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    <title>La Radio du Cinéma - RSS News</title>
    <description>La Radio du Cinéma - RSS News</description>
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    <item>
      <title>Camille Cottin sera Milady dans Les Trois Mousquetaires d’Audible, attendu le 3 septembre 2026</title>
      <description><![CDATA[Camille Cottin pr&ecirc;tera sa voix &agrave; Milady de Winter dans la nouvelle adaptation audio Audible des Trois Mousquetaires. Cette fiction en Dolby Atmos sera disponible le 3 septembre 2026, simultan&eacute;ment en fran&ccedi...]]></description>
      <pubDate>Tue, 28 Jul 2026 12:46:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radioducinema.com/news/camille-cottin-sera-milady-dans-les-trois-mousquetaires-d-audible-attendu-le-3-septembre-2026-253</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Camille Cottin pr&ecirc;tera sa voix &agrave; Milady de Winter dans la nouvelle adaptation audio Audible des <em>Trois Mousquetaires</em>. Cette fiction en Dolby Atmos sera disponible le 3 septembre 2026, simultan&eacute;ment en fran&ccedil;ais et en anglais. Les autres membres du casting seront d&eacute;voil&eacute;s ult&eacute;rieurement.</strong></p>
<p>&laquo; Un pour tous et tous pour un &raquo; va bient&ocirc;t r&eacute;sonner dans les &eacute;couteurs. Audible pr&eacute;pare une nouvelle adaptation des <em>Trois Mousquetaires</em>, le roman d&rsquo;Alexandre Dumas, sous la forme d&rsquo;une fiction interpr&eacute;t&eacute;e par plusieurs com&eacute;diens et sp&eacute;cialement con&ccedil;ue pour l&rsquo;&eacute;coute.</p>
<p>Le premier nom annonc&eacute; est celui de <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne%3D240868.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Camille Cottin</a>. La com&eacute;dienne incarnera Milady de Winter, espionne et adversaire d&eacute;terminante de d&rsquo;Artagnan, Athos, Porthos et Aramis.</p>
<h2>Camille Cottin sera Milady en fran&ccedil;ais et en anglais</h2>
<p>Camille Cottin interpr&eacute;tera Milady dans les deux versions de cette cr&eacute;ation Audible Original. Les adaptations fran&ccedil;aise et anglaise seront propos&eacute;es le m&ecirc;me jour, le 3 septembre 2026.</p>
<p>R&eacute;v&eacute;l&eacute;e &agrave; un large public par <em>Dix pour cent</em>, la com&eacute;dienne a depuis multipli&eacute; les r&ocirc;les en France et &agrave; l&rsquo;international. Elle a notamment jou&eacute; dans la s&eacute;rie <em>Killing Eve</em>, dans <em>House of Gucci</em> de Ridley Scott et dans <em>Myst&egrave;re &agrave; Venise</em> de Kenneth Branagh.</p>
<p>Le choix de Camille Cottin place imm&eacute;diatement Milady au centre de l&rsquo;annonce. Le personnage devra ici imposer sa pr&eacute;sence sans costume ni regard port&eacute; vers la cam&eacute;ra : ses intentions, ses changements de ton et ses zones d&rsquo;ombre passeront d&rsquo;abord par la voix.</p>
<h2>Les Trois Mousquetaires sur Audible : une sortie le 3 septembre 2026</h2>
<p>La nouvelle fiction audio sera disponible exclusivement sur <a href="https://www.audible.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Audible</a> &agrave; partir du 3 septembre 2026. La plateforme n&rsquo;a pas encore communiqu&eacute; sa dur&eacute;e, son &eacute;ventuel d&eacute;coupage en &eacute;pisodes ni le prix d&rsquo;acc&egrave;s au titre.</p>
<p>Camille Cottin reste, &agrave; ce jour, la seule interpr&egrave;te officiellement annonc&eacute;e. Les voix de d&rsquo;Artagnan, Athos, Porthos, Aramis, Constance Bonacieux et du cardinal de Richelieu n&rsquo;ont pas encore &eacute;t&eacute; r&eacute;v&eacute;l&eacute;es.</p>
<h2>Une fiction audio con&ccedil;ue comme un spectacle sonore</h2>
<p>Cette adaptation ne prendra pas la forme d&rsquo;une simple lecture du roman. Le jeu des com&eacute;diens sera accompagn&eacute; de bruitages, d&rsquo;ambiances et de musique afin de restituer les duels, les chevauch&eacute;es, les conversations secr&egrave;tes et les intrigues de cour.</p>
<p>La production sera propos&eacute;e en Dolby Atmos. Sur les appareils et les &eacute;couteurs compatibles, cette technologie d&rsquo;audio spatial permet de situer plus pr&eacute;cis&eacute;ment les sons autour de l&rsquo;auditeur. Audible pr&eacute;cise que les titres concern&eacute;s peuvent &eacute;galement &ecirc;tre &eacute;cout&eacute;s dans un format st&eacute;r&eacute;o classique.</p>
<p>Le son devient ainsi le principal outil de mise en sc&egrave;ne. Le choc des &eacute;p&eacute;es, les pas dans un corridor, le galop d&rsquo;un cheval ou une voix murmur&eacute;e pourront construire un d&eacute;cor sans passer par l&rsquo;image. Une mani&egrave;re de retrouver une part du pouvoir d&rsquo;&eacute;vocation des grandes musiques et des dialogues de cin&eacute;ma.</p>
<h2>Milady et Constance replac&eacute;es au premier plan</h2>
<p>Audible annonce une approche contemporaine du roman, avec une place plus importante accord&eacute;e &agrave; Milady de Winter et &agrave; Constance Bonacieux. Selon la pr&eacute;sentation du projet, les deux femmes disposeront de motivations, d&rsquo;initiatives et de trajectoires plus d&eacute;velopp&eacute;es.</p>
<p>Milady ne sera donc pas seulement l&rsquo;adversaire qui contrarie les projets des mousquetaires. Espionne, manipulatrice et survivante, elle devrait appara&icirc;tre comme l&rsquo;un des moteurs politiques et dramatiques du r&eacute;cit.</p>
<p>Face &agrave; elle, Constance Bonacieux est pr&eacute;sent&eacute;e comme une femme de courage qui refuse de rester un simple pion dans les affaires de la couronne.</p>
<p>Cette nouvelle r&eacute;partition des points de vue ne devrait pas faire dispara&icirc;tre l&rsquo;amiti&eacute; de d&rsquo;Artagnan et des trois mousquetaires. Audible promet de conserver l&rsquo;&eacute;nergie, l&rsquo;humour et le panache du r&eacute;cit de cape et d&rsquo;&eacute;p&eacute;e.</p>
<h2>Pourquoi le roman d&rsquo;Alexandre Dumas se pr&ecirc;te &agrave; la fiction audio</h2>
<p><a href="https://gallica.bnf.fr/conseils/content/les-trois-mousquetaires" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>Les Trois Mousquetaires</em></a> para&icirc;t initialement en feuilleton dans le journal <em>Le Si&egrave;cle</em> en 1844. Cette publication par &eacute;pisodes explique en partie son rythme soutenu, ses rebondissements et ses fins de chapitres con&ccedil;ues pour relancer imm&eacute;diatement l&rsquo;aventure.</p>
<p>Le roman suit le jeune d&rsquo;Artagnan, arriv&eacute; &agrave; Paris avec l&rsquo;espoir d&rsquo;int&eacute;grer les mousquetaires du roi. Apr&egrave;s des d&eacute;buts mouvement&eacute;s, il se lie avec Athos, Porthos et Aramis. Tous les quatre se retrouvent entra&icirc;n&eacute;s dans des complots o&ugrave; s&rsquo;affrontent fid&eacute;lit&eacute;s personnelles, int&eacute;r&ecirc;ts politiques et secrets de cour.</p>
<p>Cette construction convient naturellement &agrave; une adaptation sonore : les affrontements peuvent s&rsquo;entendre, les complots se deviner dans un silence et les personnages se reconna&icirc;tre &agrave; leur mani&egrave;re de parler. Le feuilleton litt&eacute;raire retrouve ainsi une forme de rendez-vous audio, pr&egrave;s de deux si&egrave;cles apr&egrave;s sa premi&egrave;re publication.</p>
<h2>Audible poursuit ses adaptations de classiques</h2>
<p><em>Les Trois Mousquetaires</em> rejoint plusieurs &oelig;uvres litt&eacute;raires d&eacute;j&agrave; adapt&eacute;es sous le label Audible Original. La plateforme a notamment produit une version de <em>1984</em> en 2024 avec Laetitia Casta, Lambert Wilson et Dali Benssalah.</p>
<p>En 2025, <em>Orgueil et Pr&eacute;jug&eacute;s</em> a r&eacute;uni Lyna Khoudri, Lucas Bravo et A&iuml;ssa Ma&iuml;ga. Audible a &eacute;galement d&eacute;velopp&eacute; la s&eacute;rie audio <em>Marvel&rsquo;s Wastelanders</em>, port&eacute;e notamment par Antoine de Caunes, Jos&eacute; Garcia, Catherine Deneuve et Stefi Celma.</p>
<p>Selon un sondage OpinionWay r&eacute;alis&eacute; pour Audible en mars 2026, pr&egrave;s de trois Fran&ccedil;ais sur dix ont d&eacute;j&agrave; &eacute;cout&eacute; un livre audio.</p>
<h2>Infos pratiques</h2>
<ul>
<li><strong>Titre :</strong> <em>Les Trois Mousquetaires</em></li>
<li><strong>Format :</strong> fiction audio Audible Original</li>
<li><strong>Date de sortie :</strong> 3 septembre 2026</li>
<li><strong>Lieu :</strong> diffusion en ligne</li>
<li><strong>Horaires :</strong> &eacute;coute &agrave; la demande apr&egrave;s la mise en ligne</li>
<li><strong>Plateforme :</strong> Audible</li>
<li><strong>Langues annonc&eacute;es :</strong> fran&ccedil;ais et anglais</li>
<li><strong>Interpr&egrave;te confirm&eacute;e :</strong> Camille Cottin dans le r&ocirc;le de Milady de Winter</li>
<li><strong>Son :</strong> Dolby Atmos sur les appareils compatibles</li>
<li><strong>Dur&eacute;e :</strong> non communiqu&eacute;e</li>
<li><strong>Autres membres du casting :</strong> annonces &agrave; venir</li>
<li><strong>Acc&egrave;s et tarif :</strong> modalit&eacute;s propres au titre non communiqu&eacute;es &agrave; ce jour</li>
</ul>
<p>Camille Cottin, Les Trois Mousquetaires, Audible Original, Milady de Winter, fiction audio, Alexandre Dumas, Dolby Atmos.</p>
<p></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Festival de Karlovy Vary 2026 : Dustin Hoffman, Juliette Binoche et le palmarès de la 60e édition</title>
      <description><![CDATA[
Le Festival international du film de Karlovy Vary 2026 s&rsquo;est achev&eacute; en R&eacute;publique tch&egrave;que apr&egrave;s neuf jours de projections. Dustin Hoffman, Juliette Binoche et Robert Richar...]]></description>
      <pubDate>Sun, 12 Jul 2026 19:55:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radioducinema.com/news/festival-de-karlovy-vary-2026-dustin-hoffman-juliette-binoche-et-le-palmares-de-la-60e-edition-252</link>
      <guid>https://www.radioducinema.com/news/festival-de-karlovy-vary-2026-dustin-hoffman-juliette-binoche-et-le-palmares-de-la-60e-edition-252</guid>
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      <content:encoded><![CDATA[<article><header>
<p class="chapo"><strong>Le Festival international du film de Karlovy Vary 2026 s&rsquo;est achev&eacute; en R&eacute;publique tch&egrave;que apr&egrave;s neuf jours de projections. Dustin Hoffman, Juliette Binoche et Robert Richardson ont re&ccedil;u un Globe de cristal d&rsquo;honneur, tandis que <em>Fruit Gathering</em>, r&eacute;alis&eacute; par Aung Phyoe, a remport&eacute; le grand prix de la 60e &eacute;dition.</strong></p>
<p><small>Publi&eacute; le 12 juillet 2026 &bull; Par la r&eacute;daction de La Radio du Cin&eacute;ma</small></p>
</header>
<figure>Le rideau est tomb&eacute; le 11 juillet sur le <a href="https://www.kviff.com/" rel="noopener noreferrer">Festival international du film de Karlovy Vary</a>. Cette &eacute;dition anniversaire c&eacute;l&eacute;brait &agrave; la fois le 80e anniversaire de la premi&egrave;re manifestation organis&eacute;e en 1946 et la 60e &eacute;dition du festival.</figure>
<p>L&rsquo;&eacute;v&eacute;nement, pr&eacute;sent&eacute; par son organisation comme le deuxi&egrave;me plus ancien festival de cin&eacute;ma au monde, a plac&eacute; plusieurs g&eacute;n&eacute;rations de cin&eacute;astes et d&rsquo;interpr&egrave;tes sous les projecteurs. Le sc&eacute;nario de cette semaine tch&egrave;que tenait en quelques noms : <a href="https://www.kviff.com/en/news/5712-dustin-hoffman-to-receive-crystal-globe-and-present-the-graduate-at-kviff" rel="noopener noreferrer">Dustin Hoffman</a>, <a href="https://www.kviff.com/en/news/5710-juliette-binoche-to-be-awarded-a-crystal-globe" rel="noopener noreferrer">Juliette Binoche</a>, Robert Richardson, Maggie Gyllenhaal, Jesse Eisenberg, Jeffrey Wright et Magda V&aacute;&scaron;&aacute;ryov&aacute;.</p>
<p>Mais Karlovy Vary n&rsquo;est pas seulement un tapis rouge. La comp&eacute;tition a &eacute;galement donn&eacute; de la visibilit&eacute; &agrave; de nouveaux films venus de Birmanie, de R&eacute;publique tch&egrave;que, de France, du Danemark, du Liban, de Suisse et de Slovaquie. Une mani&egrave;re de rappeler qu&rsquo;un festival compte autant par les carri&egrave;res qu&rsquo;il c&eacute;l&egrave;bre que par celles qu&rsquo;il aide &agrave; commencer.</p>
<h2>Dustin Hoffman re&ccedil;oit le Globe de cristal et retrouve Le Laur&eacute;at</h2>
<p>Le premier grand moment de l&rsquo;&eacute;dition a eu lieu pendant la c&eacute;r&eacute;monie d&rsquo;ouverture du vendredi 3 juillet, dans la grande salle de l&rsquo;h&ocirc;tel Thermal. <a href="https://www.imdb.com/find/?q=Dustin%20Hoffman&amp;s=nm" rel="noopener noreferrer">Dustin Hoffman</a> y a re&ccedil;u le Globe de cristal pour sa contribution artistique exceptionnelle au cin&eacute;ma mondial.</p>
<p>Le com&eacute;dien aux deux Oscars a ensuite pr&eacute;sent&eacute; <a href="https://www.imdb.com/find/?q=The%20Graduate%201967&amp;s=tt" rel="noopener noreferrer"><em>Le Laur&eacute;at</em></a>, le film de Mike Nichols qui avait lanc&eacute; sa carri&egrave;re &agrave; la fin des ann&eacute;es 1960. Devant le public de Karlovy Vary, il a &eacute;voqu&eacute; la qu&ecirc;te d&rsquo;identit&eacute; qui traverse le personnage de Benjamin Braddock et, plus largement, une vie d&rsquo;acteur : &laquo; Nous passons des ann&eacute;es &agrave; nous chercher. Et je cherche encore aujourd&rsquo;hui &raquo;, a-t-il confi&eacute;.</p>
<p>Ce retour au <em>Laur&eacute;at</em> ne relevait pas seulement de la s&eacute;ance nostalgique. Le film reste l&rsquo;un des jalons du Nouvel Hollywood, lorsque les h&eacute;ros s&ucirc;rs d&rsquo;eux ont laiss&eacute; la place &agrave; des personnages h&eacute;sitants, d&eacute;cal&eacute;s, parfois incapables de suivre le tempo que la soci&eacute;t&eacute; leur imposait. Simon et Garfunkel ne sont jamais tr&egrave;s loin.</p>
<h2>Juliette Binoche, un Globe de cristal et le souvenir d&rsquo;Abbas Kiarostami</h2>
<p>Le Globe de cristal pour contribution artistique a &eacute;galement &eacute;t&eacute; remis &agrave; <a href="https://www.imdb.com/find/?q=Juliette%20Binoche&amp;s=nm" rel="noopener noreferrer">Juliette Binoche</a> pendant la c&eacute;r&eacute;monie de cl&ocirc;ture. L&rsquo;actrice fran&ccedil;aise a pr&eacute;sent&eacute; trois &oelig;uvres li&eacute;es &agrave; son parcours : <em>In-I in Motion</em>, <em>Trois Couleurs : Bleu</em> de Krzysztof Kieślowski et <a href="https://www.imdb.com/find/?q=Certified%20Copy%202010&amp;s=tt" rel="noopener noreferrer"><em>Copie conforme</em></a> d&rsquo;Abbas Kiarostami.</p>
<p>&Agrave; Karlovy Vary, elle a racont&eacute; la naissance singuli&egrave;re de sa collaboration avec le r&eacute;alisateur iranien. Abbas Kiarostami l&rsquo;avait invit&eacute;e &agrave; T&eacute;h&eacute;ran avant de lui raconter une histoire qu&rsquo;elle avait d&rsquo;abord prise pour un r&eacute;cit r&eacute;el. Il lui avait ensuite r&eacute;v&eacute;l&eacute; que tout &eacute;tait invent&eacute; &mdash; un jeu avec la v&eacute;rit&eacute; et la repr&eacute;sentation qui deviendrait pr&eacute;cis&eacute;ment le c&oelig;ur de <em>Copie conforme</em>.</p>
<p>Leur accord avait &eacute;t&eacute; scell&eacute; sans contrat traditionnel : un morceau de papier, de la peinture d&eacute;pos&eacute;e sur leurs doigts et deux empreintes en guise de signatures. Juliette Binoche avait remport&eacute; le prix d&rsquo;interpr&eacute;tation f&eacute;minine au Festival de Cannes 2010 pour ce film.</p>
<p>Lors de la cl&ocirc;ture, l&rsquo;actrice a d&eacute;fendu une vision collective de la cr&eacute;ation : &laquo; Notre travail est un cercle, pas une pyramide. Il repr&eacute;sente le sentiment que nous sommes tous reli&eacute;s &raquo;, a-t-elle d&eacute;clar&eacute;. Elle a &eacute;galement rappel&eacute; la n&eacute;cessit&eacute; de pr&eacute;server la libert&eacute; des artistes et leur capacit&eacute; &agrave; raconter le monde.</p>
<h2>Robert Richardson honor&eacute; pour une vie pass&eacute;e &agrave; &eacute;crire avec la lumi&egrave;re</h2>
<p>Le directeur de la photographie <a href="https://www.kviff.com/en/news/5695-karlovy-vary-festival-to-honor-cinematographer-robert-richardson" rel="noopener noreferrer">Robert Richardson</a> a re&ccedil;u la m&ecirc;me distinction le 5 juillet. Trois fois r&eacute;compens&eacute; aux Oscars, il a notamment travaill&eacute; avec Oliver Stone, Martin Scorsese et Quentin Tarantino.</p>
