieurs milliers d&rsquo;&oelig;uvres &agrave; travers la France.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>La Joconde, la V&eacute;nus de Milo, la Victoire de Samothrace et tant d&rsquo;autres chefs-d&rsquo;&oelig;uvre quittent progressivement Paris.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>C&rsquo;est dans cette immense op&eacute;ration que s&rsquo;inscrit l&rsquo;histoire racont&eacute;e par &Eacute;lie Chouraqui.</span></p>
<h3><span>Une histoire intime devenue film</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Car </span><strong><span>Les H&eacute;ros du Louvre est aussi une histoire de famille</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le personnage de Babi Maklouf Benhamou, interpr&eacute;t&eacute; par </span><strong><span>Kad Merad</span></strong><span>, est directement inspir&eacute; du grand-p&egrave;re du r&eacute;alisateur.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Gardien de nuit au Louvre et amoureux des arts, Babi se voit confier un camion rempli d&rsquo;&oelig;uvres qu&rsquo;il doit transporter loin de Paris afin de les mettre &agrave; l&rsquo;abri.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Mais il pose une condition : </span><strong><span>sa famille part avec lui</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Commence alors un p&eacute;riple &agrave; travers une France boulevers&eacute;e par la guerre, o&ugrave; la protection des &oelig;uvres se m&ecirc;le &agrave; une autre urgence : prot&eacute;ger les siens.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&Eacute;lie Chouraqui transforme ainsi une m&eacute;moire familiale en r&eacute;cit de cin&eacute;ma et remet en lumi&egrave;re ces femmes et ces hommes ordinaires qui ont particip&eacute; &agrave; la sauvegarde d&rsquo;un patrimoine extraordinaire.</span></p>
<h3><span>Kad Merad dans un registre plus grave</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour incarner Babi, le r&eacute;alisateur a choisi </span><strong><span>Kad Merad</span></strong><span>, accompagn&eacute; notamment de </span><strong><span>Marie Gillain, Julia de Nunez, Fantine Guyot, Jean-Hugues Anglade et Bernard Le Coq</span></strong><span>, qui interpr&egrave;te Jacques Jaujard.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Un Kad Merad que l&rsquo;on retrouve ici dans un registre plus grave et historique, au service d&rsquo;un personnage pour lequel la culture et les &oelig;uvres d&rsquo;art deviennent quelque chose qu&rsquo;il faut d&eacute;fendre.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Et c&rsquo;est peut-&ecirc;tre l&agrave; que se trouve la plus belle id&eacute;e du film.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><strong><span>Pendant une guerre, sauver un tableau peut sembler d&eacute;risoire.</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Mais prot&eacute;ger une &oelig;uvre, c&rsquo;est aussi prot&eacute;ger une m&eacute;moire, une histoire et quelque chose qui devra survivre &agrave; la barbarie.</span></p>
<h3><span>???? Dans Les Bobines d&rsquo;Amandine</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Quelle est la part d&rsquo;histoire vraie derri&egrave;re le film ? Comment les &oelig;uvres du Louvre ont-elles r&eacute;ellement &eacute;t&eacute; sauv&eacute;es ? Et pourquoi &Eacute;lie Chouraqui a-t-il attendu tant d&rsquo;ann&eacute;es avant de porter l&rsquo;histoire de son grand-p&egrave;re au cin&eacute;ma ?</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Amandine vous raconte </span><strong><span>Les H&eacute;ros du Louvre</span></strong><span> dans ce nouvel &eacute;pisode des </span><strong><span>Bobines d&rsquo;Amandine</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&nbsp;</span><strong><span>&Eacute;coutez le podcast sur La Radio du Cin&eacute;ma.</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&nbsp;</span><em><span>Les H&eacute;ros du Louvre</span></em><br><span>De </span><strong><span>&Eacute;lie Chouraqui</span></strong><br><span>Avec </span><strong><span>Kad Merad, Marie Gillain, Julia de Nunez</span></strong><br><span>Dur&eacute;e : </span><strong><span>1h45</span></strong><br><span>En salles depuis le </span><strong><span>9 septembre 2026</span></strong></p>
<p></p><br /><audio controls><source src="http://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6aa545659f84d8.34919115.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 12:25:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Deauville 2026 – Susan Sarandon, lumineuse dans The Accompanist]]></title>
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      <description><![CDATA[Deauville a consacr&eacute; une journ&eacute;e &agrave; Susan Sarandon. Apr&egrave;s l&rsquo;inauguration de sa cabine sur les Planches et la remise d&rsquo;un Deauville Icon Award, l&rsquo;actrice am&eacute;ricaine a pr&eacute;sent&...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong><span>Deauville a consacr&eacute; une journ&eacute;e &agrave; Susan Sarandon. Apr&egrave;s l&rsquo;inauguration de sa cabine sur les Planches et la remise d&rsquo;un Deauville Icon Award, l&rsquo;actrice am&eacute;ricaine a pr&eacute;sent&eacute; </span></strong><em><strong><span>The Accompanist</span></strong></em><strong><span>, de Zack Woods. Un film sur la perte, la reconstruction et la rencontre inattendue entre une enfant priv&eacute;e de ses rep&egrave;res et une femme qui porte elle aussi ses blessures. Laura nous raconte cette avant-premi&egrave;re pour La Radio du Cin&eacute;ma.</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&Agrave; Deauville, la projection de </span><em><span>The Accompanist</span></em><span> s&rsquo;inscrivait dans une journ&eacute;e enti&egrave;rement plac&eacute;e sous le signe de </span><strong><span>Susan Sarandon</span></strong><span>. Apr&egrave;s l&rsquo;inauguration de la cabine de plage portant d&eacute;sormais son nom sur les c&eacute;l&egrave;bres Planches, l&rsquo;actrice a re&ccedil;u un </span><strong><span>Deauville Icon Award</span></strong><span>, remis par la r&eacute;alisatrice, sc&eacute;nariste et productrice Euzhan Palcy, membre du jury.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Un moment charg&eacute; d&rsquo;&eacute;motion pour Susan Sarandon, qui a conclu son discours par quelques mots simples : </span><strong><span>&laquo; Personne n&rsquo;est libre tant que nous ne sommes pas tous libres. &raquo;</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Puis place au cin&eacute;ma.</span></p>
<h2><span>Deux solitudes qui doivent apprendre &agrave; vivre ensemble</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Dans </span><em><span>The Accompanist</span></em><span>, une petite fille vit avec son grand-p&egrave;re, jusqu&rsquo;au jour o&ugrave; les premiers signes de d&eacute;mence de celui-ci alertent son entourage.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Apr&egrave;s avoir innocemment &eacute;voqu&eacute; la situation &agrave; l&rsquo;&eacute;cole, l&rsquo;enfant est s&eacute;par&eacute;e de son grand-p&egrave;re par les services sociaux et confi&eacute;e &agrave; une famille d&rsquo;accueil.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>C&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;elle rencontre le personnage incarn&eacute; par </span><strong><span>Susan Sarandon</span></strong><span>, une femme de 73 ans dont la mani&egrave;re d&rsquo;accueillir l&rsquo;enfant va imm&eacute;diatement d&eacute;jouer les attentes.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Lors de sa premi&egrave;re nuit, la petite fille refuse ainsi d&rsquo;entrer dans la maison et pr&eacute;f&egrave;re se r&eacute;fugier dans un parc. Plut&ocirc;t que de lui imposer son autorit&eacute;, sa nouvelle tutrice la rejoint, lui apporte ce dont elle a besoin&hellip; et lui laisse le temps.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Cette premi&egrave;re nuit donne le ton de ce qui fonctionne le mieux dans le film : </span><strong><span>une relation qui ne se construit ni par les grands discours ni par l&rsquo;autorit&eacute;, mais progressivement, en laissant &agrave; chacune sa place.</span></strong></p>
<h2><span>Susan Sarandon, entre libert&eacute; et fantaisie</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le personnage de Susan Sarandon porte pourtant son propre deuil.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Elle a perdu une fille atteinte d&rsquo;anorexie, et l&rsquo;arriv&eacute;e de cette enfant dans sa vie fait n&eacute;cessairement surgir une question : vient-elle combler une absence ?</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Zack Woods choisit d&rsquo;&eacute;voquer cette fille disparue &agrave; travers plusieurs s&eacute;quences de souvenirs, de r&ecirc;ves ou de projections. C&rsquo;est aussi l&agrave; que le film convainc moins.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Ces sc&egrave;nes appuient parfois trop fortement l&rsquo;&eacute;motion et finissent par d&eacute;tourner l&rsquo;attention de ce qui constitue pourtant le c&oelig;ur du r&eacute;cit : </span><strong><span>la rencontre entre ces deux personnages et la mani&egrave;re dont elles apprennent &agrave; se faire confiance.</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><em><span>The Accompanist</span></em><span> n&rsquo;&eacute;chappe donc pas toujours au pi&egrave;ge du m&eacute;lodrame. Certaines intentions sont soulign&eacute;es l&agrave; o&ugrave; davantage de retenue aurait sans doute suffi.</span></p>
<h2><span>L&rsquo;humour plut&ocirc;t que les larmes</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>C&rsquo;est finalement lorsque le film cesse de vouloir provoquer l&rsquo;&eacute;motion qu&rsquo;il devient le plus juste.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>L&rsquo;humour, notamment, permet &agrave; la relation entre la femme et l&rsquo;enfant de trouver une l&eacute;g&egrave;ret&eacute; bienvenue. Les sc&egrave;nes qu&rsquo;elles partagent installent progressivement une complicit&eacute; cr&eacute;dible et donnent envie de croire &agrave; ce lien qui se construit sous nos yeux.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Et au centre de tout cela, il y a &eacute;videmment </span><strong><span>Susan Sarandon</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Zack Woods la qualifiait de &laquo; lumineuse &raquo; avant la projection. Le mot lui va bien. &Agrave; la fantaisie de son personnage, l&rsquo;actrice ajoute cette libert&eacute; de jeu et cette &eacute;l&eacute;gance qui lui permettent de passer de la gravit&eacute; &agrave; l&rsquo;humour sans jamais perdre sa pr&eacute;sence.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Des d&eacute;cennies apr&egrave;s </span><em><span>Thelma &amp; Louise</span></em><span>, elle conserve surtout quelque chose de pr&eacute;cieux : </span><strong><span>la capacit&eacute; &agrave; rendre imm&eacute;diatement vivant un personnage qui aurait facilement pu n&rsquo;&ecirc;tre qu&rsquo;une figure maternelle r&eacute;paratrice.</span></strong></p>
<h2><span>Un film imparfait, mais g&eacute;n&eacute;reux</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><em><span>The Accompanist</span></em><span> n&rsquo;est donc pas exempt de maladresses. Il cherche parfois trop ostensiblement les larmes et certaines s&eacute;quences auraient gagn&eacute; &agrave; faire davantage confiance au spectateur.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Mais lorsque Zack Woods se concentre sur ses deux personnages, le film trouve sa justesse.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Il raconte alors moins le remplacement d&rsquo;un &ecirc;tre perdu que la possibilit&eacute; de cr&eacute;er un nouveau lien sans effacer ceux qui existaient auparavant.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Un film qui cherche clairement &agrave; mettre du baume au c&oelig;ur et qui, malgr&eacute; quelques effets trop appuy&eacute;s, y parvient souvent gr&acirc;ce &agrave; son duo et &agrave; une Susan Sarandon toujours aussi libre devant la cam&eacute;ra.</span></p>
<p><strong><span>Aucune date de sortie fran&ccedil;aise n&rsquo;est encore annonc&eacute;e pour </span></strong><em><strong><span>The Accompanist</span></strong></em><strong><span>.</span></strong></p><br /><audio controls><source src="http://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6aa536dc783ae3.70696040.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 11:22:00 +0000</pubDate>
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    </item>
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      <title><![CDATA[Bunker de Florian Zeller : le choc de Deauville 2026]]></title>
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      <description><![CDATA[&laquo; C&rsquo;est un film qui change une vie. Je p&egrave;se mes mots. &raquo; Quelques minutes apr&egrave;s la projection de Bunker au Festival du cin&eacute;ma am&eacute;ricain de Deauville, Laura Vandenhede est encore sous le choc....]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>&laquo; C&rsquo;est un film qui change une vie. Je p&egrave;se mes mots. &raquo; Quelques minutes apr&egrave;s la projection de <em>Bunker</em> au Festival du cin&eacute;ma am&eacute;ricain de Deauville, Laura Vandenhede est encore sous le choc.</p>
<p>Le troisi&egrave;me long m&eacute;trage de Florian Zeller r&eacute;unit Pen&eacute;lope Cruz et Javier Bardem dans les r&ocirc;les de Sofia et Miguel, un couple confront&eacute; &agrave; une proposition qui vient &eacute;branler son &eacute;quilibre et ses choix de vie.</p>
<h2>&laquo; Un maestro des &eacute;motions humaines &raquo;</h2>
<p>Ce qui frappe surtout Laura, c&rsquo;est la mani&egrave;re dont Florian Zeller refuse de r&eacute;duire ses personnages &agrave; des positions simples ou &agrave; des jugements d&eacute;finitifs.</p>
<p>&laquo; C&rsquo;est un maestro des &eacute;motions humaines. Il sait les explorer, les faire remonter &agrave; la surface, les mettre en lumi&egrave;re. &raquo;</p>
<p>Encore port&eacute;e par la projection, elle raconte dans ce podcast pourquoi <em>Bunker</em> l&rsquo;a autant boulevers&eacute;e &mdash; et pourquoi elle avait envie d&rsquo;en parler avant m&ecirc;me que l&rsquo;&eacute;motion ne retombe.</p>
<p><strong>&Eacute;coutez la chronique de Laura Vandenhende enregistr&eacute;e &agrave; Deauville.</strong></p><br /><audio controls><source src="http://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6aa5358413c540.30752196.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 11:17:00 +0000</pubDate>
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    </item>
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      <title><![CDATA[L'Enfance d'un chef, Brady Corbet - Deauville 2026 - La chronique de Laura]]></title>
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      <description><![CDATA[Deauville 2026 &ndash; L&rsquo;Enfance d&rsquo;un chef : aux origines du cin&eacute;ma de Brady Corbet
Onze ans apr&egrave;s sa r&eacute;alisation, le premier long m&eacute;trage de Brady Corbet s&rsquo;appr&ecirc;te enf...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<h1>Deauville 2026 &ndash; <em>L&rsquo;Enfance d&rsquo;un chef</em> : aux origines du cin&eacute;ma de Brady Corbet</h1>
<p><strong>Onze ans apr&egrave;s sa r&eacute;alisation, le premier long m&eacute;trage de Brady Corbet s&rsquo;appr&ecirc;te enfin &agrave; conna&icirc;tre une sortie dans les salles fran&ccedil;aises. Pr&eacute;sent&eacute; au Festival du cin&eacute;ma am&eacute;ricain de Deauville en pr&eacute;sence de B&eacute;r&eacute;nice Bejo, <em>L&rsquo;Enfance d&rsquo;un chef</em> r&eacute;v&egrave;le que tout ce qui impressionnera plus tard dans <em>The Brutalist</em> &eacute;tait d&eacute;j&agrave; l&agrave; : l&rsquo;ambition formelle, la puissance de la musique, le go&ucirc;t du vertige et cette fascination inqui&eacute;tante pour la naissance du pouvoir. La Radio du Cin&eacute;ma &eacute;tait &agrave; Deauville pour d&eacute;couvrir le film.</strong></p>
<p>Il aura fallu attendre plus de dix ans.</p>
<p>R&eacute;alis&eacute; en 2015, r&eacute;compens&eacute; &agrave; la Mostra de Venise mais rest&eacute; in&eacute;dit dans les salles fran&ccedil;aises, <em>L&rsquo;Enfance d&rsquo;un chef</em> (<em>The Childhood of a Leader</em>) va enfin rencontrer le public fran&ccedil;ais.</p>
<p>Le Festival du cin&eacute;ma am&eacute;ricain de Deauville lui a offert une s&eacute;ance particuli&egrave;re, en pr&eacute;sence de <strong>B&eacute;r&eacute;nice Bejo</strong>, l'une de ses principales interpr&egrave;tes, avant une sortie fran&ccedil;aise annonc&eacute;e pour <strong>2027 chez Condor Distribution</strong>.</p>
<p>Et depuis 2015, beaucoup de choses ont chang&eacute;. &Agrave; commencer par le statut de son r&eacute;alisateur.</p>
<p>Car Brady Corbet est d&eacute;sormais celui de <em>The Brutalist</em>. Revoir aujourd'hui son premier film permet donc une exp&eacute;rience passionnante : <strong>remonter aux origines de son cin&eacute;ma.</strong></p>
<h2><em>The Brutalist</em> &eacute;tait d&eacute;j&agrave; l&agrave;</h2>
<p>Avant de passer derri&egrave;re la cam&eacute;ra, Brady Corbet a &eacute;t&eacute; acteur, notamment chez Gregg Araki ou Lars von Trier. Pour son premier long m&eacute;trage comme r&eacute;alisateur, il affirme pourtant d&eacute;j&agrave; une personnalit&eacute; visuelle &eacute;tonnamment s&ucirc;re.</p>
<p>Une cam&eacute;ra mobile et audacieuse, une image &eacute;l&eacute;gante mais sombre, une construction tr&egrave;s formelle en chapitres et, surtout, une mise en sc&egrave;ne qui ne semble jamais chercher le confort du spectateur.</p>
<p>Certains mouvements de cam&eacute;ra sont saisissants, jusqu'&agrave; un plan final particuli&egrave;rement spectaculaire. Une audace qui pourrait sembler d&eacute;monstrative mais qui, ici, accompagne pleinement le r&eacute;cit.</p>
<p>En d&eacute;couvrant <em>L'Enfance d'un chef</em> apr&egrave;s <em>The Brutalist</em>, la filiation saute aux yeux : <strong>le cin&eacute;aste que Brady Corbet allait devenir &eacute;tait d&eacute;j&agrave; presque enti&egrave;rement pr&eacute;sent dans ce premier film.</strong></p>
<h2>1919 : une enfance dans l'ombre du trait&eacute; de Versailles</h2>
<p>L'histoire nous ram&egrave;ne en <strong>1919</strong>.</p>
<p>Dans une grande demeure europ&eacute;enne, un diplomate am&eacute;ricain participe aux n&eacute;gociations qui doivent conduire au trait&eacute; de Versailles et d&eacute;terminer le sort r&eacute;serv&eacute; &agrave; l'Allemagne apr&egrave;s la Premi&egrave;re Guerre mondiale.</p>
<p>Le p&egrave;re est incarn&eacute; par <strong>Liam Cunningham</strong>, notamment connu pour <em>Game of Thrones</em>. B&eacute;r&eacute;nice Bejo interpr&egrave;te son &eacute;pouse.</p>
<p>Mais c'est leur fils, Prescott, interpr&eacute;t&eacute; par le jeune <strong>Tom Sweet</strong>, que Brady Corbet choisit d'observer.</p>
<p>Un enfant myst&eacute;rieux, rebelle, parfois fascinant, parfois inqui&eacute;tant.</p>
<p>Le film se construit autour de plusieurs &eacute;pisodes de son comportement, pr&eacute;sent&eacute;s comme des &laquo; tantrums &raquo;, des crises ou des acc&egrave;s de col&egrave;re. Peu &agrave; peu, quelque chose semble se fissurer.</p>
<p>Entre l'enfant et ses parents, le respect dispara&icirc;t. La confiance s'ab&icirc;me. L'affection elle-m&ecirc;me semble manquer.</p>
<p>Et une question inconfortable s'installe : <strong>assistons-nous &agrave; la naissance d'un monstre ou &agrave; la fabrication de celui-ci ?</strong></p>
<h2>Quand la musique transforme l'image</h2>
<p>Il faut &eacute;galement &eacute;couter <em>L'Enfance d'un chef</em>.</p>
<p>La musique occupe une place consid&eacute;rable dans le dispositif de Brady Corbet. Elle peut transformer une action apparemment banale en une sc&egrave;ne mena&ccedil;ante, presque &eacute;pique.</p>
<p>Quelques personnages descendent un escalier et, soudain, quelque chose semble devoir arriver.</p>
<p>Cette tension permanente fait glisser le film vers un territoire difficile &agrave; d&eacute;finir. Ce n'est pas un film d'horreur. Ce n'est pas r&eacute;ellement un thriller. Pourtant, <strong>l'inqui&eacute;tude ne dispara&icirc;t presque jamais</strong>.</p>
<p>Brady Corbet maintient constamment le spectateur juste avant la fronti&egrave;re.</p>
<p>Celle de la peur.</p>
<p>Celle du malaise.</p>
<p>Et surtout celle qui s&eacute;pare encore l'empathie du rejet.</p>
<h2>O&ugrave; commence le monstre ?</h2>
<p>C'est probablement l&agrave; que <em>L'Enfance d'un chef</em> devient le plus troublant.</p>
<p>Le film ne cherche pas simplement &agrave; raconter les caprices d'un enfant difficile. Il pose une question beaucoup plus vertigineuse : <strong>&agrave; quel moment une personnalit&eacute; bascule-t-elle ?</strong></p>
<p>Le contexte historique n'a &eacute;videmment rien d'anodin. Pendant que les adultes redessinent l'Europe et d&eacute;cident des conditions impos&eacute;es aux vaincus de la Premi&egrave;re Guerre mondiale, un enfant grandit sous leurs yeux.</p>
<p>Dans une famille o&ugrave; la discipline semble prendre davantage de place que l'affection.</p>
<p>Brady Corbet rapproche ainsi l'intime et l'Histoire : l'&eacute;ducation d'un enfant et la naissance du pouvoir, la violence familiale et celle qui peut un jour se d&eacute;ployer &agrave; une tout autre &eacute;chelle.</p>