<p>Harvey Keitel lui a remis le troph&eacute;e avant la pr&eacute;sentation du documentaire <em>Robert Richardson: The White Devil</em>, r&eacute;alis&eacute; par Jana Hojdov&aacute;. Le film retrace plus de 10 ann&eacute;es de sa vie et de son travail. Une occasion de remettre au centre du cadre un m&eacute;tier dont les choix de lumi&egrave;re, de contraste et de mouvement fa&ccedil;onnent pourtant chaque plan.</p>
<h2>Maggie Gyllenhaal et Jesse Eisenberg parmi les Prix du pr&eacute;sident</h2>
<p>Le Prix du pr&eacute;sident du festival a &eacute;t&eacute; attribu&eacute; &agrave; <a href="https://www.kviff.com/en/news/5670-kviff-set-to-award-maggie-gyllenhaal" rel="noopener noreferrer">Maggie Gyllenhaal</a>, Jesse Eisenberg, Jeffrey Wright et Magda V&aacute;&scaron;&aacute;ryov&aacute;.</p>
<p>Maggie Gyllenhaal est revenue &agrave; Karlovy Vary avec <em>The Bride!</em>, sa deuxi&egrave;me r&eacute;alisation, inspir&eacute;e par la figure de la fianc&eacute;e de Frankenstein. Jesse Eisenberg a pr&eacute;sent&eacute; <em>The Double</em> de Richard Ayoade et r&eacute;sum&eacute; avec humour le plaisir tr&egrave;s humain de recevoir une r&eacute;compense : &laquo; Je ne la m&eacute;rite peut-&ecirc;tre pas, mais les acteurs aiment les prix &raquo;, a-t-il lanc&eacute;.</p>
<p>Jeffrey Wright a retrouv&eacute; le festival 29 ans apr&egrave;s sa premi&egrave;re venue, tandis que Magda V&aacute;&scaron;&aacute;ryov&aacute; a &eacute;t&eacute; c&eacute;l&eacute;br&eacute;e pour une carri&egrave;re qui appartient pleinement &agrave; l&rsquo;histoire du cin&eacute;ma tch&eacute;coslovaque. Leurs distinctions compl&egrave;tent le portrait d&rsquo;un festival attentif aux grandes filmographies comme aux m&eacute;moires culturelles de l&rsquo;Europe centrale.</p>
<h2>Fruit Gathering remporte le grand prix de Karlovy Vary 2026</h2>
<p>Le Globe de cristal de la comp&eacute;tition a &eacute;t&eacute; attribu&eacute; &agrave; <a href="https://www.kviff.com/en/news/6023-the-crystal-globe-goes-to-fruit-gathering-lover-not-a-fighter-wins-the-proxima-competition" rel="noopener noreferrer"><em>Fruit Gathering</em></a>, r&eacute;alis&eacute; par Aung Phyoe. Cette coproduction birmane, tch&egrave;que et fran&ccedil;aise suit des femmes dont les d&eacute;sirs et les relations se heurtent &agrave; une soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; l&rsquo;amour entre femmes demeure difficilement accept&eacute;.</p>
<p>Juliette Binoche a remis le prix au r&eacute;alisateur pendant la c&eacute;r&eacute;monie de cl&ocirc;ture. Le m&ecirc;me troph&eacute;e de verre a donc racont&eacute; deux histoires distinctes : la reconnaissance d&rsquo;&oelig;uvres d&eacute;j&agrave; consid&eacute;rables pour Hoffman, Binoche et Richardson, puis l&rsquo;&eacute;lan donn&eacute; &agrave; un cin&eacute;aste qui recevait ici son premier grand prix international.</p>
<p>Dans la comp&eacute;tition Proxima, consacr&eacute;e aux propositions formelles plus aventureuses, <em>Lover, Not a Fighter</em> de Martina Buchelov&aacute; a remport&eacute; le premier prix. Le drame danois <em>The Guest</em> a obtenu le Prix sp&eacute;cial du jury et le prix de la mise en sc&egrave;ne pour Mads Mengel.</p>
<p>Ghassan Saad a re&ccedil;u le prix d&rsquo;interpr&eacute;tation masculine pour <em>Pipes</em>. Anna Schinz a &eacute;t&eacute; r&eacute;compens&eacute;e pour son r&ocirc;le dans le drame suisse <em>A Happy Family</em>.</p>
<h2>The Match en ouverture, un pickpocket new-yorkais pour la cl&ocirc;ture</h2>
<p>La 60e &eacute;dition s&rsquo;&eacute;tait ouverte avec <a href="https://www.kviff.com/en/news/5713-the-60th-kviff-will-open-with-the-match-and-close-with-melancholic-crime-drama" rel="noopener noreferrer"><em>The Match</em></a>, documentaire de Juan Cabral et Santiago Franco consacr&eacute; au match Argentine-Angleterre de la Coupe du monde de football 1986.</p>
<p>Le film revient sur une rencontre devenue un r&eacute;cit politique, populaire et mythologique, marqu&eacute;e par deux buts de Diego Maradona dont les images ont largement d&eacute;pass&eacute; les fronti&egrave;res du sport.</p>
<p>La cl&ocirc;ture a &eacute;t&eacute; confi&eacute;e &agrave; <em>The Only Living Pickpocket in New York</em> de Noah Segan, avec John Turturro. Ce drame criminel m&eacute;lancolique suit un pickpocket de la vieille &eacute;cole lanc&eacute; dans une course &agrave; travers New York. Apr&egrave;s les souvenirs, les troph&eacute;es et les retrouvailles, Karlovy Vary a donc baiss&eacute; la lumi&egrave;re sur une silhouette de cin&eacute;ma avan&ccedil;ant dans la ville, les mains dans les poches et le temps &agrave; ses trousses.</p>
<p><span style="font-size: 18pt;"><strong>Infos pratiques : Festival de Karlovy Vary 2026</strong></span></p>
<section>
<ul>
<li><strong>&Eacute;v&eacute;nement :</strong> 60e Festival international du film de Karlovy Vary, KVIFF</li>
<li><strong>Dates :</strong> du vendredi 3 au samedi 11 juillet 2026</li>
<li><strong>Dur&eacute;e :</strong> neuf jours</li>
<li><strong>Lieu :</strong> Karlovy Vary, R&eacute;publique tch&egrave;que</li>
<li><strong>Sites principaux :</strong> h&ocirc;tel Thermal, Th&eacute;&acirc;tre de Karlovy Vary, Grandhotel Pupp et salles partenaires</li>
<li><strong>Acc&egrave;s :</strong> Karlovy Vary est accessible depuis Prague en autocar ou en train ; des transports locaux relient les principaux lieux du festival</li>
<li><strong>Plateforme :</strong> actualit&eacute;s, vid&eacute;os et archives sur <a href="https://www.kviff.com/" rel="noopener noreferrer">KVIFF.com</a> et <a href="https://kviff.tv/" rel="noopener noreferrer">KVIFF.TV</a></li>
<li><strong>&Eacute;tat de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement :</strong> &eacute;dition 2026 termin&eacute;e</li>
</ul>
</section>
<section>
<h2></h2>
<ul>
<li>Karlovy Vary</li>
<li>Festivals de cin&eacute;ma</li>
<li>Dustin Hoffman</li>
<li>Juliette Binoche</li>
<li>Robert Richardson</li>
<li>Palmar&egrave;s cin&eacute;ma</li>
<li>Cin&eacute;ma europ&eacute;en</li>
</ul>
</section>
<section>
<h2>&Agrave; lire aussi sur La Radio du Cin&eacute;ma</h2>
<ul>
<li><a href="https://radioducinema.com/news/ours-d-or-2026-a-berlin-gelbe-briefe-triomphe-queen-at-sea-frappe-fort-et-les-laureats-a-suivre-182">Le palmar&egrave;s de la Berlinale 2026 et les films &agrave; suivre</a></li>
<li><a href="https://radioducinema.com/news/cannes-2026-la-selection-officielle-complete-films-en-competition-et-sections-a-suivre-198">La S&eacute;lection officielle compl&egrave;te du Festival de Cannes 2026</a></li>
<li><a href="https://radioducinema.com/news/les-festivals-de-cinema-internationaux-en-2025-81">Les grands festivals internationaux de cin&eacute;ma &agrave; conna&icirc;tre</a></li>
</ul>
</section>
<section>
<h2>Sources</h2>
<ul>
<li><a href="https://www.kviff.com/en/news/5642-this-years-kviff-celebrates-two-anniversaries" rel="noopener noreferrer">KVIFF &mdash; les 80 ans du festival et sa 60e &eacute;dition</a></li>
<li><a href="https://www.kviff.com/en/news/5746-anniversary-edition-of-kviff-officially-opens-with-honours-for-dustin-hoffman-and-maggie-gyllenhaal" rel="noopener noreferrer">KVIFF &mdash; c&eacute;r&eacute;monie d&rsquo;ouverture et distinctions de Dustin Hoffman et Maggie Gyllenhaal</a></li>
<li><a href="https://www.kviff.com/en/news/5762-im-still-searching-for-myself-dustin-hoffman-introduces-the-graduate" rel="noopener noreferrer">KVIFF &mdash; Dustin Hoffman pr&eacute;sente Le Laur&eacute;at</a></li>
<li><a href="https://www.kviff.com/en/news/5983-juliette-binoche-shares-the-story-behind-the-making-of-the-intimate-certified-copy" rel="noopener noreferrer">KVIFF &mdash; Juliette Binoche raconte la fabrication de Copie conforme</a></li>
<li><a href="https://www.kviff.com/en/news/6024-anniversary-kviff-concludes-with-awards-for-vasaryova-wright-and-binoche" rel="noopener noreferrer">KVIFF &mdash; c&eacute;r&eacute;monie de cl&ocirc;ture et Globe de cristal de Juliette Binoche</a></li>
<li><a href="https://www.kviff.com/en/news/6023-the-crystal-globe-goes-to-fruit-gathering-lover-not-a-fighter-wins-the-proxima-competition" rel="noopener noreferrer">KVIFF &mdash; palmar&egrave;s des comp&eacute;titions Crystal Globe et Proxima</a></li>
<li><a href="https://www.kviff.com/en/news/5713-the-60th-kviff-will-open-with-the-match-and-close-with-melancholic-crime-drama" rel="noopener noreferrer">KVIFF &mdash; films d&rsquo;ouverture et de cl&ocirc;ture</a></li>
</ul>
</section>
</article>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Quand Éric-Emmanuel Schmitt et Nathan Devers débattent de notre époque</title>
      <description><![CDATA[Deux g&eacute;n&eacute;rations, une m&ecirc;me passion pour les id&eacute;es, et une seule question : faut-il aimer son &eacute;poque ? Pour les 30 ans du Festival de...]]></description>
      <pubDate>Tue, 07 Jul 2026 22:11:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radioducinema.com/news/quand-eric-emmanuel-schmitt-et-nathan-devers-debattent-de-notre-epoque-251</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p data-start="121" data-end="636"><strong data-start="121" data-end="226">Deux g&eacute;n&eacute;rations, une m&ecirc;me passion pour les id&eacute;es, et une seule question : faut-il aimer son &eacute;poque ?</strong> Pour les 30 ans du Festival de la Correspondance, &Eacute;ric-Emmanuel Schmitt et Nathan Devers se pr&ecirc;tent &agrave; l'exercice d'une correspondance philosophique, o&ugrave; chaque lettre r&eacute;pond &agrave; l'autre sans chercher &agrave; convaincre, mais &agrave; comprendre. Le r&eacute;sultat est un dialogue d'une intelligence jubilatoire, &agrave; la fois intime, litt&eacute;raire et plut&ocirc;t tr&eacute;s contemporain.</p>
<p data-start="638" data-end="801">D&egrave;s les premi&egrave;res lettres, &Eacute;ric-Emmanuel Schmitt s'attaque &agrave; ce qu'il appelle <strong data-start="716" data-end="735">le &laquo; jeunisme &raquo;</strong>, cette id&eacute;ologie moderne qui &eacute;rige la jeunesse en valeur absolue.</p>
<blockquote data-start="803" data-end="959">
<p data-start="805" data-end="959"><em data-start="805" data-end="921">&laquo; Jadis, on vieillissait comme le ch&ecirc;ne, le vin ou les Stradivarius. Aujourd'hui, on vieillit comme des yaourts. &raquo;</em></p>
</blockquote>
<p data-start="961" data-end="1208">Une formule qui r&eacute;sume sa critique d'une soci&eacute;t&eacute; obs&eacute;d&eacute;e par l'imm&eacute;diatet&eacute; et la performance. Mais Eric Emmanuel Schmitt refuse toute nostalgie facile. Ce qui l'int&eacute;resse n'est pas la jeunesse biologique, mais <strong data-start="1181" data-end="1207">la fra&icirc;cheur du regard</strong>.</p>
<blockquote data-start="1210" data-end="1319">
<p data-start="1212" data-end="1319"><em data-start="1212" data-end="1281">&laquo; L'esprit s'est nettoy&eacute; et ouvert. Oui, fra&icirc;cheur, non jeunesse. &raquo;</em></p>
</blockquote>
<p data-start="1321" data-end="1508">Nathan Devers lui r&eacute;pond avec la m&ecirc;me &eacute;l&eacute;gance. N&eacute; dans une g&eacute;n&eacute;ration qui n'a presque jamais &eacute;crit de lettres, il voit dans cette correspondance une mani&egrave;re de r&eacute;apprendre le temps long.</p>
<blockquote data-start="1510" data-end="1618">
<p data-start="1512" data-end="1618"><em data-start="1512" data-end="1580">&laquo; La correspondance est l'Atlantide litt&eacute;raire de ma g&eacute;n&eacute;ration. &raquo;</em></p>
</blockquote>
<p data-start="1620" data-end="1710">Et ce constat ouvre l'un des fils rouges de leur &eacute;change : <strong data-start="1679" data-end="1709">la dictature de la vitesse</strong>.</p>
<p data-start="1712" data-end="1806">Schmitt observe que le num&eacute;rique nous a rendus impatients jusque dans les plus petits gestes :</p>
<blockquote data-start="1808" data-end="1939">
<p data-start="1810" data-end="1939"><em data-start="1810" data-end="1901">&laquo; La lenteur me rebute lorsque le monde me l'impose. En revanche, je savoure la mienne. &raquo;</em></p>
</blockquote>
<p data-start="1941" data-end="2003">Devers prolonge cette r&eacute;flexion avec une formule saisissante :</p>
<blockquote data-start="2005" data-end="2104">
<p data-start="2007" data-end="2104"><em data-start="2007" data-end="2066">&laquo; La vitesse a supprim&eacute; le temps... elle l'a assassin&eacute;. &raquo;</em></p>
</blockquote>
<p data-start="2106" data-end="2277">Pourtant, loin de sombrer dans le pessimisme, les deux &eacute;crivains c&eacute;l&egrave;brent une &eacute;poque qui offre une libert&eacute; in&eacute;dite : celle de ne plus &ecirc;tre enferm&eacute; dans une v&eacute;rit&eacute; unique.</p>
<p data-start="2279" data-end="2308">Eric Emmanuel Schmitt y voit une richesse :</p>
<blockquote data-start="2310" data-end="2445">
<p data-start="2312" data-end="2445"><em data-start="2312" data-end="2407">&laquo; Il n'y a plus de mod&egrave;le unique... d'aucuns y voient un chaos, j'y saisis une opportunit&eacute;. &raquo;</em></p>
</blockquote>
<p data-start="2447" data-end="2516">Et Nathan Devers lui r&eacute;pond par un magnifique plaidoyer pour le pluralisme :</p>
<blockquote data-start="2518" data-end="2650">
<p data-start="2520" data-end="2650"><em data-start="2520" data-end="2612">&laquo; Ne croire qu'en l'ouverture. Contemplez le grand arc-en-ciel des sagesses divergentes. &raquo;</em></p>
</blockquote>
<p data-start="2652" data-end="2794">Le dialogue prend ensuite une tournure plus personnelle lorsqu'ils &eacute;voquent la transmission, les enfants et la responsabilit&eacute; envers l'avenir.</p>
<p data-start="2796" data-end="2863">Eric Emmanuel Schmitt r&eacute;sume en une phrase toute sa philosophie de la paternit&eacute; :</p>
<blockquote data-start="2865" data-end="2964">
<p data-start="2867" data-end="2964"><em data-start="2867" data-end="2926">&laquo; Mon &oelig;uvre n'est pas de poss&eacute;der, mais de transmettre. &raquo;</em></p>
</blockquote>
<p data-start="2966" data-end="2984">et Nathan Devers de rench&eacute;rir :</p>
<blockquote data-start="2986" data-end="3123">
<p data-start="2988" data-end="3123"><em data-start="2988" data-end="3085">&laquo; La transmission est l'ADN de notre esprit et, &agrave; ce que je sache, notre seule raison d'&ecirc;tre. &raquo;</em></p>
</blockquote>
<p data-start="3125" data-end="3328">L'&eacute;change culmine dans une conclusion lumineuse. Apr&egrave;s avoir pes&eacute; les d&eacute;fauts et les promesses du XXIᵉ si&egrave;cle, &Eacute;ric-Emmanuel Schmitt r&eacute;pond enfin &agrave; la question qui donne son titre &agrave; cette correspondance.</p>
<blockquote data-start="3330" data-end="3494">
<p data-start="3332" data-end="3494"><em data-start="3332" data-end="3454">&laquo; Il faut aimer notre &eacute;poque, non parce qu'elle serait meilleure que les pr&eacute;c&eacute;dentes, mais parce qu'elle est la n&ocirc;tre. &raquo;</em></p>
</blockquote>
<p data-start="3496" data-end="3691"><strong>Cette phrase pourrait r&eacute;sumer &agrave; elle seule l'esprit du Festival de la Correspondance : regarder le pass&eacute; sans nostalgie, habiter pleinement le pr&eacute;sent et &eacute;crire, toujours, pour pr&eacute;parer l'avenir.</strong></p>
<p data-start="3693" data-end="4178" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Pendant pr&egrave;s d'une heure, ces deux &eacute;crivains s&eacute;par&eacute;s par quarante ann&eacute;es d'&acirc;ge d&eacute;montrent que la correspondance demeure un art vivant. Non pas un &eacute;change fig&eacute; entre deux certitudes, mais une conversation o&ugrave; chaque lettre transforme celui qui l'&eacute;crit autant que celui qui la re&ccedil;oit. &Agrave; l'heure des r&eacute;actions instantan&eacute;es et des opinions d&eacute;finitives, cette joute &eacute;pistolaire rappelle une &eacute;vidence pr&eacute;cieuse : <strong data-start="4099" data-end="4178" data-is-last-node="">prendre le temps de penser est peut-&ecirc;tre le geste le plus moderne qui soit.</strong></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Festival de la Correspondance de Grignan : Raphaël Enthoven et la vigilance démocratique</title>
      <description><![CDATA[Festival de la Correspondance de Grignan : Rapha&euml;l Enthoven et la vigilance d&eacute;mocratique
Sous le soleil de Grignan, o&ugrave; la litt&eacute;rature retrouve chaque &eacute;t&eacute; sa...]]></description>
      <pubDate>Tue, 07 Jul 2026 10:31:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radioducinema.com/news/festival-de-la-correspondance-de-grignan-raphael-enthoven-et-la-vigilance-democratique-250</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<h1><span>Festival de la Correspondance de Grignan : Rapha&euml;l Enthoven et la vigilance d&eacute;mocratique</span></h1>