<p>Jusqu'&agrave; une conclusion impressionnante, o&ugrave; le film r&eacute;v&egrave;le pleinement ce qu'il cherchait depuis le d&eacute;but : <strong>interroger la racine du mal plut&ocirc;t que simplement montrer ses cons&eacute;quences.</strong></p>
<h2>Une injustice cin&eacute;matographique bient&ocirc;t r&eacute;par&eacute;e</h2>
<p>Voir <em>L'Enfance d'un chef</em> aujourd'hui procure donc une sensation &eacute;trange.</p>
<p>On d&eacute;couvre un premier film, mais avec la connaissance de ce qui viendra apr&egrave;s.</p>
<p>Et l'on mesure &agrave; quel point Brady Corbet poss&eacute;dait d&eacute;j&agrave; les obsessions et le langage cin&eacute;matographique qui allaient &eacute;clater au grand jour avec <em>The Brutalist</em>.</p>
<p>La projection de Deauville avait d&egrave;s lors quelque chose d'une s&eacute;ance de rattrapage autant que d'une avant-premi&egrave;re.</p>
<p>Apr&egrave;s &ecirc;tre rest&eacute; plus d'une d&eacute;cennie sans distribution dans les salles fran&ccedil;aises, <strong><em>L'Enfance d'un chef</em> doit enfin sortir en France en 2027, distribu&eacute; par Condor.</strong></p>
<p>Une occasion tardive, mais pr&eacute;cieuse, de d&eacute;couvrir sur grand &eacute;cran la naissance d'un cin&eacute;aste.</p>
<p><strong>R&eacute;alisation :</strong> Brady Corbet<br><strong>Avec :</strong> Tom Sweet, B&eacute;r&eacute;nice Bejo, Liam Cunningham<br><strong>Ann&eacute;e de r&eacute;alisation :</strong> 2015<br><strong>Distribution France :</strong> Condor Distribution<br><strong>Sortie fran&ccedil;aise annonc&eacute;e :</strong> 2027</p>
<p><strong>La Radio du Cin&eacute;ma au Festival du cin&eacute;ma am&eacute;ricain de Deauville 2026.</strong></p><br /><audio controls><source src="http://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6aa5333aee4435.53463342.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 11:06:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Thomas Croisière : « Quand on parle de cinéma, on parle aussi de notre vie »]]></title>
      <link>http://www.radioducinema.com/podcasts/thomas-croisiere-quand-on-parle-de-cinema-on-parle-aussi-de-notre-vie-614</link>
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      <description><![CDATA[Apr&egrave;s Voyage en Com&eacute;die, Thomas Croisi&egrave;re remet le couvert avec ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><strong><span>Apr&egrave;s </span></strong><em><strong><span>Voyage en Com&eacute;die</span></strong></em><strong><span>, Thomas Croisi&egrave;re remet le couvert avec </span></strong><em><strong><span>La Com&eacute;die Contre-Attaque, Voyage en Com&eacute;die 2</span></strong></em><strong><span>. Un nouveau spectacle consacr&eacute; aux suites, aux com&eacute;dies populaires et, plus largement, &agrave; ce dr&ocirc;le de patrimoine commun que constituent les films que nous avons vus, revus et appris par c&oelig;ur. &Agrave; quelques jours de son installation au Lucernaire, il s&rsquo;est confi&eacute; &agrave; Amandine Bacconnier, des </span></strong><em><strong><span>Bobines d&rsquo;Amandine</span></strong></em><strong><span>, et Patrice Caillet pour La Radio du Cin&eacute;ma. Avec, au passage, une petite exclusivit&eacute; : le troisi&egrave;me volet est d&eacute;j&agrave; dans sa t&ecirc;te !</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Il suffit parfois d&rsquo;une r&eacute;plique. &laquo;<em> Elle va marcher beaucoup moins bien, forc&eacute;ment&hellip;</em> &raquo; Quelques mots, et voil&agrave; </span><em><span>Le Corniaud</span></em><span>, Bourvil et Louis de Fun&egrave;s qui reviennent imm&eacute;diatement en m&eacute;moire.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment sur ce territoire que Thomas Croisi&egrave;re aime s'aventure&nbsp; : celui des films qui nous accompagnent, des dialogues que l&rsquo;on se transmet et des com&eacute;dies populaires qui finissent par faire partie de nos vies.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Apr&egrave;s avoir sillonn&eacute; la France pendant quatre ans avec </span><em><span>Voyage en Com&eacute;die</span></em><span>, il revient avec une suite. &Eacute;videmment, chez lui, cela ne pouvait pas &ecirc;tre tout &agrave; fait innocent...</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span>Apr&egrave;s le voyage, la contre-attaque !</span></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Dans </span><em><span>La Com&eacute;die Contre-Attaque</span></em><span>, Thomas Croisi&egrave;re s&rsquo;int&eacute;resse justement &agrave; cette obsession tr&egrave;s cin&eacute;matographique : </span><strong><span>pourquoi fait-on des suites ?</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>L'id&eacute;e du spectacle lui est venue presque par hasard, gr&acirc;ce &agrave; son fils cadet, Gaston. En cherchant une photo de lui pour l'anniversaire d'un camarade, Thomas Croisi&egrave;re tombe essentiellement sur des clich&eacute;s d'adolescent faisant des grimaces. De l&agrave; na&icirc;t une plaisanterie de p&egrave;re : apr&egrave;s son premier fils Alfred, n&eacute; en 2010, il avait eu &laquo; envie d'en faire une suite &raquo;, Gaston.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Et soudain, tout le spectacle &eacute;tait l&agrave;. </span><span>Car la question du &laquo; num&eacute;ro 2 &raquo; d&eacute;passe largement le cin&eacute;ma : faut-il rappeler son ex ? Faire un deuxi&egrave;me enfant ? Reprendre une histoire qui avait si bien commenc&eacute; ? Et au cin&eacute;ma, fallait-il faire </span><em><span>Les Bronz&eacute;s 2</span></em><span> ? </span><em><span>Les Bronz&eacute;s 3</span></em><span> ? Pourquoi existe-t-il plusieurs </span><em><span>La V&eacute;rit&eacute; si je mens !</span></em><span> mais toujours une seule </span><em><span>Cit&eacute; de la peur</span></em><span> ?</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Le titre du spectacle est lui-m&ecirc;me une d&eacute;claration d'amour &agrave; une suite que Thomas Croisi&egrave;re place au sommet : </span><em><span>L'Empire contre-attaque</span></em><span>.</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span>La com&eacute;die comme patrimoine commun</span></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Mais derri&egrave;re la m&eacute;canique des suites se cache un sujet qui lui est encore plus cher : </span><strong><span>le rire ensemble</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Thomas Croisi&egrave;re d&eacute;fend depuis longtemps la com&eacute;die populaire comme un v&eacute;ritable patrimoine cin&eacute;matographique. Il rappelle combien les grands succ&egrave;s fran&ccedil;ais sont li&eacute;s au genre, de </span><em><span>La Grande Vadrouille</span></em><span> &agrave; </span><em><span>Bienvenue chez les Ch'tis</span></em><span>, en passant par </span><em><span>Intouchables</span></em><span> ou </span><em><span>Ast&eacute;rix &amp; Ob&eacute;lix : Mission Cl&eacute;op&acirc;tre</span></em><span>. Et pour lui, le succ&egrave;s d'</span><em><span>Un p'tit truc en plus</span></em><span> prouve que le cin&eacute;ma peut toujours provoquer ce ph&eacute;nom&egrave;ne collectif : des millions de spectateurs qui partagent les m&ecirc;mes personnages, les m&ecirc;mes sc&egrave;nes et, demain peut-&ecirc;tre, les m&ecirc;mes r&eacute;pliques.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>C'est tout le projet de </span><em><span>La Com&eacute;die Contre-Attaque</span></em><span> : faire dialoguer les g&eacute;n&eacute;rations.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Sur sc&egrave;ne, Thomas Croisi&egrave;re constate d'ailleurs en direct ce qui traverse les &acirc;ges&hellip; et ce qui les s&eacute;pare. </span><em><span>Le Corniaud</span></em><span> ou Louis de Fun&egrave;s peuvent encore d&eacute;clencher un rire collectif imm&eacute;diat. &Agrave; l'inverse, un extrait de </span><em><span>Fatal</span></em><span> de Micha&euml;l Youn ou de </span><em><span>Babysitting 2</span></em><span> peut provoquer l'hilarit&eacute; des plus jeunes et laisser une partie des spectateurs plus &acirc;g&eacute;s sur le bord de la route...</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Et c'est tr&egrave;s bien ainsi.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>&laquo; Si &ccedil;a rigole pas, c'est que vraiment j'ai rat&eacute; mon m&eacute;tier &raquo;, r&eacute;sume-t-il.</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span>De Louis de Fun&egrave;s &agrave; Philippe Lacheau : le cin&eacute;ma se r&eacute;pond</span></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Thomas Croisi&egrave;re ne cherche pourtant pas &agrave; dicter au spectateur ce qu'il faut aimer ou ce qui doit faire rire.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Au contraire : il revendique la libert&eacute; de rire comme celle de ne pas rire. Son r&ocirc;le consiste plut&ocirc;t &agrave; c&eacute;l&eacute;brer celles et ceux qui ont construit la com&eacute;die fran&ccedil;aise : G&eacute;rard Oury, Yves Robert, Francis Veber, Jean-Marie Poir&eacute;, Coline Serreau et tant d'autres.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Surtout, </span><em><span>La Com&eacute;die Contre-Attaque</span></em><span> raconte une histoire de transmission.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Les films se parlent d'une g&eacute;n&eacute;ration &agrave; l'autre. </span><em><span>LOL</span></em><span> peut ainsi &ecirc;tre regard&eacute; comme un lointain descendant de </span><em><span>La Boum</span></em><span>. Une sc&egrave;ne de </span><em><span>Coexister</span></em><span> renvoie directement aux </span><em><span>Aventures de Rabbi Jacob</span></em><span>. Thomas Croisi&egrave;re imagine difficilement </span><em><span>Les Tuche</span></em><span> sans la famille Groseille de </span><em><span>La vie est un long fleuve tranquille</span></em><span>, et voit des &eacute;chos entre la c&eacute;l&egrave;bre sc&egrave;ne de la cuisine des </span><em><span>Tontons flingueurs</span></em><span> et celle de la gn&ocirc;le des </span><em><span>Bronz&eacute;s font du ski</span></em><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>M&ecirc;me Philippe Lacheau raconte avoir eu envie de faire du cin&eacute;ma en d&eacute;couvrant Pierre Richard &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision avec ses parents. </span><span>Le cin&eacute;ma populaire avance ainsi par h&eacute;ritages, citations, souvenirs et filiations.