<p class="isSelectedEnd"><span>Sous le soleil de Grignan, o&ugrave; la litt&eacute;rature retrouve chaque &eacute;t&eacute; sa plus belle sc&egrave;ne, Rapha&euml;l Enthoven a ouvert cette nouvelle &eacute;dition du Festival de la Correspondance avec une r&eacute;flexion fid&egrave;le &agrave; ce qui caract&eacute;rise sa pens&eacute;e : refuser les &eacute;vidences, questionner les id&eacute;es re&ccedil;ues et rappeler que la philosophie commence souvent l&agrave; o&ugrave; s'arr&ecirc;tent les certitudes.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Habitu&eacute; des lieux, le philosophe n'est pas un simple invit&eacute; de passage. Il entretient avec le festival une histoire ancienne. Il rappelle y avoir cr&eacute;&eacute;, il y a une quinzaine d'ann&eacute;es, un spectacle consacr&eacute; &agrave; la correspondance de Spinoza. Pour lui, Grignan demeure un rendez-vous privil&eacute;gi&eacute; o&ugrave; la litt&eacute;rature s'incarne autant dans les textes que dans les lectures publiques et dans cette atmosph&egrave;re unique qui fait dialoguer patrimoine et cr&eacute;ation.</span></p>
<h2><span>L'&eacute;criture n'est pas en crise</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>&Agrave; l'heure o&ugrave; les &eacute;changes num&eacute;riques remplacent souvent les lettres manuscrites, Rapha&euml;l Enthoven refuse tout discours nostalgique. </span><span>Selon lui, l'&eacute;criture ne dispara&icirc;t pas : elle se transforme. L'arriv&eacute;e du courrier &eacute;lectronique n'a pas sign&eacute; la fin de la correspondance. Bien au contraire, elle offre parfois une libert&eacute; nouvelle, d&eacute;barrass&eacute;e des contraintes mat&eacute;rielles de l'envoi postal. </span><span>Pour le philosophe, &eacute;crire rel&egrave;ve d'une n&eacute;cessit&eacute; profond&eacute;ment humaine. Chacun, &agrave; un moment de son existence, &eacute;prouve le besoin de mettre des mots sur ce qu'il traverse. Les supports changent, mais le besoin demeure intact. </span><span>Cette vision optimiste replace l'&eacute;criture au c&oelig;ur de l'exp&eacute;rience humaine plut&ocirc;t qu'au c&oelig;ur des &eacute;volutions technologiques.</span></p>
<h2><span>L'intime n'est pas le priv&eacute;</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>C'est sans doute l'un des moments les plus marquants de cet &eacute;change. </span><span>Alors que les lettres d'auteurs sont r&eacute;guli&egrave;rement lues en public au Festival de Grignan, Rapha&euml;l Enthoven propose une distinction essentielle entre deux notions souvent confondues : le priv&eacute; et l'intime. </span><span>Le priv&eacute;, explique-t-il, ne concerne que celui qui le vit. L'intime, au contraire, poss&egrave;de une dimension universelle. Il touche &agrave; ce qui, bien que profond&eacute;ment personnel, peut &ecirc;tre partag&eacute; parce qu'il r&eacute;v&egrave;le une exp&eacute;rience commune de la condition humaine. </span><span>C'est pr&eacute;cis&eacute;ment cette dimension que r&eacute;v&egrave;lent les grandes correspondances litt&eacute;raires, notamment celles de la Madame de S&eacute;vign&eacute;. Elles ne livrent pas simplement des confidences personnelles ; elles donnent acc&egrave;s &agrave; une v&eacute;rit&eacute; humaine qui traverse les si&egrave;cles. </span><span>Une grande lettre ne vaut donc pas parce qu'elle d&eacute;voile une vie priv&eacute;e, mais parce qu'elle permet &agrave; chacun de reconna&icirc;tre une part de lui-m&ecirc;me.</span></p>
<h2><span>Les philosophes ne meurent jamais</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Les philosophes demeurent des contemporains permanents de ceux qui les lisent. Dialoguer avec Platon, Socrate ou Vladimir Jank&eacute;l&eacute;vitch ne rel&egrave;ve pas de l'imaginaire mais de la lecture elle-m&ecirc;me. </span><span>Les id&eacute;es survivent &agrave; leurs auteurs. Les textes continuent de r&eacute;pondre aux questions qu'on leur adresse, g&eacute;n&eacute;ration apr&egrave;s g&eacute;n&eacute;ration. </span><span>Une mani&egrave;re de rappeler que la philosophie est moins une affaire d'histoire qu'un dialogue ininterrompu.</span></p>
<h2><span>La d&eacute;mocratie exige une vigilance permanente</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Lorsque la conversation se tourne vers son propre travail d'auteur, Rapha&euml;l Enthoven refuse toute posture monumentale. </span><span>Il ne souhaite pas que ses &eacute;crits soient retenus pour leur valeur patrimoniale. En revanche, il esp&egrave;re contribuer &agrave; une r&eacute;flexion devenue essentielle : celle de la fragilit&eacute; de la d&eacute;mocratie. </span><span>Selon lui, une d&eacute;mocratie est d'abord menac&eacute;e par elle-m&ecirc;me. </span><span>Le danger r&eacute;side dans l'endormissement collectif, dans la d&eacute;mission civique, dans le confort qui pousse &agrave; &eacute;viter les conflits et &agrave; renoncer peu &agrave; peu &agrave; l'exercice de la libert&eacute;. </span><span>Le philosophe insiste sur la n&eacute;cessit&eacute; de rester &eacute;veill&eacute;, vigilant et pr&ecirc;t &agrave; accepter le d&eacute;bat, voire la provocation, tant qu'elle demeure dans le cadre fix&eacute; par la loi.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une libert&eacute; qui ne s'exerce plus finit toujours par s'affaiblir.</span></p>
<h2><span>Un d&eacute;tour par le cin&eacute;ma</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>&Agrave; la demande de La Radio du Cin&eacute;ma, la discussion s'ouvre &eacute;galement sur le septi&egrave;me art. </span><span>Interrog&eacute; sur le succ&egrave;s du film consacr&eacute; au Charles de Gaulle, Rapha&euml;l Enthoven choisit une position de principe : ne jamais commenter une &oelig;uvre qu'il n'a pas vue. </span><span>Il pr&eacute;f&egrave;re &eacute;voquer un autre film, qu'il consid&egrave;re comme indispensable : </span><em><span>L'Abandon</span></em><span>, consacr&eacute; au destin tragique de Samuel Paty. </span><span>Selon lui, cette &oelig;uvre m&eacute;rite d'&ecirc;tre vue par tous les Fran&ccedil;ais tant elle interroge notre rapport &agrave; la libert&eacute;, &agrave; l'&eacute;cole et aux valeurs d&eacute;mocratiques.</span></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Festivals de cinéma en France en juillet 2026 : l’agenda à suivre</title>
      <description><![CDATA[
En juillet 2026, les festivals de cin&eacute;ma irriguent la France : La Rochelle, Foix, Marseille, Toulon, Prades, Paris et Lama rythment un mois dense en projections....]]></description>
      <pubDate>Sat, 04 Jul 2026 17:31:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radioducinema.com/news/festivals-de-cinema-en-france-en-juillet-2026-l-agenda-a-suivre-248</link>
      <guid>https://www.radioducinema.com/news/festivals-de-cinema-en-france-en-juillet-2026-l-agenda-a-suivre-248</guid>
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      <content:encoded><![CDATA[<article class="agenda-rdc festivals-cinema-juillet-2026">
<p class="chapo">En juillet 2026, les festivals de cin&eacute;ma irriguent la France : La Rochelle, Foix, Marseille, Toulon, Prades, Paris et Lama rythment un mois dense en projections.</p>
<p>Juillet a toujours un go&ucirc;t particulier pour les cin&eacute;philes : les salles respirent autrement, les places publiques se transforment en &eacute;crans, les ports, les villages et les grandes villes accueillent des &oelig;uvres rares, des avant-premi&egrave;res, des r&eacute;trospectives et des d&eacute;bats. Pour <strong>La Radio du Cin&eacute;ma</strong>, voici les rendez-vous pour b&acirc;tir un agenda cin&eacute;stival.</p>
<p><strong><span style="font-size: 18pt;">Festival La Rochelle Cin&eacute;ma 2026 : Jacques Tati en affiche, Diane Keaton et Youssef Chahine au programme</span></strong></p>
<section class="event-card" itemscope="" itemtype="https://schema.org/Event">
<p>Le <a href="https://festival-larochelle.org/" target="_blank" rel="noopener">Festival La Rochelle Cin&eacute;ma</a> ouvre le mois avec sa 54e &eacute;dition, programm&eacute;e du <time itemprop="startDate" datetime="2026-06-26">26 juin</time> au <time itemprop="endDate" datetime="2026-07-04">4 juillet 2026</time>. L&rsquo;affiche officielle, sign&eacute;e <a href="https://festival-larochelle.org/" target="_blank" rel="noopener">Stanislas Bouvier</a>, reprend l&rsquo;&eacute;lan burlesque de <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=797.html" target="_blank" rel="noopener">Jacques Tati</a>, figure centrale de cette &eacute;dition.</p>
<p>La programmation 2026 aligne une mati&egrave;re de r&ecirc;ve pour les amateurs de cin&eacute;ma de patrimoine et de d&eacute;couvertes : r&eacute;trospectives <strong>Jacques Tati</strong>, <strong>Diane Keaton</strong>, <strong>Youssef Chahine</strong>, <strong>Leida Laius</strong>, int&eacute;grale <strong>Nanni Moretti</strong>, hommages et rencontres avec des cin&eacute;astes contemporains. La journ&eacute;e consacr&eacute;e &agrave; <a href="https://www.imdb.com/name/nm0000849/" target="_blank" rel="noopener">Javier Bardem</a>, annonc&eacute;e le vendredi 3 juillet, devrait attirer une forte attention.</p>
<div class="info-box"><strong>Infos pratiques</strong><br>Dates : du 26 juin au 4 juillet 2026<br>Lieux principaux : <a href="https://www.la-coursive.com/" target="_blank" rel="noopener">La Coursive</a> et <a href="https://www.cgrcinemas.fr/cinema/dragon/" target="_blank" rel="noopener">CGR Dragon</a>, La Rochelle<br>Billetterie : r&eacute;servation en ligne ouverte sur le site du festival<br>Site : <a href="https://festival-larochelle.org/" target="_blank" rel="noopener">festival-larochelle.org</a></div>
</section>
<section class="event-card" itemscope="" itemtype="https://schema.org/Event">
<h2 itemprop="name">Festival R&eacute;sistances &agrave; Foix : 30e &eacute;dition, films et d&eacute;bats du 3 au 11 juillet</h2>
<figure><img src="https://festival-resistances.fr/festres/wp-content/uploads/2026/04/13-07-web-res-26-25-300x200.jpg" alt="Photo officielle du Festival R&eacute;sistances &agrave; Foix" loading="lazy" width="290" height="121">
<figcaption></figcaption>
&Agrave; <a href="https://www.foix-tourisme.com/" target="_blank" rel="noopener">Foix</a>, le <a href="https://festival-resistances.fr/" target="_blank" rel="noopener">Festival R&eacute;sistances</a> f&ecirc;te sa 30e &eacute;dition du <time itemprop="startDate" datetime="2026-07-03">3</time> au <time itemprop="endDate" datetime="2026-07-11">11 juillet 2026</time>. Sa promesse reste claire : des films, des d&eacute;bats, des invit&eacute;s, des s&eacute;ances en plein air et un cin&eacute;ma pens&eacute; comme outil de r&eacute;flexion collective.</figure>
<p>Les axes 2026 donnent le ton : <strong>Kapital Sant&eacute;</strong>, lutte contre l&rsquo;extr&ecirc;me droite, extractivismes, Inde, f&ecirc;te et id&eacute;es communes. C&rsquo;est l&rsquo;un des rendez-vous les plus engag&eacute;s de l&rsquo;&eacute;t&eacute;, avec une attention forte port&eacute;e &agrave; l&rsquo;accessibilit&eacute;, aux s&eacute;ances accompagn&eacute;es et au public sourd ou malentendant.</p>
<div class="info-box"><strong>Infos pratiques</strong><br>Dates : du 3 au 11 juillet 2026<br>Lieu principal : <a href="https://www.lestive.com/" target="_blank" rel="noopener">L&rsquo;Estive, sc&egrave;ne nationale de Foix et de l&rsquo;Ari&egrave;ge</a><br>Adresse : 20 avenue du G&eacute;n&eacute;ral-de-Gaulle, 09000 Foix<br>Tarifs annonc&eacute;s : s&eacute;ance &agrave; 5,50 &euro;, carnet 10 places &agrave; 45 &euro;, pass adulte &agrave; 65 &euro;<br>Contact : accueil@festival-resistances.fr</div>
</section>
<section class="event-card" itemscope="" itemtype="https://schema.org/Event">
<h2 itemprop="name">FIDMarseille 2026 : cin&eacute;ma international, premi&egrave;res mondiales et d&eacute;bats br&ucirc;lants</h2>
<figure><img src="https://admin.fidmarseille.org/media/pages/agenda/la-creation-de-l-identite-visuelle-du-fidmarseille/3f2a0378e8-1779111756/bonne-journee-2560x-q85.jpg" alt="Visuel de l'identit&eacute; 2026 du FIDMarseille" loading="lazy" width="252" height="105">
<figcaption></figcaption>
Le <a href="https://fidmarseille.org/" target="_blank" rel="noopener">FIDMarseille</a> tient sa 37e &eacute;dition du <time itemprop="startDate" datetime="2026-07-07">7</time> au <time itemprop="endDate" datetime="2026-07-12">12 juillet 2026</time>. L&rsquo;&eacute;v&eacute;nement reste l&rsquo;un des postes d&rsquo;observation les plus vifs du cin&eacute;ma contemporain : comp&eacute;titions internationales, films fran&ccedil;ais, premiers films, formats exp&eacute;rimentaux, r&eacute;trospective <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=67164.html" target="_blank" rel="noopener">Rabah Ameur-Za&iuml;meche</a>, focus Mariana Cal&oacute; et Francisco Queimadela, FIDLab, FIDCampus et soir&eacute;es FIDNights.</figure>
<p>L&rsquo;actualit&eacute; de l&rsquo;&eacute;dition 2026 d&eacute;passe aussi la programmation. Le retrait de Nadav Lapid, initialement attendu dans le jury, a d&eacute;clench&eacute; un d&eacute;bat public sur le boycott culturel et le r&ocirc;le des festivals. Le FID maintient son calendrier et met en avant une s&eacute;lection annonc&eacute;e comme particuli&egrave;rement dense.</p>
<div class="info-box"><strong>Infos pratiques</strong><br>Dates : du 7 au 12 juillet 2026<br>Lieux : Artplexe Canebi&egrave;re, Les Vari&eacute;t&eacute;s, La Baleine, Videodrome 2, Alcazar, Mucem, Th&eacute;&acirc;tre Silvain et autres lieux marseillais<br>Tarifs annonc&eacute;s : pass plein tarif &agrave; 75 &euro;, pass r&eacute;duit &agrave; 55 &euro;, s&eacute;ance &agrave; partir de 9 &euro;<br>Contact : welcome@fidmarseille.org</div>
</section>
<section class="event-card" itemscope="" itemtype="https://schema.org/Event">
<h2 itemprop="name">Cin&eacute;ma en Libert&eacute; &agrave; Toulon : quatre soir&eacute;es de courts m&eacute;trages &agrave; la Tour Royale</h2>
<p>&Agrave; <a href="https://toulon.fr/" target="_blank" rel="noopener">Toulon</a>, le festival international de courts m&eacute;trages <a href="https://www.festivalcinemaenliberte.com/" target="_blank" rel="noopener">Cin&eacute;ma en Libert&eacute;</a> c&eacute;l&egrave;bre sa 15e &eacute;dition du <time itemprop="startDate" datetime="2026-07-09">9</time> au <time itemprop="endDate" datetime="2026-07-12">12 juillet 2026</time>. La <a href="https://www.toulon.fr/envie-bouger/article/tour-royale" target="_blank" rel="noopener">Tour Royale</a> devient un &eacute;crin de plein air pour projections, rencontres, concerts et soir&eacute;e anniversaire.</p>
<p>L&rsquo;&eacute;dition 2026 met le court m&eacute;trage international au centre, avec une ligne &eacute;ditoriale ax&eacute;e sur le cin&eacute;ma ind&eacute;pendant, original et engag&eacute;. Les derni&egrave;res actualit&eacute;s publi&eacute;es par l&rsquo;organisation annoncent une conf&eacute;rence de presse d&eacute;but juillet, de nouvelles animations et la pr&eacute;sentation du jury.</p>
<div class="info-box"><strong>Infos pratiques</strong><br>Dates : du 9 au 12 juillet 2026<br>Horaires annonc&eacute;s : acc&egrave;s &agrave; partir de 19h30 selon la communication du festival<br>Lieu : Tour Royale, avenue de la Tour Royale, 83000 Toulon<br>Billetterie : soir&eacute;e plein tarif &agrave; partir de 15 &euro;, tarif r&eacute;duit &agrave; partir de 10 &euro;, pass disponibles<br>Site : <a href="https://www.festivalcinemaenliberte.com/" target="_blank" rel="noopener">festivalcinemaenliberte.com</a></div>
</section>
<section class="event-card" itemscope="" itemtype="https://schema.org/Event">
<h2 itemprop="name">Cin&eacute; Rencontres de Prades : Robert Redford &agrave; l&rsquo;honneur pour la 67e &eacute;dition</h2>
<figure><img src="https://cine-rencontres.org/wp-content/uploads/2026/05/Bandeau-web-Prades-2026-2.jpg" alt="Bandeau officiel des Cin&eacute; Rencontres de Prades 2026" loading="lazy" width="360" height="150">
<figcaption></figcaption>
Les <a href="https://cine-rencontres.org/" target="_blank" rel="noopener">Cin&eacute; Rencontres de Prades</a> s&rsquo;installent du <time itemprop="startDate" datetime="2026-07-18">18</time> au <time itemprop="endDate" datetime="2026-07-25">25 juillet 2026</time>. Cette 67e &eacute;dition rend hommage &agrave; <a href="https://www.imdb.com/name/nm0000602/" target="_blank" rel="noopener">Robert Redford</a>, acteur, cin&eacute;aste et fondateur du <a href="https://festival.sundance.org/" target="_blank" rel="noopener">Sundance Film Festival</a>.</figure>