</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span>M&ecirc;me les nanars ont une histoire</span></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Avec Patrice Caillet, la conversation prend ensuite un d&eacute;tour savoureux par un autre pan de la com&eacute;die fran&ccedil;aise : celui de </span><em><span>Mon cur&eacute; chez les nudistes</span></em><span>, </span><em><span>On se calme et on boit frais &agrave; Saint-Tropez</span></em><span> et de ces productions populaires des ann&eacute;es 70 et 80 que l'histoire officielle du cin&eacute;ma regarde parfois d'un peu haut. </span><span>Thomas Croisi&egrave;re, lui, refuse de les balayer d'un revers de main. </span><span>Parce qu'elles racontent aussi une &eacute;poque, une &eacute;conomie du cin&eacute;ma et une mani&egrave;re de produire aujourd'hui disparue. Il rappelle que certains producteurs engageaient alors directement leur argent dans ces films et que, derri&egrave;re des titres parfois improbables, certains ont attir&eacute; plus d'un million de spectateurs.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Ce qui l'int&eacute;resse n'est donc pas seulement de distinguer les &laquo; bonnes &raquo; com&eacute;dies des mauvaises, mais de comprendre ce que ces films racontent du public qui allait les voir.</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span>&laquo; Le cin&eacute;ma, c'est la vie &raquo;</span></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>C'est sans doute l&agrave; que l'entretien devient le plus personnel. </span><span>Pourquoi sommes-nous si attach&eacute;s &agrave; certains films ? </span><span>Parce qu'un film ne reste jamais exactement le m&ecirc;me au fil de notre existence.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Thomas Croisi&egrave;re prend l'exemple de </span><em><span>La Boum</span></em><span>. Lorsqu'il le d&eacute;couvrait plus jeune, il regardait le monde du c&ocirc;t&eacute; de Vic, le personnage de Sophie Marceau. Des ann&eacute;es plus tard, en montrant le film &agrave; ses propres enfants, son regard s'est d&eacute;plac&eacute; : il se retrouve d&eacute;sormais davantage du c&ocirc;t&eacute; du p&egrave;re incarn&eacute; par Claude Brasseur. </span><span>Le film n'a pas chang&eacute;. Lui, oui.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>&laquo; Quand on regarde un film, on apporte aussi ce qu'on est &raquo;, explique-t-il. Avant cette conclusion qui pourrait presque r&eacute;sumer son travail : </span><strong><span>&laquo; Le cin&eacute;ma, c'est la vie. Et donc quand on parle de cin&eacute;ma, on parle aussi de notre vie. &raquo;</span></strong></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span>Et maintenant&hellip; une trilogie ?</span></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Et puisque cet entretien parle de suites, impossible de ne pas poser la question de celle d'apr&egrave;s. </span><span>Thomas Croisi&egrave;re a r&eacute;serv&eacute; &agrave; La Radio du Cin&eacute;ma une petite avant-premi&egrave;re : </span><strong><span>il pense d&eacute;j&agrave; &agrave; un troisi&egrave;me spectacle !</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Alors m&ecirc;me que </span><em><span>La Com&eacute;die Contre-Attaque</span></em><span> n'a pas encore commenc&eacute; sa s&eacute;rie parisienne, il r&ecirc;ve d'une trilogie, avec quelques r&eacute;f&eacute;rences plut&ocirc;t modestes : celle du Dollar de Sergio Leone, </span><em><span>Le Parrain</span></em><span>, </span><em><span>Le Seigneur des Anneaux</span></em><span> ou la trilogie fondatrice de </span><em><span>Star Wars</span></em><span>.&nbsp;</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>&laquo; Je commence d&eacute;j&agrave; &agrave; travailler dans mon troisi&egrave;me spectacle alors que je n'ai pas commenc&eacute; &agrave; jouer le deuxi&egrave;me &raquo;, confie-t-il en riant.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><span>Finalement, Thomas Croisi&egrave;re apporte lui-m&ecirc;me la r&eacute;ponse &agrave; la question qui traverse </span><em><span>La Com&eacute;die Contre-Attaque</span></em><span> : faut-il toujours faire une suite ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>Quand on aime vraiment le cin&eacute;ma, visiblement, il est difficile de s'arr&ecirc;ter au premier &eacute;pisode.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span></span></p>
<h3 style="text-align: justify;"><em><span>La Com&eacute;die Contre-Attaque, Voyage en Com&eacute;die 2</span></em><span> &mdash; Informations pratiques</span></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong><span>De et avec :</span></strong><span> Thomas Croisi&egrave;re</span><br><strong><span>Mise en sc&egrave;ne :</span></strong><span> Thibault Ameline</span><br><strong><span>Lieu :</span></strong><span> Le Lucernaire &ndash; Th&eacute;&acirc;tre Noir</span><br><span>53, rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris</span><br><strong><span>&Agrave; partir du :</span></strong><span> 21 septembre 2026</span><br><strong><span>Jusqu'au :</span></strong><span> 12 janvier 2027</span><br><strong><span>Horaires :</span></strong><span> lundi et mardi &agrave; 21 h</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span><img src="/upload/22189479-e3de-4246-b9d7-0db772cc5e7d.jpg" width="467" height="701" alt="22189479-e3de-4246-b9d7-0db772cc5e7d.jpg (262 KB)"></span></p><br /><audio controls><source src="http://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6aa45ad86b31d5.58439712.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 11 Sep 2026 19:42:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Deauville 2026 — « Butterfly Jam », les pères, les fils et le poids de la masculinité]]></title>
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      <description><![CDATA[Depuis le Festival du cin&eacute;ma am&eacute;ricain de Deauville, Laura, chroniqueuse de La Radio du Cin&eacute;ma, poursuit ses d&eacute;couvertes avec Butterfly Jam...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><strong><span>Depuis le Festival du cin&eacute;ma am&eacute;ricain de Deauville, Laura, chroniqueuse de La Radio du Cin&eacute;ma, poursuit ses d&eacute;couvertes avec </span></strong><em><strong><span>Butterfly Jam</span></strong></em><strong><span>, le nouveau film de Kantemir Balagov. Un r&eacute;cit de p&egrave;re et de fils, de fiert&eacute; et de masculinit&eacute;, qui commence presque dans l&rsquo;insouciance avant de basculer vers quelque chose de beaucoup plus sombre.</span></strong></p>
<h3><span>Un p&egrave;re, un fils et un monde d&rsquo;hommes</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Apr&egrave;s </span><em><span>Party USA</span></em><span>, changement radical d&rsquo;univers pour Laura avec </span><em><span>Butterfly Jam</span></em><span> de </span><strong><span>Kantemir Balagov</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le cin&eacute;aste nous plonge dans une communaut&eacute; originaire de Kabardino-Balkarie, dans le Caucase. Au centre du r&eacute;cit, un adolescent de 16 ans, surnomm&eacute; Pitay, vit avec son p&egrave;re, cuisinier dans un petit restaurant qu&rsquo;il tient avec sa s&oelig;ur.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Tr&egrave;s vite s&rsquo;impose un univers profond&eacute;ment masculin.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>On parle fort, on plaisante, on se provoque. On aime la lutte et les d&eacute;monstrations de force. Les hommes semblent parfois &ecirc;tre rest&eacute;s de grands gar&ccedil;ons, tandis que la tante observe ce petit monde avec un m&eacute;lange de distance et d&rsquo;exasp&eacute;ration.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pitay lui-m&ecirc;me pratique la lutte. C&rsquo;est son p&egrave;re qui l&rsquo;y a inscrit et l&rsquo;adolescent semble suffisamment dou&eacute; pour pouvoir envisager un avenir dans ce sport.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Mais derri&egrave;re cette relation entre p&egrave;re et fils, quelque chose va progressivement se fissurer.</span></p>
<h3><span>Quand le p&egrave;re descend de son pi&eacute;destal</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>&Agrave; 16 ans, le regard que l&rsquo;on porte sur ses parents change.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment ce moment fragile que saisit </span><em><span>Butterfly Jam</span></em><span>. Pitay assiste &agrave; une interaction entre son p&egrave;re et un potentiel employeur. Pour la premi&egrave;re fois peut-&ecirc;tre, il le regarde diff&eacute;remment.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Quelque chose se brise.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une parole trop directe, un jugement lanc&eacute; &agrave; son p&egrave;re, et la relation entre les deux hommes se d&eacute;r&egrave;gle. Ce qui aurait pu n&rsquo;&ecirc;tre qu&rsquo;une remarque malheureuse va d&eacute;sormais contaminer leurs &eacute;changes.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><strong><span>Une petite fissure devient le premier rouage d&rsquo;une m&eacute;canique beaucoup plus grande.</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Et le film change alors de nature.</span></p>
<h3><span>De l&rsquo;insouciance &agrave; l&rsquo;implacable</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pendant sa premi&egrave;re partie, </span><em><span>Butterfly Jam</span></em><span> peut presque d&eacute;sorienter.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Les gar&ccedil;ons tra&icirc;nent ensemble, plaisantent, se chamaillent. Leurs gestes et leurs paroles semblent encore appartenir au domaine du jeu, comme si rien ne pouvait v&eacute;ritablement avoir de cons&eacute;quences.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Puis tout devient s&eacute;rieux.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>La l&eacute;g&egrave;ret&eacute; dispara&icirc;t progressivement et laisse place &agrave; une tension beaucoup plus lourde. Les personnages se retrouvent pris dans une succession d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements dont ils ne semblent plus capables de s'extraire.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Laura pr&eacute;f&egrave;re &eacute;videmment ne pas r&eacute;v&eacute;ler ce qui provoque v&eacute;ritablement ce basculement.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Mais une sc&egrave;ne en particulier marque une rupture. </span><strong><span>Une sc&egrave;ne dont, une heure seulement apr&egrave;s la projection, notre chroniqueuse avoue ne pas &ecirc;tre encore tout &agrave; fait remise.</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>C&rsquo;est aussi cela, Deauville : parler d&rsquo;un film lorsque son &eacute;motion est encore intacte, avant m&ecirc;me qu&rsquo;elle ait eu le temps de se d&eacute;poser.</span></p>