<p>Le rendez-vous conserve son identit&eacute; : films d&rsquo;auteur, &oelig;uvres accompagn&eacute;es, &eacute;changes avec cin&eacute;astes, acteurs, producteurs et critiques. &Agrave; Prades, la cin&eacute;philie se vit &agrave; hauteur humaine, dans un festival dont la long&eacute;vit&eacute; en fait un rep&egrave;re majeur du calendrier fran&ccedil;ais.</p>
<div class="info-box"><strong>Infos pratiques</strong><br>Dates : du 18 au 25 juillet 2026<br>Lieu : Cin&eacute;ma Le Lido, 174 avenue du G&eacute;n&eacute;ral-de-Gaulle, 66500 Prades<br>Tarifs annonc&eacute;s : s&eacute;ance de 5 &euro; &agrave; 8 &euro;, pass complet de 55 &euro; &agrave; 75 &euro;<br>Contact : +33 4 68 05 20 47<br>Site : <a href="https://cine-rencontres.org/" target="_blank" rel="noopener">cine-rencontres.org</a></div>
</section>
<section class="event-card" itemscope="" itemtype="https://schema.org/Event">
<h2 itemprop="name">Cin&eacute;ma en plein air de La Villette : for&ecirc;t, nature et grands &eacute;crans &agrave; Paris</h2>
<figure>&Agrave; <a href="https://www.lavillette.com/" target="_blank" rel="noopener">La Villette</a>, le cin&eacute;ma en plein air revient du <time itemprop="startDate" datetime="2026-07-22">22 juillet</time> au <time itemprop="endDate" datetime="2026-08-16">16 ao&ucirc;t 2026</time>. Le programme 2026 s&rsquo;ouvre avec <a href="https://www.senscritique.com/film/mon_voisin_totoro/363585" target="_blank" rel="noopener">Mon voisin Totoro</a> et <a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=287270.html" target="_blank" rel="noopener">Le R&egrave;gne animal</a>, puis convoque animation, fantastique, r&eacute;cits d&rsquo;enfance, mondes sauvages et nuits de cin&eacute;ma sur prairie.</figure>
<p>L&rsquo;acc&egrave;s gratuit, les s&eacute;ances en version originale sous-titr&eacute;e pour la majorit&eacute; des films et le cadre de la Prairie du Triangle en font l&rsquo;un des rendez-vous les plus populaires de l&rsquo;&eacute;t&eacute; parisien.</p>
<div class="info-box"><strong>Infos pratiques</strong><br>Dates : du 22 juillet au 16 ao&ucirc;t 2026<br>Lieu : Prairie du Triangle, Parc de La Villette<br>Adresse : 211 avenue Jean-Jaur&egrave;s, 75019 Paris<br>Acc&egrave;s : m&eacute;tro Porte de Pantin ou Porte de la Villette<br>Site : <a href="https://www.lavillette.com/manifestations/cinema-en-plein-air-26/" target="_blank" rel="noopener">lavillette.com</a></div>
</section>
<section class="event-card" itemscope="" itemtype="https://schema.org/Event">
<h2 itemprop="name">Festival du film de Lama : cin&eacute;ma sous les &eacute;toiles en Haute-Corse</h2>
<figure><img src="https://festilama.org/wp-content/uploads/2026/03/IMG_8356_VSCO.jpg" alt="Projection nocturne au Festival du film de Lama" loading="lazy" width="379" height="158">
<figcaption></figcaption>
Le <a href="https://festilama.org/" target="_blank" rel="noopener">Festival du film de Lama</a> annonce sa 32e &eacute;dition du <time itemprop="startDate" datetime="2026-07-25">25</time> au <time itemprop="endDate" datetime="2026-07-31">31 juillet 2026</time>. Dans ce village de Balagne, le cin&eacute;ma se regarde sous les &eacute;toiles, au rythme des projections, des discussions du lendemain et de la vie du festival.</figure>
<div class="info-box"><strong>Infos pratiques</strong><br>Dates : du 25 au 31 juillet 2026<br>Lieu : village de Lama, Haute-Corse<br>Adresse administrative : Maison de la Culture et du Tourisme, 20218 Lama<br>Contact : +33 4 95 48 21 60 &mdash; info@festilama.org<br>Site : <a href="https://festilama.org/" target="_blank" rel="noopener">festilama.org</a></div>
</section>
<section>
<h2>Autres festivals de cin&eacute;ma &agrave; noter en juillet 2026</h2>
<ul>
<li><strong>Festival international du film de Nancy</strong> : du 26 juin au 5 juillet 2026, Nancy.</li>
<li><strong>Festival Les Yeux Ouverts</strong> : du 3 au 5 juillet 2026, Paris.</li>
<li><strong>Festival du cin&eacute;ma belge en garrigue</strong> : du 21 au 25 juillet 2026, Garrigue.</li>
<li><strong>Festival international du film de V&eacute;bron</strong> : du 21 au 25 juillet 2026, V&eacute;bron.</li>
<li><strong>Un r&eacute;alisateur dans la ville</strong> : du 26 au 29 juillet 2026, N&icirc;mes.</li>
<li><strong>Festival Phare</strong> : du 27 au 31 juillet 2026, Arles.</li>
<li><strong>Festival de cin&eacute;ma argentique en plein air de Redessan</strong> : du 30 juillet au 2 ao&ucirc;t 2026, Redessan.</li>
</ul>
</section>
<section>
<h2>Pour aller plus loin</h2>
<ul>
<li><a href="https://festival-larochelle.org/programmation-54e-fema/" target="_blank" rel="noopener">Programmation du Festival La Rochelle Cin&eacute;ma 2026</a></li>
<li><a href="https://festival-resistances.fr/" target="_blank" rel="noopener">Programme et th&eacute;matiques du Festival R&eacute;sistances</a></li>
<li><a href="https://fidmarseille.org/festivals/festival-37/programmation" target="_blank" rel="noopener">Programmation du FIDMarseille 2026</a></li>
<li><a href="https://www.festivalcinemaenliberte.com/" target="_blank" rel="noopener">Actualit&eacute;s du Festival Cin&eacute;ma en Libert&eacute;</a></li>
<li><a href="https://www.lavillette.com/manifestations/cinema-en-plein-air-26/" target="_blank" rel="noopener">Cin&eacute;ma en plein air de La Villette 2026</a></li>
<li><a href="https://festilama.org/" target="_blank" rel="noopener">Festival du film de Lama</a></li>
</ul>
</section>
<section>
<h2></h2>
<p class="tag-list"><span>festival cin&eacute;ma 2026</span> <span>agenda cin&eacute;ma juillet</span> <span>cin&eacute;ma en plein air</span> <span>La Rochelle cin&eacute;ma</span> <span>FIDMarseille</span> <span>Festival R&eacute;sistances</span> <span>court m&eacute;trage</span> <span>cin&eacute;ma d&rsquo;auteur</span> <span>festival film France</span> <span>sorties cin&eacute;ma &eacute;t&eacute; 2026</span></p>
</section>
<section>
<h2>Infos r&eacute;dacteur &mdash; lieux, adresses, contacts</h2>
<h3>Festival La Rochelle Cin&eacute;ma</h3>
<p>Nom du lieu : La Coursive<br>Adresse : 4 rue Saint-Jean-du-P&eacute;rot<br>Code postal : 17025 Cedex 1<br>Ville : La Rochelle<br>Pays : France<br>Contact : +33 5 46 52 28 96 &mdash; billetterie@festival-larochelle.org</p>
<h3>Festival R&eacute;sistances</h3>
<p>Nom du lieu : L&rsquo;Estive, sc&egrave;ne nationale de Foix et de l&rsquo;Ari&egrave;ge<br>Adresse : 20 avenue du G&eacute;n&eacute;ral-de-Gaulle<br>Code postal : 09000<br>Ville : Foix<br>Pays : France<br>Contact : +33 5 61 65 44 23 &mdash; accueil@festival-resistances.fr</p>
<h3>FIDMarseille</h3>
<p>Nom du lieu : FIDMarseille / lieux multiples<br>Adresse : 14 all&eacute;e L&eacute;on-Gambetta<br>Code postal : 13001<br>Ville : Marseille<br>Pays : France<br>Contact : +33 4 95 04 44 90 &mdash; welcome@fidmarseille.org</p>
<h3>Cin&eacute;ma en Libert&eacute;</h3>
<p>Nom du lieu : Tour Royale<br>Adresse : avenue de la Tour Royale<br>Code postal : 83000<br>Ville : Toulon<br>Pays : France<br>Contact : via festivalcinemaenliberte.com</p>
<h3>Cin&eacute; Rencontres de Prades</h3>
<p>Nom du lieu : Cin&eacute;ma Le Lido<br>Adresse : 174 avenue du G&eacute;n&eacute;ral-de-Gaulle<br>Code postal : 66500<br>Ville : Prades<br>Pays : France<br>Contact : +33 4 68 05 20 47</p>
<h3>Cin&eacute;ma en plein air de La Villette</h3>
<p>Nom du lieu : Parc de La Villette, Prairie du Triangle<br>Adresse : 211 avenue Jean-Jaur&egrave;s<br>Code postal : 75019<br>Ville : Paris<br>Pays : France<br>Contact : via lavillette.com</p>
<h3>Festival du film de Lama</h3>
<p>Nom du lieu : Village de Lama / Maison de la Culture et du Tourisme<br>Adresse : Maison de la Culture et du Tourisme<br>Code postal : 20218<br>Ville : Lama<br>Pays : France<br>Contact : +33 4 95 48 21 60 &mdash; info@festilama.org</p>
</section>
</article>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>La Bataille de Gaulle : quand le cinéma français reprend son récit historique</title>
      <description><![CDATA[
Avec La Bataille de Gaulle &ndash; Partie 1 : L&rsquo;&Acirc;ge de fer et ...]]></description>
      <pubDate>Fri, 03 Jul 2026 17:28:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radioducinema.com/news/la-bataille-de-gaulle-quand-le-cinema-francais-reprend-son-recit-historique-247</link>
      <guid>https://www.radioducinema.com/news/la-bataille-de-gaulle-quand-le-cinema-francais-reprend-son-recit-historique-247</guid>
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      <content:encoded><![CDATA[<article>
<p>Avec <a href="https://www.pathefilms.com/fr/films/la-bataille-de-gaulle-lage-de-fer/">La Bataille de Gaulle &ndash; Partie 1 : L&rsquo;&Acirc;ge de fer</a> et <a href="https://www.pathefilms.com/fr/films/la-bataille-de-gaulle-partie-2-j-ecris-ton-nom/">La Bataille de Gaulle &ndash; Partie 2 : J&rsquo;&eacute;cris ton nom</a>, <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=218617.html">Antonin Baudry</a> propose bien plus qu&rsquo;un diptyque consacr&eacute; au g&eacute;n&eacute;ral de Gaulle. Il signe une fresque populaire, politique et profond&eacute;ment cin&eacute;matographique, qui replace la France au centre de son propre r&eacute;cit. Sans exc&egrave;s patriotique mais avec une conviction forte : l&rsquo;Histoire fran&ccedil;aise m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre racont&eacute;e avec nos images, nos voix, nos contradictions.</p>
<h2>Une fresque fran&ccedil;aise ambitieuse</h2>
<p>Il y a des films que l&rsquo;on juge seulement sur leur mise en sc&egrave;ne, leur rythme ou leurs performances. Et puis il y a ceux qui touchent &agrave; quelque chose de plus large : notre mani&egrave;re de regarder l&rsquo;Histoire.</p>
<p><em>La Bataille de Gaulle</em> appartient &agrave; cette deuxi&egrave;me cat&eacute;gorie.</p>
<p>Dans <em>L&rsquo;&Acirc;ge de fer</em> puis <em>J&rsquo;&eacute;cris ton nom</em>, Antonin Baudry ne cherche pas seulement &agrave; raconter Charles de Gaulle. Il tente de faire exister au cin&eacute;ma un moment de bascule : celui o&ugrave; la France, vaincue militairement en 1940, refuse pourtant de dispara&icirc;tre politiquement et symboliquement.</p>
<p>Ce qui frappe, c&rsquo;est que le film ne se contente pas de r&eacute;p&eacute;ter une grande figure nationale. Il lui redonne une tension dramatique. De Gaulle n&rsquo;est pas pr&eacute;sent&eacute; comme une statue d&eacute;j&agrave; fig&eacute;e dans le marbre. Il appara&icirc;t comme un homme seul, obstin&eacute;, contest&eacute;, qui tente de donner une forme &agrave; une France qui n&rsquo;a presque plus de poids, presque plus d&rsquo;arm&eacute;e, presque plus de cr&eacute;dit diplomatique.</p>
<h2>Simon Abkarian, de Gaulle sans imitation fig&eacute;e</h2>
<p><a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=16723.html">Simon Abkarian</a> est exceptionnel dans le r&ocirc;le de Charles de Gaulle. Il ne cherche pas l&rsquo;imitation m&eacute;canique. Il compose une pr&eacute;sence, une verticalit&eacute;, une inqui&eacute;tude contenue. Son de Gaulle impressionne parce qu&rsquo;il semble constamment lutter contre son isolement, contre le doute des autres, mais aussi contre ce que l&rsquo;&eacute;poque voudrait faire de lui : un vaincu de plus.</p>
<p>Face &agrave; lui, <a href="https://www.imdb.com/name/nm0063885/">Simon Russell Beale</a> donne &agrave; Churchill une densit&eacute; remarquable mais il faut citer tout le casting: Niels Schneider, F&eacute;lix Kysyl, Anamaria Vartolomei, Thierry Lhermitte, Beno&icirc;t Magimel, Lo&iuml;c Corbery, Mathieu Kassovitz, Karim Leklou et les autres com&eacute;diens.</p>
<p>C&rsquo;est l&rsquo;une des grandes r&eacute;ussites du diptyque : faire sentir que l&rsquo;Histoire n&rsquo;avance pas seulement par discours ou par dates, mais par visages, par conflits, par fid&eacute;lit&eacute;s, par h&eacute;sitations.</p>
<h2>Quand notre m&eacute;moire vient surtout d&rsquo;Hollywood</h2>
<p>Ce que <em>La Bataille de Gaulle</em> provoque, au-del&agrave; du film lui-m&ecirc;me, c&rsquo;est une prise de conscience : une grande partie de notre imaginaire de la Seconde Guerre mondiale nous arrive par des &oelig;uvres am&eacute;ricaines ou britanniques.</p>
<p>Certaines sont immenses.</p>
<p><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=18598.html"><em>Il faut sauver le soldat Ryan</em></a> a fix&eacute; dans les m&eacute;moires une vision brutale, physique, inoubliable d&rsquo;Omaha Beach. <a href="https://www.allocine.fr/series/ficheserie_gen_cserie=236.html"><em>Band of Brothers</em></a> a donn&eacute; un visage &agrave; Easy Company. <em>The Big Red One</em> raconte la guerre depuis l&rsquo;exp&eacute;rience du soldat am&eacute;ricain. <em>Patton</em> installe au centre du r&eacute;cit la figure du chef militaire am&eacute;ricain.</p>
<p>C&ocirc;t&eacute; britannique, <a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=240850.html"><em>Dunkerque</em></a> filme l&rsquo;&eacute;vacuation de 1940 avec une ma&icirc;trise impressionnante, mais le r&ocirc;le de l&rsquo;arm&eacute;e fran&ccedil;aise restait en p&eacute;riph&eacute;rie. <em>Darkest Hour</em> raconte le m&ecirc;me moment depuis les couloirs du pouvoir britannique, avec Churchill au centre.</p>
<p>M&ecirc;me <em>Le Jour le plus long</em>, fresque monumentale et polyphonique, laisse les figures fran&ccedil;aises dans une pr&eacute;sence &eacute;clat&eacute;e : la R&eacute;sistance, les commandos Kieffer, les civils normands. Ils existent, mais pas avec le m&ecirc;me poids symbolique que les grandes figures am&eacute;ricaines et britanniques.</p>
<p>Et l&rsquo;exemple de <em>U-571</em>, vivement critiqu&eacute; au Royaume-Uni pour avoir d&eacute;plac&eacute; vers des Am&eacute;ricains un &eacute;pisode li&eacute; &agrave; Enigma, rappelle jusqu&rsquo;o&ugrave; Hollywood peut parfois absorber l&rsquo;Histoire des autres pour en faire son propre r&eacute;cit.</p>
<p>Ce constat ne retire rien &agrave; ces films.</p>
<p>Mais il explique pourquoi <em>La Bataille de Gaulle</em> touche autrement.</p>
<h2>Pas un repli, une reprise de parole</h2>
<p>Ce qui m&rsquo;a touch&eacute; dans ces deux films, ce n&rsquo;est pas un &eacute;lan nationaliste. Ce n&rsquo;est pas le besoin de se raconter &ldquo;meilleurs&rdquo; que les autres. C&rsquo;est au contraire une impression plus simple, plus saine : celle de voir la France reprendre sa place dans son propre r&eacute;cit.</p>
<p>Le film ne dit pas que les autres r&eacute;cits sont faux. Il dit qu&rsquo;ils ne suffisent pas.</p>
<p>La France n&rsquo;est pas seulement un d&eacute;cor travers&eacute; par les arm&eacute;es alli&eacute;es. Elle n&rsquo;est pas seulement un pays vaincu, une terre lib&eacute;r&eacute;e, une blessure strat&eacute;gique. Elle est aussi un sujet politique, culturel, militaire, humain. Un pays qui tente de rester debout quand tout l&rsquo;invite &agrave; dispara&icirc;tre.</p>
<p>C&rsquo;est l&agrave; que le cin&eacute;ma devient plus qu&rsquo;un divertissement. Il devient un outil de m&eacute;moire.</p>
<h2>Une musique tendue, presque clinique</h2>
<p>La musique joue un r&ocirc;le essentiel dans cette impression de gravit&eacute; tenue. <a href="https://www.imdb.com/name/nm0078083/">Volker Bertelmann</a>, pour <em>L&rsquo;&Acirc;ge de fer</em>, puis <a href="https://www.pathefilms.com/fr/films/la-bataille-de-gaulle-partie-2-j-ecris-ton-nom/">Th&eacute;o Cascio</a>, pour <em>J&rsquo;&eacute;cris ton nom</em>, accompagnent le r&eacute;cit sans l&rsquo;&eacute;craser.</p>
<p>&Agrave; certains moments, leurs partitions rappellent, &agrave; l&rsquo;oreille, les tonalit&eacute;s cliniques que l&rsquo;on associe parfois &agrave; Ludwig G&ouml;ransson : pulsations froides, lignes tendues, mati&egrave;re sonore presque chirurgicale. Non pas une musique illustrative, mais une tension int&eacute;rieure. Comme si l&rsquo;Histoire avan&ccedil;ait dans un espace mental autant que militaire.</p>
<p>Cette couleur musicale &eacute;vite l&rsquo;emphase permanente. Elle ne cherche pas &agrave; fabriquer artificiellement l&rsquo;&eacute;motion. Elle installe une inqui&eacute;tude, une pr&eacute;cision, une modernit&eacute; sonore qui emp&ecirc;chent le film de devenir une simple reconstitution patrimoniale.</p>
<h2>Un film qui r&eacute;sonne avec l&rsquo;actualit&eacute; audiovisuelle</h2>
<p>Cette question du r&eacute;cit fran&ccedil;ais d&eacute;passe largement le cin&eacute;ma historique.</p>