<h3><span>Barry Keoghan, une pr&eacute;sence animale</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Dans le r&ocirc;le du p&egrave;re, </span><strong><span>Barry Keoghan</span></strong><span> impose une nouvelle fois une pr&eacute;sence singuli&egrave;re.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>L&rsquo;acteur poss&egrave;de cette capacit&eacute; rare &agrave; rendre un personnage imm&eacute;diatement physique. Quelque chose d&rsquo;instinctif, presque animal, traverse son jeu.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Ici, cette pr&eacute;sence nourrit parfaitement le personnage : un p&egrave;re encore jeune, pris entre son propre parcours, son fils et une certaine conception de ce qu&rsquo;un homme doit &ecirc;tre.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Face &agrave; lui, l&rsquo;adolescent commence justement &agrave; questionner ce mod&egrave;le.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Et derri&egrave;re leur histoire intime appara&icirc;t alors le v&eacute;ritable sujet du film : </span><strong><span>qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un p&egrave;re transmet &agrave; son fils, volontairement ou non ?</span></strong></p>
<h3><span>Peut-on &eacute;chapper &agrave; ce dont on h&eacute;rite ?</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>C&rsquo;est probablement la question qui reste apr&egrave;s la projection.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><em><span>Butterfly Jam</span></em><span> parle de masculinit&eacute;, mais surtout de sa transmission. De g&eacute;n&eacute;ration en g&eacute;n&eacute;ration circulent les m&ecirc;mes codes : la fiert&eacute;, la force, le rapport au corps, le silence, l&rsquo;honneur, la difficult&eacute; &agrave; montrer ses failles.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Balagov ne semble pourtant pas seulement demander comment ces mod&egrave;les se reproduisent.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Il pose une question plus vertigineuse : </span><strong><span>peut-on d&eacute;cider de ne pas les reproduire ?</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Que fait-on du pass&eacute; dont on h&eacute;rite ? &Agrave; quel moment choisit-on sa propre trajectoire ? Et sommes-nous r&eacute;ellement libres de devenir diff&eacute;rents de ceux qui nous ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute;s ?</span></p>
<h3><span>Le regard de La Radio du Cin&eacute;ma</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Avec </span><em><span>Butterfly Jam</span></em><span>, Kantemir Balagov part d&rsquo;une relation intime entre un adolescent et son p&egrave;re pour construire progressivement un r&eacute;cit beaucoup plus ample sur </span><strong><span>la filiation, la fiert&eacute; et le poids des mod&egrave;les masculins</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le film prend son temps avant de d&eacute;voiler sa v&eacute;ritable direction. Mais lorsqu&rsquo;il bascule, quelque chose devient presque inexorable.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une exp&eacute;rience de cin&eacute;ma dont Laura ressort encore profond&eacute;ment marqu&eacute;e, avec cette sensation d&rsquo;avoir assist&eacute; &agrave; des trajectoires qui se referment progressivement sur leurs personnages.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Apr&egrave;s </span><em><span>Party USA</span></em><span>, c&rsquo;est donc une deuxi&egrave;me proposition tr&egrave;s diff&eacute;rente pour cette premi&egrave;re journ&eacute;e &agrave; Deauville &mdash; et une nouvelle preuve de ce que le festival permet de chercher chaque ann&eacute;e : </span><strong><span>de nouveaux horizons, de nouveaux regards et de nouvelles voix de cin&eacute;ma.</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>????️ </span><strong><span>Laura, pour La Radio du Cin&eacute;ma, depuis le Festival du cin&eacute;ma am&eacute;ricain de Deauville. - 10/09/2026</span></strong></p>
<p><strong><span>Restez &agrave; l&rsquo;&eacute;coute !</span></strong></p><br /><audio controls><source src="http://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6aa309938f84a3.96910806.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 10 Sep 2026 19:46:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Deauville 2026 — « Party USA », un premier film américain aussi vif que glaçant]]></title>
      <link>http://www.radioducinema.com/podcasts/deauville-2026-party-usa-un-premier-film-americain-aussi-vif-que-glacant-611</link>
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      <description><![CDATA[Depuis le Festival du cin&eacute;ma am&eacute;ricain de Deauville, Laura, chroniqueuse de La Radio du Cin&eacute;ma, nous livre ses premi&egrave;res impressions. Pour son arriv&eacute;e sur les planches, elle d&...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><strong><span>Depuis le Festival du cin&eacute;ma am&eacute;ricain de Deauville, Laura, chroniqueuse de La Radio du Cin&eacute;ma, nous livre ses premi&egrave;res impressions. Pour son arriv&eacute;e sur les planches, elle d&eacute;couvre </span></strong><em><strong><span>Party USA</span></strong></em><strong><span>, premier long m&eacute;trage de Jared Sprouse : le portrait d&rsquo;une jeune Am&eacute;ricaine ordinaire dont une journ&eacute;e de travail va progressivement r&eacute;v&eacute;ler une r&eacute;alit&eacute; beaucoup moins ordinaire.</span></strong></p>
<h3><span>Une premi&egrave;re journ&eacute;e &agrave; Deauville</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour cette premi&egrave;re journ&eacute;e au Festival du cin&eacute;ma am&eacute;ricain de Deauville, deux films et, curieusement, un m&ecirc;me point de d&eacute;part : la disparition d&rsquo;un p&egrave;re.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>La comparaison s&rsquo;arr&ecirc;te pourtant l&agrave;. Parmi ces premi&egrave;res d&eacute;couvertes figure </span><em><span>Party USA</span></em><span>, premier long m&eacute;trage de Jared Sprouse, pr&eacute;sent&eacute; en comp&eacute;tition.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le titre vient de l&rsquo;enseigne dans laquelle travaille son h&eacute;ro&iuml;ne : une cha&icirc;ne am&eacute;ricaine sp&eacute;cialis&eacute;e dans les accessoires et articles de f&ecirc;te. Un univers artificiellement joyeux, color&eacute;, presque d&eacute;risoire, qui va devenir le d&eacute;cor d&rsquo;une journ&eacute;e particuli&egrave;rement sombre.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>La jeune femme qui nous sert de guide y est vendeuse et assistante de direction. Mais ce travail n&rsquo;est, en principe, qu&rsquo;une &eacute;tape. Elle souhaite reprendre ses &eacute;tudes pour devenir infirmi&egrave;re et semble avoir devant elle une trajectoire toute trac&eacute;e. &Agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s, son compagnon, tr&egrave;s pr&eacute;sent, forme avec elle un couple apparemment solide et amoureux.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Puis son p&egrave;re meurt.</span></p>
<h3><span>Faire son deuil&hellip; mais apr&egrave;s son service</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>La nouvelle tombe d&egrave;s le d&eacute;but du film. Pourtant, malgr&eacute; le d&eacute;c&egrave;s, la jeune femme doit aller travailler.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Jared Sprouse installe ainsi imm&eacute;diatement l&rsquo;une des dimensions sociales de </span><em><span>Party USA</span></em><span>. Le deuil se heurte &agrave; la pr&eacute;carit&eacute; professionnelle et &agrave; une organisation du travail qui ne laisse pratiquement aucune place &agrave; l&rsquo;impr&eacute;vu, m&ecirc;me lorsque celui-ci est aussi brutal que la mort d&rsquo;un proche.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Son objectif semble alors tr&egrave;s simple : trouver un coll&egrave;gue susceptible de la remplacer dans l&rsquo;apr&egrave;s-midi afin de pouvoir r&eacute;gler les affaires li&eacute;es au d&eacute;c&egrave;s de son p&egrave;re.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Elle sollicite les autres sans r&eacute;ellement leur expliquer ce qui vient de lui arriver. Personne n&rsquo;accepte.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Et tout bascule.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Un premier choix en entra&icirc;ne un autre, puis un autre encore. Ce qui ressemblait au d&eacute;part &agrave; une difficult&eacute; quotidienne devient une spirale de d&eacute;cisions de plus en plus d&eacute;sastreuses &mdash; certaines franchement choquantes.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le film commence alors &agrave; d&eacute;construire l&rsquo;image que nous avions de son h&eacute;ro&iuml;ne.</span></p>
<h3><span>Comprendre sans forc&eacute;ment excuser</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>C&rsquo;est sans doute l&agrave; que </span><em><span>Party USA</span></em><span> devient le plus int&eacute;ressant.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Jared Sprouse aurait facilement pu transformer son personnage principal en objet de jugement. Il choisit au contraire de rester avec elle, de maintenir le spectateur &agrave; son niveau et d&rsquo;adopter presque constamment son point de vue.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Nous voyons donc les cons&eacute;quences de ses actes tout en comprenant progressivement les m&eacute;canismes qui les provoquent.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Et c&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment ce qui cr&eacute;e le malaise.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Comme le souligne Laura dans sa chronique pour La Radio du Cin&eacute;ma, </span><strong><span>nous pouvons condamner les d&eacute;cisions du personnage, &ecirc;tre stup&eacute;faits par elles, parfois m&ecirc;me r&eacute;volt&eacute;s, mais le film nous oblige malgr&eacute; tout &agrave; comprendre d&rsquo;o&ugrave; elles viennent.</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une position inconfortable pour le spectateur, qui rappelle l&rsquo;une des forces du cin&eacute;ma ind&eacute;pendant am&eacute;ricain : observer des personnages sans n&eacute;cessairement distribuer les bons et les mauvais points.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&Agrave; travers cette jeune femme, Sprouse dessine ainsi le portrait d&rsquo;une g&eacute;n&eacute;ration et d&rsquo;un milieu social o&ugrave; les ambitions personnelles, les contraintes &eacute;conomiques et les m&eacute;canismes de survie finissent par se heurter.</span></p>
<h3><span>L&rsquo;Am&eacute;rique observ&eacute;e depuis une boutique d&rsquo;articles de f&ecirc;te</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Sous son apparente simplicit&eacute;, </span><em><span>Party USA</span></em><span> accumule ainsi les observations sur la soci&eacute;t&eacute; am&eacute;ricaine.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le film s&rsquo;int&eacute;resse notamment au compagnon de l&rsquo;h&eacute;ro&iuml;ne, portoricain, que les autres personnages prennent r&eacute;guli&egrave;rement pour un Mexicain.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le gag pourrait n&rsquo;&ecirc;tre qu&rsquo;une remarque en passant. Il devient progressivement r&eacute;v&eacute;lateur d&rsquo;une forme d&rsquo;ignorance g&eacute;ographique et culturelle : celle d&rsquo;une Am&eacute;rique qui conna&icirc;t parfois tr&egrave;s mal les populations vivant pourtant &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de son propre espace politique ou dans son voisinage imm&eacute;diat.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le personnage du petit ami occupe surtout une position essentielle dans le r&eacute;cit. &Agrave; mesure que les d&eacute;cisions de sa compagne deviennent difficiles &agrave; accepter, il se transforme presque en double du spectateur.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Il regarde. </span><span>l doute. i</span><span>l ne comprend plus toujours. </span><span>Mais il reste.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Son visage devient ainsi l&rsquo;un des endroits o&ugrave; se lit le trouble provoqu&eacute; par le film. Malgr&eacute; ce qu&rsquo;il d&eacute;couvre, il tente de conserver sa position de soutien aupr&egrave;s de la femme qu&rsquo;il aime. Une fid&eacute;lit&eacute; qui rend le traitement du personnage d&rsquo;autant plus troublant.</span></p>
<h3><span>L&rsquo;&eacute;nergie parfois imparfaite d&rsquo;un premier film</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><em><span>Party USA</span></em><span> poss&egrave;de surtout ce que Laura aime retrouver dans les premiers longs m&eacute;trages : </span><strong><span>une envie d&eacute;bordante de cin&eacute;ma</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Jared Sprouse tente des choses. Il cherche ses cadres, travaille sa mise en sc&egrave;ne, multiplie les id&eacute;es et imprime au film une &eacute;nergie qui compense largement ses imperfections.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Tout n&rsquo;est pas totalement ma&icirc;tris&eacute;, mais cette fragilit&eacute; participe aussi au charme du projet. On sent derri&egrave;re le film une &eacute;quipe qui veut fabriquer quelque chose ensemble plut&ocirc;t que reproduire une formule d&eacute;j&agrave; &eacute;prouv&eacute;e.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Cette impression est renforc&eacute;e par un casting compos&eacute; en grande partie de jeunes com&eacute;diens. Leur &eacute;nergie donne &agrave; </span><em><span>Party USA</span></em><span> une spontan&eacute;it&eacute; particuli&egrave;re et contribue au sentiment d&rsquo;assister &agrave; une v&eacute;ritable aventure collective.</span></p>
<h3><span>Le regard de La Radio du Cin&eacute;ma</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Avec </span><em><span>Party USA</span></em><span>, Jared Sprouse signe donc un premier film </span><strong><span>plein de vie, de surprises et d&rsquo;id&eacute;es</span></strong><span>, tout en portant un regard beaucoup plus sombre qu&rsquo;il n&rsquo;y para&icirc;t sur une certaine jeunesse am&eacute;ricaine.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le contraste est d&rsquo;ailleurs savoureux : derri&egrave;re les couleurs et les accessoires d&rsquo;une boutique enti&egrave;rement consacr&eacute;e &agrave; la f&ecirc;te se cache un r&eacute;cit de deuil, de pr&eacute;carit&eacute;, de choix moraux et de d&eacute;sillusion.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le film n&rsquo;est pas parfait. Mais il poss&egrave;de quelque chose de parfois plus pr&eacute;cieux : une voix, une &eacute;nergie et l&rsquo;envie manifeste de raconter le monde par le cin&eacute;ma.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><strong><span>Pour Laura, depuis Deauville, c&rsquo;est un premier geste de cin&eacute;aste dynamique, d&eacute;rangeant et franchement rafra&icirc;chissant.</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><strong><span></span></strong></p>
<p><em><span>Laura &mdash; La Radio du Cin&eacute;ma, au Festival du cin&eacute;ma am&eacute;ricain de Deauville.&nbsp; 10.09.2026</span></em></p>
<p><em><span></span></em></p><br /><audio controls><source src="http://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6aa306a2316688.26431174.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 10 Sep 2026 19:34:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Devenez passeurs de cinéma ...]]></title>
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      <description><![CDATA[Vous souvenez-vous du premier film qui vous a vraiment marqu&eacute; ?
...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif;">Vous souvenez-vous du premier film qui vous a vraiment marqu&eacute; ?</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif;">Celui qu&rsquo;un parent, un grand-parent, un professeur ou simplement un amoureux du cin&eacute;ma vous a un jour donn&eacute; envie de d&eacute;couvrir ?</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif;">Parce que le cin&eacute;ma, &ccedil;a se regarde&hellip; mais surtout, <strong>&ccedil;a se transmet</strong>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif;">Bienvenue dans <strong>Les Bobines d&rsquo;Amandine</strong>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif;">Dans ce podcast, je vous propose de devenir, vous aussi, des <strong>passeurs de cin&eacute;ma</strong>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif;">Comment donner envie &agrave; un enfant de regarder un film en noir et blanc ?</span><br><span style="font-family: 'times new roman', times, serif;">Comment lui faire d&eacute;couvrir Chaplin, Buster Keaton, M&eacute;li&egrave;s, Renoir ou Jacques Tati&hellip; sans commencer par lui dire que &laquo; c&rsquo;est un grand classique &raquo; ?</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif;">Je vous donne ici quelques cl&eacute;s tr&egrave;s simples pour <strong>regarder un film ensemble, &eacute;veiller la curiosit&eacute; des plus jeunes et cr&eacute;er des passerelles entre le cin&eacute;ma d&rsquo;hier et celui d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</strong></span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif;">Parce que comprendre d&rsquo;o&ugrave; vient le cin&eacute;ma, c&rsquo;est aussi apprendre &agrave; mieux regarder celui d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif;">Alors, petits et grands, ouvrez grand les yeux&hellip;</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif;"><strong>La s&eacute;ance commence !</strong></span></p><br /><audio controls><source src="http://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6aa193b60e0a38.21680763.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 09 Sep 2026 17:03:00 +0000</pubDate>
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      <title><![CDATA[WAIT: Paige Morrow Kimball and Lexi Simonsen Open a Conversation About Consent, Healing and Accountability]]></title>
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      <description><![CDATA[After its screening at HollyShorts in Hollywood, WAIT, the short film directed and co-written by Paige Morrow Kimball, is continuing its festival journey with a broader ambition: using fiction to open conversations about consent, accounta...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>After its screening at HollyShorts in Hollywood, <em>WAIT</em>, the short film directed and co-written by Paige Morrow Kimball, is continuing its festival journey with a broader ambition: using fiction to open conversations about consent, accountability and healing after sexual assault.</p>
<p>In an interview with Jenna Suru for La Radio du Cin&eacute;ma, Kimball and lead actress Lexi Simonsen spoke about the origins of the film, the careful preparation behind its most sensitive scenes and their hope that <em>WAIT</em> can live well beyond the festival circuit.</p>
<p>The 15-minute film follows Evie, 23, who agrees to meet Matt, an old friend who sexually assaulted her when they were teenagers. Seven years later, he wants to apologize. Evie, however, has never openly spoken about what happened.</p>
<p>The film gives that silence a physical presence. Alongside adult Evie appears her 16-year-old self, a younger version of the character who voices emotions Evie has struggled to express.</p>
<h2>A story Paige Morrow Kimball could not forget</h2>
<p>Kimball first encountered an early version of the story years before making the film. Inspired by another person&rsquo;s real experience, it stayed with her.</p>
<p>At the time, she was raising two teenage daughters, one in college and the other in high school. That personal context changed the way she thought about consent, communication and the culture surrounding young people.</p>
<p>&ldquo;I just could not stop thinking about it,&rdquo; she told La Radio du Cin&eacute;ma.</p>
<p>With co-writer Jade Raybin, Kimball reshaped the story and developed the idea of the younger Evie. For the filmmaker, this second presence represents the part of Evie that remains emotionally connected to what happened seven years earlier.</p>
<p>Kimball was also determined not to reduce Matt, played by Eian O&rsquo;Brien, to what she describes as a &ldquo;cardboard villain&rdquo;. The film does not question the seriousness of his actions, but it does examine guilt, apology, responsibility and the possibility of change.</p>
<p>That distinction is central to Kimball&rsquo;s approach: the characters may be complex, but consent itself is not ambiguous.</p>
<p>Near the end of the interview, she makes that position explicit: &ldquo;Wait means no. Just like no means no. Just like &lsquo;I&rsquo;m not sure&rsquo; means no.&rdquo;</p>
<h2>Lexi Simonsen: finding a safe way into Evie</h2>
<p>For Lexi Simonsen, playing Evie required particularly careful preparation.</p>
<p>The actress explained that the subject also connected with a personal experience from years earlier. Rather than repeatedly drawing on that trauma, she and Kimball used rehearsals to establish clear emotional boundaries.</p>
<p>The aim was to find what Simonsen could safely explore while still serving the character and the story.</p>
<p>A dancer as well as an actress, Simonsen approached Evie partly through physical work. She considered how trauma could be expressed through the body and how the younger Evie should physically differ from the woman she becomes seven years later.</p>