<p>&Agrave; moins d&rsquo;un an de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2027, l&rsquo;audiovisuel fran&ccedil;ais se retrouve face &agrave; une contradiction majeure. Les acteurs locaux &eacute;voluent dans un cadre tr&egrave;s encadr&eacute;, fragment&eacute;, contraignant, tandis que des plateformes mondiales, puissantes et concentr&eacute;es, occupent d&eacute;sormais les m&ecirc;mes &eacute;crans, les m&ecirc;mes t&eacute;l&eacute;viseurs connect&eacute;s, les m&ecirc;mes march&eacute;s publicitaires.</p>
<p>Le sujet n&rsquo;est pas technique. Il est culturel.</p>
<p>Produire nos films, nos s&eacute;ries, nos documentaires, nos r&eacute;cits historiques, ce n&rsquo;est pas seulement alimenter une industrie. C&rsquo;est pr&eacute;server notre capacit&eacute; collective &agrave; nous raconter nous-m&ecirc;mes. Avec nos nuances, nos contradictions, notre rapport &agrave; l&rsquo;autorit&eacute;, &agrave; la libert&eacute;, &agrave; la parole publique, au doute, &agrave; l&rsquo;h&eacute;ro&iuml;sme et &agrave; la m&eacute;moire.</p>
<p>La culture am&eacute;ricaine produit des &oelig;uvres puissantes, parfois admirables. Mais elle ne peut pas devenir notre seul horizon. Ses films, ses s&eacute;ries, ses codes moraux, parfois puritains ou simplement &eacute;loign&eacute;s de notre sensibilit&eacute;, ne correspondent pas toujours &agrave; notre mani&egrave;re de regarder le monde.</p>
<p>Voir une grande fresque fran&ccedil;aise tenter de raconter l&rsquo;Histoire depuis notre point de vue, ce n&rsquo;est pas se replier.</p>
<p>C&rsquo;est reprendre de l&rsquo;espace. Cette ambition n&rsquo;a rien d&rsquo;anecdotique. Elle pose une question tr&egrave;s simple : voulons-nous encore donner aux cr&eacute;ateurs fran&ccedil;ais les moyens de produire nos grands r&eacute;cits ?</p>
<p>Un pays qui ne raconte plus lui-m&ecirc;me son histoire finit par la recevoir avec les images, les priorit&eacute;s et les sensibilit&eacute;s des autres.</p>
<p><em>La Bataille de Gaulle</em> rappelle que le cin&eacute;ma peut encore &ecirc;tre ce lieu o&ugrave; une m&eacute;moire reprend voix.</p>
<p>Patrice Caillet - La Radio Du Cin&eacute;ma</p>
<h2>Infos pratiques</h2>
<ul>
<li><strong>Film :</strong> La Bataille de Gaulle &ndash; Partie 1 : L&rsquo;&Acirc;ge de fer</li>
<li><strong>Sortie cin&eacute;ma France :</strong> 3 juin 2026</li>
<li><strong>Dur&eacute;e :</strong> 159 minutes</li>
<li><strong>R&eacute;alisation :</strong> Antonin Baudry</li>
<li><strong>Distribution :</strong> Simon Abkarian, Simon Russell Beale, Florian Lesieur, Beno&icirc;t Magimel, Mathieu Kassovitz, Lo&iuml;c Corbery, Anamaria Vartolomei, Niels Schneider, F&eacute;lix Kysyl, Karim Leklou</li>
<li><strong>Film :</strong> La Bataille de Gaulle &ndash; Partie 2 : J&rsquo;&eacute;cris ton nom</li>
<li><strong>Sortie cin&eacute;ma France :</strong> 26 juin 2026</li>
<li><strong>Dur&eacute;e :</strong> 160 minutes</li>
</ul>
<h2>&Agrave; lire aussi sur La Radio du Cin&eacute;ma</h2>
<ul>
<li><a href="https://radioducinema.com/podcasts">Les podcasts cin&eacute;ma de La Radio du Cin&eacute;ma</a></li>
<li><a href="https://radioducinema.com/agenda">L&rsquo;agenda cin&eacute;ma : festivals, avant-premi&egrave;res et &eacute;v&eacute;nements</a></li>
<li><a href="https://radioducinema.com/news-1">L&rsquo;actualit&eacute; cin&eacute;ma sur La Radio du Cin&eacute;ma</a></li>
</ul>
<p></p>
<ul>
<li>La Bataille de Gaulle</li>
<li>Antonin Baudry</li>
<li>Simon Abkarian</li>
<li>Charles de Gaulle</li>
<li>Cin&eacute;ma fran&ccedil;ais</li>
<li>Film historique</li>
<li>Seconde Guerre mondiale</li>
<li>Path&eacute; Films</li>
</ul>
<h2>Sources</h2>
<ul>
<li><a href="https://www.pathefilms.com/fr/films/la-bataille-de-gaulle-lage-de-fer/">Path&eacute; Films &ndash; La Bataille de Gaulle &ndash; L&rsquo;&Acirc;ge de fer</a></li>
<li><a href="https://www.pathefilms.com/fr/films/la-bataille-de-gaulle-partie-2-j-ecris-ton-nom/">Path&eacute; Films &ndash; La Bataille de Gaulle &ndash; Partie 2 : J&rsquo;&eacute;cris ton nom</a></li>
<li><a href="https://radioducinema.com/">La Radio du Cin&eacute;ma</a></li>
</ul>
</article>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Annecy 2026 : In Waves, chronique d'un amour face au temps</title>
      <description><![CDATA[Festival international du film d'animation d'Annecy : In Waves s'impose comme l'une des &oelig;uvres les plus remarqu&eacute;es. R&eacute;alis&eacute; par ...]]></description>
      <pubDate>Fri, 26 Jun 2026 20:38:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radioducinema.com/news/annecy-2026-in-waves-chronique-d-un-amour-face-au-temps-246</link>
      <guid>https://www.radioducinema.com/news/annecy-2026-in-waves-chronique-d-un-amour-face-au-temps-246</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="108685" url="https://www.radioducinema.com/upload/news/main/6a3ee4a3b47202.65411061.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><span>Festival international du film d'animation d'Annecy : </span><strong><span>In Waves</span></strong><span> s'impose comme l'une des &oelig;uvres les plus remarqu&eacute;es. R&eacute;alis&eacute; par </span><strong><span>Phuong Mai Nguyen</span></strong><span> et adapt&eacute; du roman graphique autobiographique d'</span><strong><span>AJ Dungo</span></strong><span>, le long m&eacute;trage raconte une histoire d'amour dont l'horizon se redessine au rythme de la maladie, de la cr&eacute;ation artistique et de l'acceptation.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour </span><strong><span>La Radio du Cin&eacute;ma</span></strong><span>, </span><strong><span>Jules Violon</span></strong><span>, </span><strong><span>Anakhin Jeudy</span></strong><span> et </span><strong><span>Eden Vaisse</span></strong><span> &eacute;taient pr&eacute;sents lors de cette projection.</span></p>
<h2><span>Une histoire racont&eacute;e de l'int&eacute;rieur</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le film suit AJ Dungo, adolescent passionn&eacute; de skateboard, dont la vie bascule lorsqu'il rencontre Kristen, une jeune surfeuse. Leur relation &eacute;volue au fil des ann&eacute;es jusqu'au retour de la maladie qui frappe la jeune femme.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Parce que le r&eacute;cit est directement inspir&eacute; de la vie de son auteur, </span><em><span>In Waves</span></em><span> conserve une grande retenue dans sa mani&egrave;re d'aborder ses personnages.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; C'est une &oelig;uvre tr&egrave;s intime &raquo;, observe Jules Violon. &laquo; On suit leur quotidien avec ses moments les plus simples, jusqu'&agrave; ce que la maladie prenne une place de plus en plus importante. &raquo;</span></p>
</blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le r&eacute;cit ne cherche jamais &agrave; dramatiser artificiellement les situations. Il pr&eacute;f&egrave;re montrer comment un couple continue d'avancer lorsque le temps devient compt&eacute;.</span></p>
<h2><span>Les vagues comme fil conducteur</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le surf occupe une place centrale dans le film.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Mais il d&eacute;passe rapidement le simple loisir pour devenir une v&eacute;ritable m&eacute;taphore du r&eacute;cit.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Le film parle de ces vagues que l'on rencontre dans une vie &raquo;, explique Jules. &laquo; L'id&eacute;e n'est pas de les affronter frontalement, mais d'apprendre &agrave; avancer avec elles. &raquo;</span></p>
</blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une lecture que partage Anakhin Jeudy.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Le surf devient presque une mani&egrave;re de continuer &agrave; vivre. C'est par lui que les personnages retrouvent un &eacute;quilibre lorsqu'ils traversent les p&eacute;riodes les plus difficiles. &raquo;</span></p>
</blockquote>
<h2><span>Une &eacute;criture qui assume sa simplicit&eacute;</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Les dialogues privil&eacute;gient des situations du quotidien, parfois l&eacute;g&egrave;res, parfois plus silencieuses.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour Jules, cette simplicit&eacute; participe pleinement &agrave; l'identit&eacute; du film.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Certains &eacute;changes peuvent sembler tr&egrave;s directs, mais ils restent coh&eacute;rents avec le fait qu'il s'agit d'un r&eacute;cit autobiographique. Je n'y vois pas des clich&eacute;s ; j'y vois une &eacute;criture qui assume sa sinc&eacute;rit&eacute;. &raquo;</span></p>
</blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>Cette dimension autobiographique appara&icirc;t d'ailleurs au c&oelig;ur m&ecirc;me du sc&eacute;nario.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Kristen demande &agrave; AJ de raconter leur histoire &agrave; travers son dessin &raquo;, rappelle Anakhin. &laquo; C'est exactement ce qui donnera naissance au roman graphique, puis aujourd'hui au film. &raquo;</span></p>
</blockquote>
<h2><span>Une identit&eacute; visuelle tr&egrave;s affirm&eacute;e</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Sur le plan graphique, </span><em><span>In Waves</span></em><span> est l'une des propositions les plus singuli&egrave;res de cette &eacute;dition.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>R&eacute;alis&eacute; par </span><strong><span>Silex Animation</span></strong><span>, le film associe animation 3D et rendu pictural au point de brouiller les rep&egrave;res.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Plusieurs fois, on s'est demand&eacute; si l'on regardait de la 2D ou de la 3D &raquo;, raconte Eden Vaisse. &laquo; Pourtant, nous faisons tous les trois des &eacute;tudes d'animation. C'est dire le niveau de ma&icirc;trise technique. &raquo;</span></p>
</blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>Les d&eacute;cors conservent volontairement l'aspect d'un concept art ou d'un color script.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; On a presque l'impression que les peintures pr&eacute;paratoires ont directement &eacute;t&eacute; int&eacute;gr&eacute;es au film &raquo;, remarque Jules. &laquo; Les couleurs, les textures et la lumi&egrave;re donnent une v&eacute;ritable personnalit&eacute; &agrave; chaque d&eacute;cor. &raquo;</span></p>
</blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>Anakhin souligne &eacute;galement le travail r&eacute;alis&eacute; sur les transitions.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Elles accompagnent constamment le r&eacute;cit et cr&eacute;ent une vraie continuit&eacute; visuelle. Elles participent &eacute;norm&eacute;ment au rythme du film. &raquo;</span></p>
</blockquote>
<h2><span>L'avis des &eacute;quipes&nbsp;</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Avec </span><strong><span>In Waves</span></strong><span>, Phuong Mai Nguyen adapte fid&egrave;lement l'univers graphique et narratif d'AJ Dungo sans chercher &agrave; en amplifier artificiellement les effets.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le film trouve sa force dans son &eacute;quilibre : une mise en sc&egrave;ne ma&icirc;tris&eacute;e, une direction artistique particuli&egrave;rement soign&eacute;e et une &eacute;criture qui laisse la place aux silences autant qu'aux dialogues.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&Agrave; la sortie de la projection, les r&eacute;actions du public t&eacute;moignaient de l'accueil r&eacute;serv&eacute; &agrave; cette proposition. Plusieurs spectateurs sont rest&eacute;s de longues minutes dans la salle avant d'&eacute;changer avec l'&eacute;quipe du film.</span></p>
<p><strong><span>In Waves</span></strong><span> confirme qu'un film d'animation peut raconter une histoire intime avec une grande sobri&eacute;t&eacute;, tout en proposant une recherche graphique parmi les plus remarquables de cette &eacute;dition du Festival d'Annecy.</span></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Le Dossier de l'Aube, l'animation au service de la mémoire et de la justice</title>
      <description><![CDATA[Pr&eacute;sent&eacute; en comp&eacute;tition officielle, Le Dossier de l'Aube s'impose comme l'un des longs m&eacute;trages les plus ambitieux de cette &eacute;dition 2026. Ent...]]></description>
      <pubDate>Fri, 26 Jun 2026 17:47:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radioducinema.com/news/le-dossier-de-l-aube-l-animation-au-service-de-la-memoire-et-de-la-justice-245</link>
      <guid>https://www.radioducinema.com/news/le-dossier-de-l-aube-l-animation-au-service-de-la-memoire-et-de-la-justice-245</guid>
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      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><span>Pr&eacute;sent&eacute; en comp&eacute;tition officielle, </span><strong><span>Le Dossier de l'Aube</span></strong><span> s'impose comme l'un des longs m&eacute;trages les plus ambitieux de cette &eacute;dition 2026. Entre thriller historique, r&eacute;flexion politique et drame humain, le film plonge le spectateur au c&oelig;ur de la traque de </span><strong><span>Klaus Barbie</span></strong><span>, tout en interrogeant les notions de m&eacute;moire, de justice et de vengeance.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour </span><strong><span>La Radio du Cin&eacute;ma</span></strong><span>, </span><strong><span>Jules Violon</span></strong><span>, </span><strong><span>Anakhin Jeudy</span></strong><span> et </span><strong><span>Eden Vaisse</span></strong><span> ont assist&eacute; &agrave; cette projection particuli&egrave;rement attendue.</span></p>
<h2><span>Une enqu&ecirc;te qui d&eacute;passe le simple r&eacute;cit historique</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le r&eacute;cit s'ouvre sur un ancien agent du Mossad, d&eacute;sormais retrait&eacute;, hant&eacute; par les fant&ocirc;mes de son pass&eacute;. En rouvrant un dossier oubli&eacute;, il replonge dans l'op&eacute;ration qui conduira &agrave; l'arrestation de Klaus Barbie, surnomm&eacute; le &laquo; Boucher de Lyon &raquo;.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Mais tr&egrave;s vite, le film &eacute;largit son propos.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Autour de cet ancien agent gravitent plusieurs personnages, chacun confront&eacute; &agrave; sa propre histoire, &agrave; ses blessures et &agrave; son rapport &agrave; la m&eacute;moire de la Shoah.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour Jules Violon, c'est l&agrave; que r&eacute;side toute la richesse du sc&eacute;nario.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Le film ne raconte pas seulement un &eacute;pisode historique. Il montre aussi comment plusieurs g&eacute;n&eacute;rations vivent avec cet h&eacute;ritage. Il y a notamment ce personnage allemand qui cherche &agrave; r&eacute;parer, d'une certaine mani&egrave;re, les fautes de son p&egrave;re. &raquo;</span></p>
</blockquote>
<h2><span>Jusqu'o&ugrave; peut aller la justice ?</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Derri&egrave;re le thriller historique, </span><strong><span>Le Dossier de l'Aube</span></strong><span> pose une question universelle.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Que signifie r&eacute;ellement rendre justice ?</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Anakhin Jeudy a particuli&egrave;rement &eacute;t&eacute; marqu&eacute; par cette r&eacute;flexion.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Le th&egrave;me principal du film, ce n'est finalement pas seulement l'Holocauste. C'est celui de la violence l&eacute;gitime. Est-ce que tuer un criminel constitue une forme de justice ? Ou faut-il absolument passer par les institutions, m&ecirc;me apr&egrave;s l'horreur ? Le film ne tranche jamais vraiment, et c'est ce qui le rend passionnant. &raquo;</span></p>
</blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une ambigu&iuml;t&eacute; morale qui accompagne le spectateur jusqu'&agrave; la derni&egrave;re sc&egrave;ne.</span></p>
<h2><span>Une animation pens&eacute;e pour un public adulte</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Sur le plan visuel, le film affiche de grandes ambitions.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>R&eacute;alis&eacute; par les studios </span><strong><span>Superprod</span></strong><span> et </span><strong><span>M&eacute;lusine Studio</span></strong><span>, il adopte une esth&eacute;tique m&ecirc;lant animation 3D et rendu 2D, dans une approche qui rappelle certaines productions contemporaines.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; On pense imm&eacute;diatement &agrave; </span><em><span>Arcane</span></em><span> &raquo;, observe Jules Violon.</span></p>
</blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>Anakhin y voit &eacute;galement des similitudes avec l'univers graphique du jeu vid&eacute;o </span><strong><span>The Wolf Among Us</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Les jeux de lumi&egrave;re, les textures et la stylisation des personnages conf&egrave;rent au film une identit&eacute; forte, tout en conservant une grande lisibilit&eacute; du r&eacute;cit.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour Eden Vaisse, cette direction artistique participe pleinement &agrave; la r&eacute;ussite du projet.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; C'est un film extr&ecirc;mement ambitieux. On sent imm&eacute;diatement qu'il s'agit d'une grosse production et c'est aussi une belle d&eacute;monstration du savoir-faire des studios fran&ccedil;ais. &raquo;</span></p>
</blockquote>
<h2><span>L'animation change de regard</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au-del&agrave; de ses qualit&eacute;s artistiques, </span><strong><span>Le Dossier de l'Aube</span></strong><span> illustre une &eacute;volution plus profonde du cin&eacute;ma d'animation.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Depuis le d&eacute;but du Festival, les trois journalistes constatent que de nombreuses &oelig;uvres s'adressent d&eacute;sormais clairement &agrave; un public adulte.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; J'ai vraiment l'impression que cette &eacute;dition d'Annecy cherche &agrave; d&eacute;montrer que l'animation n'est plus seulement destin&eacute;e aux enfants &raquo;, souligne Jules Violon.</span></p>
</blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une observation qui fait directement &eacute;cho aux d&eacute;bats entendus quelques heures plus t&ocirc;t lors de la conf&eacute;rence consacr&eacute;e &agrave; la nouvelle g&eacute;n&eacute;ration du stop motion.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour Anakhin Jeudy, les deux approches se rejoignent.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Les intervenants parlaient de transmission et d'un cin&eacute;ma capable d'aborder des sujets de soci&eacute;t&eacute;. </span><em><span>Le Dossier de l'Aube</span></em><span> en est une parfaite illustration. Il montre que l'animation peut porter des r&eacute;cits historiques complexes avec une immense force &eacute;motionnelle. &raquo;</span></p>
</blockquote>
<h2><span>L'avis de la r&eacute;daction</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Avec </span><strong><span>Le Dossier de l'Aube</span></strong><span>, l'animation d&eacute;montre une nouvelle fois qu'elle peut s'emparer des grandes pages de l'Histoire sans perdre de sa puissance narrative. Port&eacute; par une r&eacute;alisation ambitieuse et une r&eacute;flexion profonde sur la m&eacute;moire, la justice et la responsabilit&eacute;, le film d&eacute;passe le simple thriller historique pour devenir une v&eacute;ritable &oelig;uvre de d&eacute;bat.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Ce qui frappe surtout, c'est sa capacit&eacute; &agrave; ne jamais imposer de r&eacute;ponse. Le spectateur ressort avec ses propres interrogations, partag&eacute; entre le besoin de justice, le poids de la vengeance et la n&eacute;cessit&eacute; de transmettre la m&eacute;moire.</span></p>
<p></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Annecy 2026 : la nouvelle génération du stop motion revendique un cinéma plus libre et plus universel</title>
      <description><![CDATA[Au Festival international du film d'animation d'Annecy, le Mifa ne se contente pas de pr&eacute;senter les projets de demain : il interroge aussi les grandes &eacute;volutions de l'industrie. Parmi les conf&eacute;rence...]]></description>
      <pubDate>Fri, 26 Jun 2026 11:54:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radioducinema.com/news/annecy-2026-la-nouvelle-generation-du-stop-motion-revendique-un-cinema-plus-libre-et-plus-universel-244</link>
      <guid>https://www.radioducinema.com/news/annecy-2026-la-nouvelle-generation-du-stop-motion-revendique-un-cinema-plus-libre-et-plus-universel-244</guid>
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      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><span>Au Festival international du film d'animation d'Annecy, le Mifa ne se contente pas de pr&eacute;senter les projets de demain : il interroge aussi les grandes &eacute;volutions de l'industrie. Parmi les conf&eacute;rences les plus inspirantes de cette &eacute;dition 2026, </span><strong><span>&laquo; La nouvelle vague du stop motion &raquo;</span></strong><span> a r&eacute;uni quatre personnalit&eacute;s engag&eacute;es autour d'une m&ecirc;me conviction : l'animation image par image est en pleine renaissance.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour </span><strong><span>La Radio du Cin&eacute;ma</span></strong><span>, </span><strong><span>Anakhin Jeudy</span></strong><span> a assist&eacute; &agrave; cette rencontre anim&eacute;e par </span><strong><span>Angelica Lares</span></strong><span>, en pr&eacute;sence de </span><strong><span>Jean-Fran&ccedil;ois Le Corre</span></strong><span> (Vivement Lundi !), </span><strong><span>Esther Kemi Gbadamosi</span></strong><span> et </span><strong><span>Siwar Peralta</span></strong><span>, trois artistes venus d'horizons tr&egrave;s diff&eacute;rents mais r&eacute;unis par une m&ecirc;me envie : transmettre leur savoir-faire et raconter le monde autrement.</span></p>
<h2><span>Quand le stop motion devient un outil de transmission</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le P&eacute;ruvien </span><strong><span>Siwar Peralta</span></strong><span> a ouvert la discussion en racontant comment sa d&eacute;couverte de l'animation, lors du </span><strong><span>Moyobamba Festival</span></strong><span> au c&oelig;ur de l'Amazonie, a profond&eacute;ment chang&eacute; son parcours.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Son ambition d&eacute;passe aujourd'hui la cr&eacute;ation de films.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Il souhaite permettre aux communaut&eacute;s autochtones de raconter elles-m&ecirc;mes leurs histoires gr&acirc;ce &agrave; l'animation.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Beaucoup de ces populations n'ont pas toujours acc&egrave;s aux m&eacute;dias traditionnels. Le stop motion devient alors un moyen de transmettre leur culture et leur parole &raquo;, r&eacute;sume Anakhin.</span></p>
</blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour accompagner cette d&eacute;marche, Siwar Peralta d&eacute;veloppe aujourd'hui un laboratoire de cr&eacute;ation et travaille &agrave; la mise en place d'un v&eacute;ritable centre de formation destin&eacute; aux jeunes artistes de sa r&eacute;gion.</span></p>
<h2><span>L'Afrique construit sa propre industrie</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>M&ecirc;me volont&eacute; de transmission chez </span><strong><span>Esther Kemi Gbadamosi</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>L'animatrice nig&eacute;riane est revenue sur son parcours, marqu&eacute; par un tournant d&eacute;cisif pendant la pand&eacute;mie.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Le Covid lui a fait prendre conscience qu'elle devait consacrer toute son &eacute;nergie &agrave; ce qui la passionnait vraiment : l'animation. &raquo;</span></p>
</blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>Apr&egrave;s avoir commenc&eacute; seule, elle dirige aujourd'hui une &eacute;quipe d'une dizaine de collaborateurs et multiplie les coproductions internationales.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Elle a &eacute;galement expliqu&eacute; les difficult&eacute;s rencontr&eacute;es sur le continent africain, longtemps priv&eacute; d'acc&egrave;s aux &eacute;quipements sp&eacute;cialis&eacute;s utilis&eacute;s en stop motion.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Pendant des ann&eacute;es, les artistes travaillaient avec des mat&eacute;riaux de r&eacute;cup&eacute;ration, faute de pouvoir se procurer les armatures professionnelles utilis&eacute;es en Europe ou aux &Eacute;tats-Unis. &raquo;</span></p>
</blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>Les coproductions lui permettent d&eacute;sormais d'acc&eacute;der &agrave; ces outils, tout en poursuivant un objectif plus vaste : former une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration d'animateurs africains.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Ses grandes sources d'inspiration ? </span><strong><span>Chicken Run</span></strong><span> et </span><strong><span>Pinocchio</span></strong><span> de </span><strong><span>Guillermo del Toro</span></strong><span>, deux &oelig;uvres qui lui ont montr&eacute; jusqu'o&ugrave; pouvait aller le cin&eacute;ma en stop motion.</span></p>
<h2><span>La France d&eacute;fend un artisanat d'auteur</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>De son c&ocirc;t&eacute;, </span><strong><span>Jean-Fran&ccedil;ois Le Corre</span></strong><span>, producteur au sein du studio </span><strong><span>Vivement Lundi !</span></strong><span>, a replac&eacute; cette nouvelle dynamique dans une perspective historique.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Il a rappel&eacute; que, dans les ann&eacute;es 1970, les programmes japonais et am&eacute;ricains dominaient largement les &eacute;crans fran&ccedil;ais.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Il a fallu attendre les ann&eacute;es 1980 et l'&eacute;mergence de studios comme Folimage pour que l'animation fran&ccedil;aise retrouve sa place. &raquo;</span></p>
</blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>Aujourd'hui encore, le d&eacute;fi reste &eacute;conomique.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Les budgets des productions fran&ccedil;aises n'ont rien de comparable avec ceux de grands studios comme </span><strong><span>LAIKA</span></strong><span>.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Un long m&eacute;trage fran&ccedil;ais en stop motion repr&eacute;sente entre six et huit millions d'euros. Ce n'est pas la m&ecirc;me &eacute;chelle de production&hellip; mais ce n'est pas non plus le m&ecirc;me objectif. &raquo;</span></p>
</blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour lui, l'ambition n'est pas de rivaliser avec la perfection technique des grandes productions am&eacute;ricaines.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; M&ecirc;me avec huit millions d'euros, on peut r&eacute;aliser un film qui poss&egrave;de autant d'&acirc;me qu'une production LAIKA. &raquo;</span></p>
</blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une phrase qui a particuli&egrave;rement marqu&eacute; Anakhin.</span></p>
<h2><span>Une discipline qui s'adresse d&eacute;sormais &agrave; tous</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Autre &eacute;volution majeure &eacute;voqu&eacute;e lors de la conf&eacute;rence : le changement de regard port&eacute; sur le stop motion.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Longtemps associ&eacute; aux programmes destin&eacute;s aux plus jeunes, il s'impose d&eacute;sormais comme un v&eacute;ritable cin&eacute;ma d'auteur.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Jean-Fran&ccedil;ois Le Corre cite notamment </span><strong><span>Ma vie de Courgette</span></strong><span> ou </span><strong><span>Interdit aux chiens et aux Italiens</span></strong><span>, qui ont d&eacute;montr&eacute; qu'un film en stop motion pouvait &eacute;mouvoir un public adulte et traiter de sujets profond&eacute;ment contemporains.</span></p>
<h2><span>La transmission comme moteur</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au fil des &eacute;changes, un mot est revenu sans cesse : </span><strong><span>transmission</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Transmission des techniques, des cultures, des r&eacute;cits, mais aussi des r&eacute;seaux de production.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Jean-Fran&ccedil;ois Le Corre a insist&eacute; sur l'importance des coproductions europ&eacute;ennes.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Il faut construire des partenariats solides et surtout associer ses partenaires d&egrave;s le d&eacute;but du projet. Sinon, on risque de perdre l'essence m&ecirc;me du film. &raquo;</span></p>
</blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>Il a &eacute;galement &eacute;voqu&eacute; le r&ocirc;le de dispositifs comme </span><strong><span>G&eacute;n&eacute;ration Stop Motion</span></strong><span>, d&eacute;velopp&eacute; en Bretagne, qui accompagne les jeunes artistes souhaitant se former &agrave; cette discipline encore confidentielle.</span></p>
<h2><span>L'avis d'Anakhin</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Cette conf&eacute;rence m'a rappel&eacute; que le stop motion est bien plus qu'une technique d'animation. C'est un artisanat, un langage artistique et surtout un bel outil de transmission.&nbsp;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Qu'il s'agisse des communaut&eacute;s amazoniennes, des cr&eacute;ateurs africains ou des studios europ&eacute;ens, chacun d&eacute;fend une animation ancr&eacute;e dans son identit&eacute; culturelle. &Agrave; Annecy, on comprend que l'avenir du stop motion ne se jouera pas seulement sur les innovations techniques, mais aussi sur la diversit&eacute; des histoires racont&eacute;es et sur la capacit&eacute; &agrave; transmettre ce savoir-faire aux g&eacute;n&eacute;rations futures. C'est probablement la plus belle le&ccedil;on de cette conf&eacute;rence. &raquo;</span></p>
<p><span>&mdash; </span><strong><span>Anakhin Jeudy, correspondant de La Radio du Cin&eacute;ma au Festival international du film d'animation d'Annecy 2026</span></strong></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Annecy 2026 : Lucy Lost, un hymne à l'enfance porté par l'émotion</title>
      <description><![CDATA[Pr&eacute;sent&eacute; en avant-premi&egrave;re mondiale, le film r&eacute;unissait dans la salle son r&eacute;alisateur Olivier Clert et une partie de l'&eacute;quipe de produ...]]></description>
      <pubDate>Fri, 26 Jun 2026 11:39:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radioducinema.com/news/annecy-2026-lucy-lost-un-hymne-a-l-enfance-porte-par-l-emotion-243</link>
      <guid>https://www.radioducinema.com/news/annecy-2026-lucy-lost-un-hymne-a-l-enfance-porte-par-l-emotion-243</guid>
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      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><span>Pr&eacute;sent&eacute; en avant-premi&egrave;re mondiale, le film r&eacute;unissait dans la salle son r&eacute;alisateur </span><strong><span>Olivier Clert</span></strong><span> et une partie de l'&eacute;quipe de production de </span><strong><span>Xilam Animation</span></strong><span>, mais aussi un invit&eacute; de marque : </span><strong><span>Michael Morpurgo</span></strong><span>, auteur du roman &eacute;ponyme publi&eacute; en 2015 et mondialement connu pour </span><strong><span>Cheval de guerre</span></strong><span>, adapt&eacute; au cin&eacute;ma par Steven Spielberg.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour Jules Violon, de </span><strong><span>La Radio du Cin&eacute;ma</span></strong><span>, cette s&eacute;ance avait quelque chose d'unique : </span><em><span>&laquo; C'&eacute;tait assez &eacute;mouvant de voir Michael Morpurgo d&eacute;couvrir pour la premi&egrave;re fois l'adaptation anim&eacute;e de son propre roman. Toute la salle partageait ce moment avec lui. Il y avait une ambiance incroyable, on sentait que le public &eacute;tait heureux d'&ecirc;tre l&agrave;. &raquo;</span></em></p>