<p>That preparation was supported by intimacy coordinator Heather Ondersma.</p>
<p>For Kimball, working with an intimacy coordinator became directly connected to the film&rsquo;s central subject. Every gesture required communication: where an actor could be touched, what had been agreed upon and where the boundaries were.</p>
<p>&ldquo;Consent is a conversation,&rdquo; Kimball said, recalling a phrase used by Simonsen.</p>
<p>On a film about consent, the working method itself became part of the meaning.</p>
<h2>Reaching audiences beyond survivors</h2>
<p>Both Kimball and Simonsen hope the conversation generated by <em>WAIT</em> will reach viewers who may not initially see themselves as connected to its subject, including young men.</p>
<p>Simonsen hopes younger audiences will consider how actions that may seem fleeting, confused or influenced by alcohol can have lasting consequences.</p>
<p>The film also considers the burden carried by Matt without treating his guilt as equivalent to Evie&rsquo;s experience. For Simonsen, that perspective can encourage viewers to think about the consequences of their decisions before crossing another person&rsquo;s boundaries.</p>
<p>Kimball similarly describes sexual assault as an issue that cannot be confined to women alone. Although the prominence of the #MeToo movement in the headlines has changed, she believes conversations around consent remain essential.</p>
<h2>From HollyShorts to an impact screening tour</h2>
<p><em>WAIT</em> screened at HollyShorts in August 2026 in Hollywood. Kimball remembers a packed screening and an important opportunity to experience the audience&rsquo;s reaction to the film.</p>
<p>Simonsen was unable to attend that particular screening, but she had previously watched the film with an audience and recalls how strongly certain moments could be felt collectively.</p>
<p>&ldquo;You can really feel the moments where people kind of catch their breath,&rdquo; she said.</p>
<p>The film is now moving toward another stage of its life. Kimball and her collaborators are developing an impact screening tour designed for colleges, organizations and conferences, with discussions, panels or educational conversations built around the film.</p>
<p>For Kimball, the fictional format is important. Rather than functioning as a traditional educational film, <em>WAIT</em> presents characters and situations intended to generate discussion.</p>
<p>The goal is not simply to tell viewers what to think, but to give them something meaningful to talk about afterwards.</p>
<p>Following HollyShorts, <em>WAIT</em> continues its U.S. festival and showcase journey in September. A European premiere has not yet been announced, although Kimball told La Radio du Cin&eacute;ma that she would like to bring the film to Europe.</p>
<p>For now, the ambition behind <em>WAIT</em> can perhaps be contained in its one-word title: stop, communicate and make sure the answer is clear before moving forward.</p>
<hr>
<h2>WAIT : Paige Morrow Kimball et Lexi Simonsen veulent ouvrir le dialogue sur le consentement</h2>
<p>Apr&egrave;s sa pr&eacute;sentation &agrave; HollyShorts, <em>WAIT</em> poursuit son parcours aux &Eacute;tats-Unis avec une ambition qui d&eacute;passe les festivals. R&eacute;alis&eacute; et co&eacute;crit par Paige Morrow Kimball, le court m&eacute;trage veut devenir un point de d&eacute;part pour parler de consentement, de responsabilit&eacute; et de reconstruction apr&egrave;s une agression sexuelle.</p>
<p>Dans un entretien accord&eacute; &agrave; Jenna Suru pour La Radio du Cin&eacute;ma, la r&eacute;alisatrice et son interpr&egrave;te principale Lexi Simonsen racontent la fabrication particuli&egrave;rement attentive du film.</p>
<p><em>WAIT</em> suit Evie, 23 ans, lorsqu&rsquo;elle accepte de retrouver Matt, qui l&rsquo;a agress&eacute;e lorsqu&rsquo;ils &eacute;taient adolescents. Sept ans plus tard, une seconde Evie appara&icirc;t &agrave; l&rsquo;&eacute;cran : celle qu&rsquo;elle &eacute;tait &agrave; 16 ans, capable de formuler ce que la jeune femme adulte garde encore enfoui.</p>
<h2>Le consentement au c&oelig;ur du r&eacute;cit et du tournage</h2>
<p>Pour Paige Morrow Kimball, cette histoire, inspir&eacute;e de l&rsquo;exp&eacute;rience r&eacute;elle d&rsquo;une autre personne, est rest&eacute;e pr&eacute;sente pendant des ann&eacute;es. M&egrave;re de deux adolescentes lorsqu&rsquo;elle d&eacute;veloppait le projet, elle a voulu interroger la mani&egrave;re dont le consentement est compris et discut&eacute;.</p>
<p>La r&eacute;alisatrice souhaitait &eacute;galement ne pas r&eacute;duire Matt, interpr&eacute;t&eacute; par Eian O&rsquo;Brien, &agrave; un personnage sans nuance. Le film aborde sa culpabilit&eacute; et la question des excuses sans relativiser son acte.</p>
<p>Sur un point, Kimball ne laisse aucune ambigu&iuml;t&eacute; : le consentement doit &ecirc;tre clair. &laquo; Wait means no &raquo;, rappelle-t-elle pendant l&rsquo;entretien.</p>
<p>Lexi Simonsen explique pour sa part avoir pr&eacute;par&eacute; Evie gr&acirc;ce aux r&eacute;p&eacute;titions, au travail corporel et &agrave; des limites &eacute;motionnelles pr&eacute;cis&eacute;ment d&eacute;finies.</p>
<p>La pr&eacute;sence de la coordinatrice d&rsquo;intimit&eacute; Heather Ondersma a &eacute;galement &eacute;t&eacute; essentielle. Pour Kimball, cette m&eacute;thode de travail prolonge directement le propos du film : chacun doit pouvoir exprimer clairement ce qui est accept&eacute; et ce qui ne l&rsquo;est pas.</p>
<p>&laquo; Le consentement est une conversation &raquo;, r&eacute;sume la cin&eacute;aste.</p>
<h2>Un film destin&eacute; &agrave; continuer &agrave; vivre apr&egrave;s les festivals</h2>
<p>L&rsquo;&eacute;quipe souhaite d&eacute;sormais proposer <em>WAIT</em> dans des universit&eacute;s, associations et conf&eacute;rences, avec des projections accompagn&eacute;es de discussions ou de rencontres.</p>
<p>Paige Morrow Kimball aimerait &eacute;galement pr&eacute;senter le court m&eacute;trage en Europe, m&ecirc;me si aucune premi&egrave;re europ&eacute;enne n&rsquo;est encore annonc&eacute;e.</p>
<p>Derri&egrave;re son titre, <em>WAIT</em> d&eacute;fend ainsi une id&eacute;e simple : savoir attendre, demander et &eacute;couter une r&eacute;ponse claire peut emp&ecirc;cher qu&rsquo;une limite soit franchie.</p><br /><audio controls><source src="http://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6aa312cb0d81a2.57346321.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 08 Sep 2026 20:20:00 +0000</pubDate>
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      <title><![CDATA[IMAX : est-ce que ça vaut vraiment le coup ?]]></title>
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      <description><![CDATA[&nbsp;IMAX : est-ce que &ccedil;a vaut vraiment le coup ?Vous r&eacute;servez votre s&eacute;ance et deux choix s&rsquo;affichent : classique ou IMAX.L&rsquo;&eacute;cran est plus grand&hellip; mais le billet auss...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>&nbsp;IMAX : est-ce que &ccedil;a vaut vraiment le coup ?</b><br><span>Vous r&eacute;servez votre s&eacute;ance et deux choix s&rsquo;affichent : classique ou IMAX.</span><br><span>L&rsquo;&eacute;cran est plus grand&hellip; mais le billet aussi ! Alors, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on paie vraiment ?</span><br><span>&Eacute;cran XXL, image qui peut s&rsquo;agrandir en pleine projection, son immersif, cam&eacute;ras IMAX&hellip; Et surtout : pourquoi tous les films projet&eacute;s en IMAX n&rsquo;offrent-ils pas forc&eacute;ment la m&ecirc;me exp&eacute;rience ?</span><br><span>Dans ce nouvel &eacute;pisode des Bobines d&rsquo;Amandine, on vous explique simplement ce qui se cache derri&egrave;re les trois petites lettres I-M-A-X.</span><br><span>Et vous allez voir qu&rsquo;entre un film projet&eacute; en IMAX, un film &laquo; Filmed for IMAX &raquo; et un Christopher Nolan r&eacute;ellement pens&eacute; pour ce format&hellip; il y a quelques diff&eacute;rences !</span><br><span>Alors, l&rsquo;IMAX vaut-il vraiment les quelques euros suppl&eacute;mentaires ?</span><br><br><span>La r&eacute;ponse dans Les Bobines d&rsquo;Amandine !</span></p><br /><audio controls><source src="http://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a9ef113e2cc60.65958651.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 07 Sep 2026 17:12:00 +0000</pubDate>
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      <title><![CDATA[LES BOBINES D’AMANDINE    « La Vie d’une femme » : le coup de cœur cannois arrive en salles]]></title>
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      <description><![CDATA[LES BOBINES D&rsquo;AMANDINE

&nbsp;&nbsp;&laquo; La Vie d&rsquo;une femme &raquo; : le coup de c&oelig;ur cannois d&rsquo;Amandine arrive en sallesUne chirurgienne qui voit sa vie parfaitement...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<div><span>LES BOBINES D&rsquo;AMANDINE</span></div>
<div></div>
<div><i>&nbsp;&nbsp;&laquo; La Vie d&rsquo;une femme &raquo; : le coup de c&oelig;ur cannois d&rsquo;Amandine arrive en salles</i><br><br>Une chirurgienne qui voit sa vie parfaitement organis&eacute;e vaciller, Eisenhower suspendu &agrave;&hellip; un bulletin m&eacute;t&eacute;o &nbsp;et Jonathan Lambert coinc&eacute; la t&ecirc;te dans des ... toilettes.&nbsp;<br>Oui, la rentr&eacute;e cin&eacute;ma est bien lanc&eacute;e !<br>Cette semaine dans Les Bobines d&rsquo;Amandine, on parle des sorties du 9 septembre avec&nbsp;<b>La Vie d&rsquo;une femme</b>, mon coup de coeur d&eacute;couvert au Festival de Cannes,&nbsp;<b>Pressure</b>&nbsp;et l&rsquo;inclassable&nbsp;<b>Flush</b>.<br>Et puisque le cin&eacute;ma se vit aussi sur les tapis rouges, petit d&eacute;tour par la&nbsp;<b>Mostra de Venise</b>&nbsp;et le&nbsp;<b>Festival de Deauville</b>.&nbsp;<br><br>&nbsp;Trois minutes pour savoir quoi voir et ce qui fait l&rsquo;actu cin&eacute;ma cette semaine !</div><br /><audio controls><source src="http://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a97023224ea77.03236211.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 07 Sep 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
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      <title><![CDATA[Deauville déroule le tapis rouge au cinéma américain]]></title>