<h2><span>Une esth&eacute;tique qui dialogue avec le cin&eacute;ma japonais</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>D&egrave;s les premi&egrave;res images, </span><strong><span>Lucy Lost</span></strong><span> affirme une identit&eacute; graphique d&eacute;licate, qui &eacute;voque imm&eacute;diatement certains grands classiques du </span><strong><span>Studio Ghibli</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><em><span>&laquo; On pense naturellement aux films de Hayao Miyazaki &raquo;,</span></em><span>&nbsp;</span><em><span>&laquo; Les personnages sont dessin&eacute;s avec beaucoup de simplicit&eacute;, mais cette simplicit&eacute; cache une grande richesse &eacute;motionnelle. Chaque regard, chaque geste raconte quelque chose. &raquo;</span></em></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>L'animation num&eacute;rique adopte un rendu proche de l'aquarelle. Les d&eacute;cors semblent peints &agrave; la main, les lumi&egrave;res sont douces et les mouvements volontairement &eacute;pur&eacute;s. Une esth&eacute;tique qui accompagne parfaitement le regard enfantin port&eacute; sur le r&eacute;cit.</span></p>
<h2><span>La guerre vue &agrave; hauteur d'enfant</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>L'histoire se d&eacute;roule sur une &icirc;le britannique durant la Seconde Guerre mondiale.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pourtant, la guerre reste presque toujours hors champ. </span><em><span>&laquo; Elle est partout sans jamais vraiment appara&icirc;tre &agrave; l'&eacute;cran &raquo;,</span></em><span> explique Jules. </span><em><span>&laquo; On la ressent dans les inqui&eacute;tudes des enfants, dans les r&eacute;actions des adultes, dans cette tension permanente qui traverse le film. &raquo;</span></em></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Cette approche rappelle, selon lui, plusieurs &oelig;uvres de </span><strong><span>Hayao Miyazaki</span></strong><span>, o&ugrave; les conflits fa&ccedil;onnent les personnages sans occuper le premier plan.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au c&oelig;ur du r&eacute;cit, les relations entre enfants deviennent alors le v&eacute;ritable moteur de l'histoire.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><em><span>&laquo; Ce qui est magnifique, c'est la mani&egrave;re dont le film montre leur capacit&eacute; &agrave; s'&eacute;merveiller malgr&eacute; tout. Leur regard reste plus nuanc&eacute;, plus libre que celui des adultes. &raquo;</span></em></p>
<h2><span>Entre conte initiatique et hommage au cin&eacute;ma</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Tout au long du film, </span><strong><span>Lucy Lost</span></strong><span> multiplie les r&eacute;f&eacute;rences au patrimoine cin&eacute;matographique.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Jules y a notamment retrouv&eacute; un hommage &eacute;vident &agrave; </span><strong><span>Frankenstein</span></strong><span>, notamment dans une sc&egrave;ne de poursuite rappelant &eacute;galement </span><strong><span>Edward aux mains d'argent</span></strong><span> de Tim Burton.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Ces clins d'&oelig;il enrichissent un sc&eacute;nario pourtant volontairement accessible.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><em><span>&laquo; L'histoire para&icirc;t simple au d&eacute;part, mais elle r&eacute;serve plusieurs v&eacute;ritables surprises. Certains rebondissements, notamment dans le dernier acte, sont vraiment inattendus. C'est ce qui maintient constamment l'attention du spectateur. &raquo;</span></em></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>L'adaptation b&eacute;n&eacute;ficie &eacute;galement de la richesse du roman de Michael Morpurgo, dont la construction apporte une profondeur suppl&eacute;mentaire au r&eacute;cit.</span></p>
<h2><span>Un message d'espoir</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Lors de la pr&eacute;sentation, Olivier Clert a d&eacute;crit </span><strong><span>Lucy Lost</span></strong><span> comme </span><em><span>&laquo; un hymne &agrave; l'espoir et &agrave; l'enfance &raquo;</span></em><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une d&eacute;finition que Jules partage pleinement. </span><span>Le film interroge la diff&eacute;rence, la solitude, le poids du regard des autres et la mani&egrave;re dont les enfants affrontent un monde boulevers&eacute; par la guerre. Mais il rappelle aussi que l'imaginaire, l'amiti&eacute; et la solidarit&eacute; peuvent devenir des refuges face aux violences du r&eacute;el.</span></p>
<h2><span>L'avis de Jules</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><em><span>&laquo; Lucy Lost est l'un des films qui m'a le plus touch&eacute; depuis le d&eacute;but du Festival. Au-del&agrave; de sa beaut&eacute; visuelle, c'est le regard port&eacute; sur l'enfance qui m'a marqu&eacute;.</span></em></p>
<p class="isSelectedEnd"><em><span>Le film montre que les enfants comprennent parfois le monde avec plus de justesse que les adultes. Ils continuent de s'&eacute;merveiller alors m&ecirc;me que tout semble s'effondrer autour d'eux. C'est un r&eacute;cit rempli d'&eacute;motion, qui parle autant de guerre que d'espoir.</span></em></p>
<p class="isSelectedEnd"><em><span>&Agrave; la sortie de la projection, le public &eacute;tait debout,&nbsp; &eacute;mu. Je comprends pourquoi. Lucy Lost est un film qui touche autant le c&oelig;ur que les yeux, et qui m&eacute;rite d'&ecirc;tre d&eacute;couvert par un tr&egrave;s large public d&egrave;s sa sortie. &raquo;</span></em></p>
<p><span>&mdash; </span><strong><span>Jules Violon, pour La Radio du Cin&eacute;ma au Festival international du film d'animation d'Annecy 2026</span></strong></p>
<p><strong><span></span></strong></p>
<p><strong><span><img src="/upload/1000026539.jpg" width="530" height="398" alt="1000026539.jpg (2.57 MB)"></span></strong></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Annecy 2026 : 58th, quand l'animation redonne un nom aux oubliés de l'Histoire</title>
      <description><![CDATA[Le Festival international du film d'animation d'Annecy r&eacute;serve parfois des &oelig;uvres qui d&eacute;passent le simple cadre du cin&eacute;ma pour devenir de v&eacute;ritables actes de m&eacute;moire. C'est le ca...]]></description>
      <pubDate>Fri, 26 Jun 2026 07:32:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radioducinema.com/news/annecy-2026-58th-quand-l-animation-redonne-un-nom-aux-oublies-de-l-histoire-242</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><span>Le Festival international du film d'animation d'Annecy r&eacute;serve parfois des &oelig;uvres qui d&eacute;passent le simple cadre du cin&eacute;ma pour devenir de v&eacute;ritables actes de m&eacute;moire. C'est le cas de </span><strong><span>58th</span></strong><span>, r&eacute;alis&eacute; par les cin&eacute;astes philippins </span><strong><span>Carl Joseph Papa</span></strong><span> et </span><strong><span>Aica Riz Ganhinhin</span></strong><span>, pr&eacute;sent&eacute; cette ann&eacute;e en comp&eacute;tition. </span><span>Inspir&eacute; d'un drame r&eacute;el qui a boulevers&eacute; les Philippines, le film revient sur le massacre de </span><strong><span>58 personnes</span></strong><span> lors d'un conflit politique survenu en 2009. Une affaire devenue l'un des plus grands faits divers du pays, dont les proc&eacute;dures judiciaires se sont &eacute;tal&eacute;es sur de nombreuses ann&eacute;es. </span><span>Mais derri&egrave;re ce chiffre se cache une autre histoire. Celle d'une victime oubli&eacute;e.</span></p>
<h3><span>Le 58e disparu</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le film suit une femme dont le p&egrave;re a disparu lors du massacre. Pr&eacute;sent le jour des faits, identifi&eacute; par ses effets personnels retrouv&eacute;s sur les lieux, il n'a pourtant jamais &eacute;t&eacute; officiellement reconnu parmi les victimes. Son corps n'a jamais &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; et, au terme du proc&egrave;s, la justice n'a retenu que </span><strong><span>57 assassinats</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>C'est de cette absence que na&icirc;t le titre </span><em><span>58th</span></em><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&Agrave; travers cette qu&ecirc;te de reconnaissance, le film raconte autant le deuil impossible que la difficult&eacute; de reconstruire une vie lorsque la v&eacute;rit&eacute; demeure incompl&egrave;te. La disparition devient alors autant politique qu'intime.</span></p>
<h3><span>Quand la forme &eacute;pouse le fond</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour raconter cette histoire, les r&eacute;alisateurs choisissent une esth&eacute;tique particuli&egrave;rement singuli&egrave;re.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le film m&ecirc;le </span><strong><span>rotoscopie</span></strong><span> &mdash; une technique consistant &agrave; redessiner des images film&eacute;es en prises de vue r&eacute;elles &mdash; &agrave; de nombreux documents d'archives : interviews t&eacute;l&eacute;vis&eacute;es, t&eacute;moignages, images des manifestations, reportages et v&eacute;ritables images li&eacute;es &agrave; l'affaire.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Ce dialogue permanent entre animation et images documentaires cr&eacute;e une sensation troublante. La fronti&egrave;re entre fiction et r&eacute;alit&eacute; s'efface progressivement, plongeant le spectateur dans une exp&eacute;rience d'une grande intensit&eacute;.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Loin d'adoucir la violence des &eacute;v&eacute;nements, l'animation semble au contraire leur donner une nouvelle force &eacute;motionnelle.</span></p>
<h3><span>Une r&eacute;flexion sur le pouvoir et la m&eacute;moire</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au-del&agrave; du drame judiciaire, </span><em><span>58th</span></em><span> interroge les m&eacute;canismes du pouvoir, les violences politiques et leurs cons&eacute;quences sur les familles qui en subissent les r&eacute;percussions.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le film montre le temps long de la reconstruction. Celui d'une fille qui grandit avec une absence jamais reconnue, d'une famille condamn&eacute;e &agrave; poursuivre son existence sans pouvoir r&eacute;ellement faire son deuil, et d'une soci&eacute;t&eacute; confront&eacute;e &agrave; une m&eacute;moire encore douloureuse.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Cette dimension profond&eacute;ment humaine transforme le r&eacute;cit en un hommage &agrave; toutes celles et ceux que l'Histoire laisse parfois de c&ocirc;t&eacute;.</span></p>
<h2><span>L'avis d'Anakhin</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><em><span>58th</span></em><span> est sans doute l'une des propositions les plus fortes que j'ai d&eacute;couvertes &agrave; Annecy. Le choix de la rotoscopie m'a particuli&egrave;rement marqu&eacute; : en supprimant les codes habituels du dessin anim&eacute;, elle nous rapproche du r&eacute;el et donne au r&eacute;cit une puissance presque documentaire. L'alternance entre les archives et l'animation fonctionne remarquablement bien et nous emm&egrave;ne au c&oelig;ur de cette trag&eacute;die sans jamais tomber dans le sensationnalisme.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Mais ce qui m'a le plus touch&eacute;, c'est que le film ne raconte pas seulement un massacre. Il raconte l'oubli. Celui d'un homme dont le meurtre n'a jamais &eacute;t&eacute; officiellement reconnu. En donnant un visage &agrave; cette "58e victime", les r&eacute;alisateurs font de leur film un v&eacute;ritable acte de m&eacute;moire. C'est un cin&eacute;ma engag&eacute;, profond&eacute;ment humain, qui rappelle que l'animation peut aussi &ecirc;tre un formidable outil pour raconter l'Histoire et d&eacute;fendre la v&eacute;rit&eacute;. &raquo;</span></p>
<p><span>&mdash; </span><strong><span>Anakhin Jeudy, pour La Radio du Cin&eacute;ma</span></strong></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Annecy 2026 : Les Chroniques de l'espace-temps, un voyage burlesque entre stop motion et expérimentation</title>
      <description><![CDATA[Parmi les longs m&eacute;trages pr&eacute;sent&eacute;s cette ann&eacute;e, Les Chroniques de l'espace-temps, r&eacute;alis&eacute; par Stefano Bertelli...]]></description>
      <pubDate>Fri, 26 Jun 2026 07:25:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radioducinema.com/news/annecy-2026-les-chroniques-de-l-espace-temps-un-voyage-burlesque-entre-stop-motion-et-experimentation-241</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><span>Parmi les longs m&eacute;trages pr&eacute;sent&eacute;s cette ann&eacute;e, </span><strong><span>Les Chroniques de l'espace-temps</span></strong><span>, r&eacute;alis&eacute; par </span><strong><span>Stefano Bertelli</span></strong><span>, s'est impos&eacute; comme une v&eacute;ritable curiosit&eacute; artistique.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pr&eacute;sent&eacute; en comp&eacute;tition, ce long m&eacute;trage, coproduit entre l'Italie et le Japon et sorti en septembre 2025, explore les fronti&egrave;res de l'animation en m&ecirc;lant plusieurs techniques. Le stop motion constitue la base du film, mais il est enrichi par des effets en prises de vue r&eacute;elles, notamment pour les &eacute;l&eacute;ments naturels comme l'eau, les explosions ou certains effets visuels. Un m&eacute;lange qui donne au film une identit&eacute; singuli&egrave;re et revendiqu&eacute;e.</span></p>
<h3><span>Une qu&ecirc;te d'identit&eacute; racont&eacute;e avec humour</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Derri&egrave;re son apparence fantasque, </span><em><span>Les Chroniques de l'espace-temps</span></em><span> suit le parcours d'un jeune Italien en pleine recherche de lui-m&ecirc;me. Entre questionnements existentiels, difficult&eacute;s &agrave; trouver sa place et d&eacute;sir d'&eacute;mancipation, le r&eacute;cit aborde des th&egrave;mes universels comme la jeunesse, l'identit&eacute; et la qu&ecirc;te de sens.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Mais Stefano Bertelli choisit de traiter ces sujets avec une &eacute;nergie r&eacute;solument burlesque. Le rythme est soutenu, les situations absurdes s'encha&icirc;nent et les gags rappellent les grands cartoons am&eacute;ricains. Cette m&eacute;canique comique a d'ailleurs rapidement trouv&eacute; son public &agrave; Annecy, o&ugrave; les &eacute;clats de rire ont ponctu&eacute; plusieurs s&eacute;quences de la projection.</span></p>
<h3><span>Une exp&eacute;rimentation pleinement assum&eacute;e</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>L'une des forces du film r&eacute;side dans son refus de masquer sa fabrication.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Bien au contraire, Stefano Bertelli revendique le caract&egrave;re artisanal de son &oelig;uvre. Les syst&egrave;mes de fixation des personnages en papier, les petites bandelettes qui maintiennent certains &eacute;l&eacute;ments du d&eacute;cor ou encore les imperfections du stop motion restent volontairement visibles.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Loin d'&ecirc;tre des d&eacute;fauts, ces &eacute;l&eacute;ments participent &agrave; l'identit&eacute; visuelle du film. Gr&acirc;ce &agrave; une composition soign&eacute;e, un travail pr&eacute;cis sur les couleurs et une mise en sc&egrave;ne inventive, cette esth&eacute;tique exp&eacute;rimentale devient un v&eacute;ritable langage cin&eacute;matographique.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le r&eacute;alisateur pousse m&ecirc;me cette d&eacute;marche jusqu'au bout en proposant, &agrave; la fin du film, un </span><strong><span>making of</span></strong><span> int&eacute;gr&eacute; &agrave; la projection. Une initiative devenue rare, qui permet au spectateur de d&eacute;couvrir les coulisses de fabrication tout en prolongeant le dialogue entre l'&oelig;uvre et son processus cr&eacute;atif.</span></p>
<h3><span>Quand la fabrication devient partie du r&eacute;cit</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>En d&eacute;voilant volontairement les ficelles de son animation, </span><em><span>Les Chroniques de l'espace-temps</span></em><span> joue avec les codes du cin&eacute;ma. Cette mani&egrave;re de briser le quatri&egrave;me mur renforce le ton burlesque du r&eacute;cit tout en rappelant que l'animation est avant tout un artisanat, fait de patience, d'exp&eacute;rimentation et d'inventivit&eacute;.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>C'est pr&eacute;cis&eacute;ment ce regard sur la fabrication qui rend le film aussi attachant : il ne cherche jamais &agrave; cacher son caract&egrave;re exp&eacute;rimental, mais en fait au contraire l'une de ses principales qualit&eacute;s.</span></p>