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      <description><![CDATA[Chaque rentr&eacute;e, Deauville prend des airs de petite Californie. Le Festival du Cin&eacute;ma Am&eacute;ricain revient en Normandie pour c&eacute;l&eacute;brer toute la ri...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><span>Chaque rentr&eacute;e, Deauville prend des airs de petite Californie. Le </span><strong><span>Festival du Cin&eacute;ma Am&eacute;ricain</span></strong><span> revient en Normandie pour c&eacute;l&eacute;brer toute la richesse du cin&eacute;ma venu d&rsquo;outre-Atlantique : des grandes figures d&rsquo;Hollywood aux nouveaux talents du cin&eacute;ma ind&eacute;pendant.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au programme : des avant-premi&egrave;res, des films en comp&eacute;tition, des rencontres et des hommages, mais aussi cette atmosph&egrave;re si particuli&egrave;re qui fait de Deauville, le temps du festival, l&rsquo;un des rendez-vous incontournables de la rentr&eacute;e cin&eacute;ma.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>????️ </span><strong><span>Dans ce nouvel &eacute;pisode, on vous raconte le Festival de Deauville, son histoire, son esprit et ce qui fait sa singularit&eacute; depuis plus de 50 ans.</span></strong></p>
<p><span>Bonne &eacute;coute avec </span><strong><span>La Radio du Cin&eacute;ma</span></strong><span> !</span></p><br /><audio controls><source src="http://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a98809cafce90.00563891.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 02 Sep 2026 19:59:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Bobines d'Amandine - Emission Spéciale RAPPENEAU]]></title>
      <link>http://www.radioducinema.com/podcasts/bobines-d-amandine-emission-speciale-rappeneau-607</link>
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      <description><![CDATA[Jean-Paul Rappeneau : le panache, l&rsquo;aventure et l&rsquo;amour du grand cin&eacute;ma populaire fran&ccedil;ais
Le r&eacute;alisateur de Cyrano de Be...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<h1><span>Jean-Paul Rappeneau : le panache, l&rsquo;aventure et l&rsquo;amour du grand cin&eacute;ma populaire fran&ccedil;ais</span></h1>
<p class="isSelectedEnd"><strong><span>Le r&eacute;alisateur de </span></strong><em><strong><span>Cyrano de Bergerac</span></strong></em><strong><span>, </span></strong><em><strong><span>Le Sauvage</span></strong></em><strong><span> et </span></strong><em><strong><span>Le Hussard sur le toit</span></strong></em><strong><span>, Jean-Paul Rappeneau, s&rsquo;est &eacute;teint &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 94 ans. Dans Les Bobines d&rsquo;Amandine, La Radio du Cin&eacute;ma revient sur la carri&egrave;re d&rsquo;un cin&eacute;aste perfectionniste et romanesque, qui aura marqu&eacute; le cin&eacute;ma fran&ccedil;ais avec seulement huit longs m&eacute;trages.</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Il n&rsquo;a r&eacute;alis&eacute; que huit longs m&eacute;trages en cinquante ans. Huit films seulement, mais plusieurs sont devenus des classiques du cin&eacute;ma fran&ccedil;ais.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><strong><span>Jean-Paul Rappeneau est mort le 1er septembre 2026 &agrave; Paris, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 94 ans</span></strong><span>, laissant derri&egrave;re lui un cin&eacute;ma fait de mouvement, d&rsquo;aventure, de grandes histoires d&rsquo;amour et, &eacute;videmment, de panache.</span></p>
<h2><span>Avant Rappeneau r&eacute;alisateur, Rappeneau sc&eacute;nariste</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>N&eacute; &agrave; Auxerre en 1932, Jean-Paul Rappeneau commence sa carri&egrave;re loin des projecteurs.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Avant de passer derri&egrave;re la cam&eacute;ra, il &eacute;crit pour les autres et participe notamment au sc&eacute;nario de </span><em><span>Zazie dans le m&eacute;tro</span></em><span> de Louis Malle.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>On retrouve &eacute;galement sa plume sur </span><em><span>L&rsquo;Homme de Rio</span></em><span> de Philippe de Broca, avec Jean-Paul Belmondo. Une com&eacute;die d&rsquo;aventures men&eacute;e &agrave; cent &agrave; l&rsquo;heure qui contient d&eacute;j&agrave; beaucoup de ce qui deviendra la signature du futur r&eacute;alisateur : le rythme, le mouvement, les voyages et des personnages lanc&eacute;s dans une course permanente.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>En 1966, il r&eacute;alise enfin son premier long m&eacute;trage, </span><strong><span>La Vie de ch&acirc;teau</span></strong><span>, avec Catherine Deneuve et Philippe Noiret.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le film remporte le prix Louis-Delluc et lance d&eacute;finitivement sa carri&egrave;re de r&eacute;alisateur.</span></p>
<h2><span>Deneuve, Belmondo, Montand, Adjani&hellip;</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Jean-Paul Rappeneau va alors filmer certains des plus grands acteurs fran&ccedil;ais.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Jean-Paul Belmondo et Marl&egrave;ne Jobert dans </span><em><span>Les Mari&eacute;s de l&rsquo;an II</span></em><span>. Yves Montand et Catherine Deneuve dans </span><em><span>Le Sauvage</span></em><span>. Isabelle Adjani dans </span><em><span>Tout feu tout flamme</span></em><span>&hellip;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Chez Rappeneau, les personnages courent beaucoup, se disputent &eacute;norm&eacute;ment et s&rsquo;aiment rarement de mani&egrave;re simple.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>C&rsquo;est particuli&egrave;rement vrai dans </span><strong><span>Le Sauvage</span></strong><span>, sorti en 1975. </span><span>Catherine Deneuve y incarne une jeune femme aussi impr&eacute;visible qu&rsquo;envahissante qui d&eacute;barque dans la vie d&rsquo;un Yves Montand r&eacute;fugi&eacute; sur une &icirc;le au large du Venezuela.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le r&eacute;sultat est une com&eacute;die romantique, physique et aventureuse devenue l&rsquo;un des films les plus aim&eacute;s de son r&eacute;alisateur.</span></p>
<h2><span>&laquo; Cyrano de Bergerac &raquo;, le triomphe</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Mais le film qui fera d&eacute;finitivement entrer Jean-Paul Rappeneau dans l&rsquo;histoire du cin&eacute;ma arrive en 1990.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><strong><span>Cyrano de Bergerac.</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le projet est immense : adapter Edmond Rostand, conserver ses alexandrins et transformer cette &oelig;uvre th&eacute;&acirc;trale monumentale en grand spectacle cin&eacute;matographique.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Sous la direction de Rappeneau, G&eacute;rard Depardieu devient Cyrano.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le film s&eacute;duit plus de cinq millions de spectateurs dans les salles fran&ccedil;aises et conna&icirc;t un succ&egrave;s international exceptionnel.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Nomm&eacute; cinq fois aux Oscars, </span><em><span>Cyrano de Bergerac</span></em><span> triomphe &eacute;galement aux C&eacute;sar avec </span><strong><span>dix r&eacute;compenses</span></strong><span>, dont celles du meilleur film et du meilleur r&eacute;alisateur.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Et plus de trente-cinq ans apr&egrave;s sa sortie, il reste indissociable de Jean-Paul Rappeneau.</span></p>
<h2><span>Du &laquo; Hussard sur le toit &raquo; au dernier film</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Cinq ans apr&egrave;s </span><em><span>Cyrano</span></em><span>, Rappeneau se lance dans un autre projet spectaculaire : </span><strong><span>Le Hussard sur le toit</span></strong><span>, adapt&eacute; du roman de Jean Giono.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Juliette Binoche et Olivier Martinez traversent une Provence ravag&eacute;e par le chol&eacute;ra dans une nouvelle grande fresque o&ugrave; se m&ecirc;lent aventure, romanesque et sentiments.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Suivront </span><em><span>Bon Voyage</span></em><span> en 2003 puis, en 2015, </span><strong><span>Belles Familles</span></strong><span>, qui restera son dernier long m&eacute;trage.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Jean-Paul Rappeneau avait alors 83 ans.</span></p>
<h2><span>---</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Huit films en cinquante ans : le chiffre dit aussi quelque chose du personnage.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Jean-Paul Rappeneau &eacute;tait un cin&eacute;aste perfectionniste, capable de laisser passer de longues ann&eacute;es avant de trouver le projet qui lui donnerait suffisamment envie de retourner sur un plateau.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Mais lorsqu&rsquo;il y retournait, il voyait grand.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Des costumes, des d&eacute;cors, de l&rsquo;aventure, des acteurs magnifiques, des dialogues qui fusent et cette sensation permanente de mouvement.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Son cin&eacute;ma pouvait &ecirc;tre populaire sans &ecirc;tre facile, &eacute;l&eacute;gant sans &ecirc;tre fig&eacute; et romanesque sans jamais perdre son humour.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Il aura surtout travers&eacute; plusieurs g&eacute;n&eacute;rations en dirigeant </span><strong><span>Catherine Deneuve, Philippe Noiret, Jean-Paul Belmondo, Marl&egrave;ne Jobert, Yves Montand, Isabelle Adjani, G&eacute;rard Depardieu, Juliette Binoche</span></strong><span> ou encore </span><strong><span>Mathieu Amalric</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Jean-Paul Rappeneau dispara&icirc;t, mais il laisse derri&egrave;re lui quelques-unes des plus belles images du cin&eacute;ma populaire fran&ccedil;ais.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Et si </span><em><span>Cyrano de Bergerac</span></em><span> reste son monument, </span><strong><span>Amandine vous propose dans sa chronique de red&eacute;couvrir aussi </span></strong><em><strong><span>Le Sauvage</span></strong></em><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Parce qu&rsquo;il suffit parfois de revoir Catherine Deneuve et Yves Montand se chamailler sous les tropiques pour comprendre tout le cin&eacute;ma de Rappeneau.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>De l&rsquo;amour, du mouvement, de l&rsquo;aventure&hellip;</span></p>
<p><strong><span>et toujours du panache.</span></strong></p><br /><audio controls><source src="http://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a981c52e35f38.57972617.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 02 Sep 2026 12:50:00 +0000</pubDate>
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