<h2><span>L'avis d'Anakhin</span></h2>
<p><span>&laquo; </span><em><span>Les Chroniques de l'espace-temps</span></em><span> est une v&eacute;ritable d&eacute;monstration de ce que l'animation peut encore inventer. Stefano Bertelli assume pleinement son esth&eacute;tique artisanale et transforme chaque imperfection en force visuelle. J'ai appr&eacute;ci&eacute; cette mani&egrave;re de montrer les coulisses de fabrication sans jamais casser l'immersion. Le film oscille constamment entre humour absurde, po&eacute;sie et exp&eacute;rimentation, tout en proposant un r&eacute;cit sur la qu&ecirc;te d'identit&eacute; qui reste universel. C'est une &oelig;uvre atypique, g&eacute;n&eacute;reuse et sinc&egrave;re, qui prouve qu'il est encore possible de surprendre en animation. Une belle d&eacute;couverte de cette &eacute;dition du Festival d'Annecy. &raquo; &mdash; </span><strong><span>Anakhin Jeudy, pour La Radio du Cin&eacute;ma</span></strong></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Annecy 2026 : avec ViQueens, Harald Zwart embarque les Vikings dans une aventure animée</title>
      <description><![CDATA[Le Festival international du film d'animation d'Annecy est aussi le lieu o&ugrave; l'on d&eacute;couvre les films de demain. Parmi les pr&eacute;sentations les plus attendues de cette &eacute;dition 2026 figurait ...]]></description>
      <pubDate>Thu, 25 Jun 2026 15:55:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radioducinema.com/news/annecy-2026-avec-viqueens-harald-zwart-embarque-les-vikings-dans-une-aventure-animee-240</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><span>Le Festival international du film d'animation d'Annecy est aussi le lieu o&ugrave; l'on d&eacute;couvre les films de demain. Parmi les pr&eacute;sentations les plus attendues de cette &eacute;dition 2026 figurait </span><strong><span>ViQueens</span></strong><span>, premier long m&eacute;trage d'animation du r&eacute;alisateur norv&eacute;gien </span><strong><span>Harald Zwart</span></strong><span>, connu notamment pour </span><em><span>The Karate Kid</span></em><span> (2010), </span><em><span>The Mortal Instruments</span></em><span> ou encore </span><em><span>La Panth&egrave;re rose 2</span></em><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Accompagn&eacute; d'une partie de son &eacute;quipe venue sp&eacute;cialement de Norv&egrave;ge, le cin&eacute;aste est venu d&eacute;voiler les premi&egrave;res images d'un projet qui sortira en salles en d&eacute;cembre 2026. Une pr&eacute;sentation qui a particuli&egrave;rement retenu l'attention de </span><strong><span>Jules Violon</span></strong><span>, envoy&eacute; sp&eacute;cial de </span><strong><span>La Radio du Cin&eacute;ma</span></strong><span>.</span></p>
<h3><span>Une aventure viking racont&eacute;e par ceux qui en ont grandi</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Si </span><em><span>ViQueens</span></em><span> emprunte les codes des grandes productions d'animation en images de synth&egrave;se, Harald Zwart revendique avant tout une histoire profond&eacute;ment ancr&eacute;e dans sa culture.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le film suit deux jeunes guerri&egrave;res vikings qui recueillent un voyageur chinois &eacute;chou&eacute; sur les c&ocirc;tes norv&eacute;giennes. Leur d&eacute;cision de le raccompagner jusqu'&agrave; son pays devient le point de d&eacute;part d'un long p&eacute;riple o&ugrave; chaque rencontre remet en question leur vision du monde... et celle que les autres peuples portent sur les Vikings.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; Ce qui est int&eacute;ressant, c'est que le film ne c&eacute;l&egrave;bre pas uniquement le mythe viking. Il prend aussi du recul sur cette culture qui fait aujourd'hui partie de notre imaginaire collectif &raquo;, observe Jules Violon.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Cette confrontation entre deux civilisations promet ainsi un r&eacute;cit d'aventure mais aussi un dialogue interculturel rarement explor&eacute; dans le cin&eacute;ma d'animation.</span></p>
<h3><span>Une &eacute;quipe 100 % norv&eacute;gienne</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Autre particularit&eacute; du projet : il a &eacute;t&eacute; imagin&eacute; et d&eacute;velopp&eacute; par une &eacute;quipe majoritairement norv&eacute;gienne.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Paysages, architecture, lumi&egrave;re, folklore... les artistes se sont directement inspir&eacute;s des lieux dans lesquels ils ont grandi afin de restituer une identit&eacute; visuelle fid&egrave;le &agrave; leur patrimoine.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Visuellement, </span><em><span>ViQueens</span></em><span> &eacute;voque imm&eacute;diatement certaines grandes productions am&eacute;ricaines. Mod&eacute;lis&eacute; sous </span><strong><span>Autodesk Maya</span></strong><span>, le film assume une esth&eacute;tique proche de Pixar tout en revendiquant une identit&eacute; scandinave forte.</span></p>
<h3><span>Quand le jeu d'acteur r&eacute;invente l'animation</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Mais la v&eacute;ritable surprise de cette pr&eacute;sentation r&eacute;side dans la m&eacute;thode de fabrication du film.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Plut&ocirc;t que d'utiliser une motion capture classique, les &eacute;quipes ont d&eacute;velopp&eacute; un processus hybride particuli&egrave;rement innovant.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Les d&eacute;cors et les personnages sont d'abord enti&egrave;rement mod&eacute;lis&eacute;s en trois dimensions. Les com&eacute;diens jouent ensuite leurs sc&egrave;nes dans cet environnement virtuel gr&acirc;ce &agrave; une technologie de capture bas&eacute;e sur le </span><strong><span>LiDAR Scanner</span></strong><span>, int&eacute;gr&eacute; notamment aux derniers iPhone.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Contrairement &agrave; la motion capture traditionnelle, l'objectif n'est pas de transf&eacute;rer directement les mouvements sur un personnage num&eacute;rique. Les performances servent de r&eacute;f&eacute;rence extr&ecirc;mement pr&eacute;cise aux animateurs, qui reconstruisent ensuite chaque expression, chaque regard et chaque d&eacute;placement.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le r&eacute;sultat, selon les images d&eacute;voil&eacute;es &agrave; Annecy, offre une animation particuli&egrave;rement fluide et naturelle, tout en conservant la libert&eacute; graphique propre au cin&eacute;ma d'animation.</span></p>
<h3><span>Un univers pens&eacute; bien au-del&agrave; du cin&eacute;ma</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Harald Zwart n'a pas cach&eacute; ses ambitions.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Autour du film se construit d&eacute;j&agrave; un v&eacute;ritable univers transm&eacute;dia. Artbooks, puzzles, jeux de soci&eacute;t&eacute;, jouets, produits d&eacute;riv&eacute;s, sets LEGO et m&ecirc;me des partenariats avec Burger King sont d&eacute;j&agrave; en pr&eacute;paration afin d'accompagner la sortie du long m&eacute;trage.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une strat&eacute;gie qui t&eacute;moigne de l'ampleur du projet et des investissements consentis pour faire de </span><em><span>ViQueens</span></em><span> une nouvelle franchise familiale.</span></p>
<h3><span>Une bande-son qui promet une exp&eacute;rience de salle</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>S'il est encore trop t&ocirc;t pour d&eacute;voiler l'int&eacute;gralit&eacute; du film, un premier extrait projet&eacute; au public d'Annecy a permis de d&eacute;couvrir un autre point fort de la production : son univers sonore.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour Jules Violon, c'est m&ecirc;me l'un des &eacute;l&eacute;ments les plus marquants de cette pr&eacute;sentation.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; D&egrave;s le trailer, on sent un travail tr&egrave;s pouss&eacute; sur le son. L'ambiance est immersive, chaque &eacute;l&eacute;ment sonore participe &agrave; construire l'univers. C'est typiquement un film qui semble avoir &eacute;t&eacute; pens&eacute; pour &ecirc;tre d&eacute;couvert dans une salle de cin&eacute;ma. &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une impression renforc&eacute;e par une mise en sc&egrave;ne spectaculaire qui m&ecirc;le aventure, humour et &eacute;motion.</span></p>
<h3><span>Un projet &agrave; suivre de pr&egrave;s</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Avec </span><em><span>ViQueens</span></em><span>, Harald Zwart signe une entr&eacute;e ambitieuse dans le cin&eacute;ma d'animation.&nbsp;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Si les premi&egrave;res images tiennent leurs promesses, </span><strong><span>ViQueens</span></strong><span> pourrait bien s'imposer comme l'un des films d'animation les plus attendus de la fin d'ann&eacute;e.</span></p>
<p><span>Rendez-vous en d&eacute;cembre 2026 pour v&eacute;rifier si l'essai est transform&eacute; !</span></p>
<p><span></span></p>
<p><span>Propos reccueillis Par Jules VIOLON pour la Radio du cin&eacute;ma - juin 2026</span></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Annecy 2026 : Angela Sung dévoile les secrets du concept art au Mifa</title>
      <description><![CDATA[Au Festival international du film d'animation d'Annecy, Le Mifa, v&eacute;ritable laboratoire de la cr&eacute;ation anim&eacute;e, met aussi en lumi&egrave;re celles et ceux qui fa&ccedil;onnent les univers visuels des ...]]></description>
      <pubDate>Thu, 25 Jun 2026 15:38:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radioducinema.com/news/annecy-2026-angela-sung-devoile-les-secrets-du-concept-art-au-mifa-239</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><span>Au Festival international du film d'animation d'Annecy, Le Mifa, v&eacute;ritable laboratoire de la cr&eacute;ation anim&eacute;e, met aussi en lumi&egrave;re celles et ceux qui fa&ccedil;onnent les univers visuels des films. Parmi eux, les concept artists, ces artistes de l'ombre qui imaginent les d&eacute;cors, les ambiances et les mondes avant m&ecirc;me que l'animation ne commence.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>C'est dans le cadre des conf&eacute;rences </span><strong><span>Talent Mifa</span></strong><span> qu'</span><strong><span>Eden Vaisse</span></strong><span>, pour </span><strong><span>La Radio du Cin&eacute;ma</span></strong><span>, a assist&eacute; &agrave; la rencontre avec </span><strong><span>Angela Sung</span></strong><span>, concept artist ayant collabor&eacute; avec </span><strong><span>Sony Pictures Animation</span></strong><span> et </span><strong><span>LAIKA</span></strong><span>. Une conf&eacute;rence plac&eacute;e sous le signe du partage, de la cr&eacute;ativit&eacute; et de la transmission.</span></p>
<h3><span>Raconter avant de dessiner</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Organis&eacute;e en partenariat avec </span><strong><span>Procreate</span></strong><span>, l'application de dessin sur iPad devenue incontournable chez de nombreux artistes, cette masterclass n'&eacute;tait pas un simple tutoriel technique. Angela Sung a surtout rappel&eacute; qu'un d&eacute;cor n'est jamais une accumulation de d&eacute;tails graphiques : il est avant tout un outil narratif.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Selon elle, trois &eacute;tapes sont essentielles.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>La premi&egrave;re consiste &agrave; comprendre l'histoire. Avant le moindre croquis, l'artiste doit saisir les enjeux du r&eacute;cit, les &eacute;motions recherch&eacute;es et ce que la sc&egrave;ne doit raconter.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Vient ensuite l'intention. Pourquoi ce d&eacute;cor existe-t-il ? Quel r&ocirc;le joue-t-il dans le film ? Quelle &eacute;motion doit-il provoquer chez le spectateur ?</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Ce n'est qu'apr&egrave;s ces deux &eacute;tapes que d&eacute;bute la recherche visuelle. L'artiste peut alors puiser dans le r&eacute;el pour construire un univers cr&eacute;dible, en m&ecirc;lant observations, r&eacute;f&eacute;rences architecturales, paysages ou objets du quotidien.</span></p>
<h3><span>Annecy... en fromage fondu ?</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour illustrer son propos, Angela Sung s'est amus&eacute;e &agrave; prendre Annecy comme terrain de jeu.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Face au public, elle a demand&eacute; ce que la ville &eacute;voquait spontan&eacute;ment. Les r&eacute;ponses ont fus&eacute; : le lac, les montagnes, l'architecture m&eacute;di&eacute;vale... mais aussi le fromage.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour la concept artist, ces id&eacute;es ne sont pas des limites, mais des points de d&eacute;part. Pourquoi ne pas imaginer une ville construite enti&egrave;rement en fromage ? Ou un immense lac de raclette fondue ? Derri&egrave;re cette d&eacute;monstration volontairement d&eacute;cal&eacute;e se cache une le&ccedil;on essentielle : la cr&eacute;ation na&icirc;t souvent de l'association d'id&eacute;es qui, au premier abord, semblent incompatibles.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le concept art consiste pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; transformer ces intuitions en images capables de raconter une histoire.</span></p>
<h3><span>Construire une image</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au-del&agrave; de l'inspiration, Angela Sung a partag&eacute; sa m&eacute;thode de travail.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Deux approches coexistent dans son processus cr&eacute;atif. La premi&egrave;re est la plus classique : commencer par les grandes masses, installer les volumes, d&eacute;finir les perspectives, avant d'aller progressivement vers les d&eacute;tails.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>La seconde est beaucoup plus intuitive. Lorsqu'un &eacute;l&eacute;ment l'inspire particuli&egrave;rement &mdash; un pont, une arche, une construction originale &mdash; elle commence par le dessiner avec un niveau de d&eacute;tail tr&egrave;s pouss&eacute;. Ce n'est qu'ensuite qu'elle imagine le d&eacute;cor qui viendra l'entourer.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Elle a &eacute;galement insist&eacute; sur l'importance de l'&eacute;quilibre entre les formes pleines et les espaces vides, des lignes de perspective et de la gestion de la couleur, autant d'&eacute;l&eacute;ments qui donnent vie &agrave; une image et guident naturellement le regard du spectateur.</span></p>
<h3><span>Plus qu'un logiciel, une fa&ccedil;on de penser</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Si Procreate occupe aujourd'hui une place importante dans son quotidien, Angela Sung utilise &eacute;galement Photoshop. Pour elle, le logiciel reste un outil. Ce qui compte avant tout, c'est la r&eacute;flexion artistique qui pr&eacute;c&egrave;de le dessin.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Son enthousiasme communicatif a marqu&eacute; l'ensemble de la salle. Souriante, g&eacute;n&eacute;reuse et passionn&eacute;e, elle n'a cess&eacute; d'encourager les &eacute;tudiants et jeunes artistes pr&eacute;sents &agrave; exp&eacute;rimenter, &agrave; observer le monde qui les entoure et &agrave; cultiver leur curiosit&eacute;.</span></p>
<h3><span>Le Mifa, une &eacute;cole &agrave; ciel ouvert</span></h3>
<p class="isSelectedEnd"><span>Cette conf&eacute;rence illustre parfaitement l'esprit du Mifa. Au-del&agrave; du march&eacute; international et des grands studios, Annecy est aussi un immense lieu d'apprentissage o&ugrave; les professionnels transmettent leur savoir-faire &agrave; la nouvelle g&eacute;n&eacute;ration.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Dans la salle, Eden Vaisse a d'ailleurs remarqu&eacute; une majorit&eacute; d'&eacute;tudiants venus de France, d'Allemagne, du Royaume-Uni et d'autres pays europ&eacute;ens, venus &eacute;couter les conseils d'une artiste dont le m&eacute;tier reste souvent m&eacute;connu du grand public.</span></p>
<p><span>&Agrave; travers cette rencontre, Angela Sung rappelle une &eacute;vidence que l'on oublie parfois : derri&egrave;re chaque film d'animation se cachent des dizaines d'artistes qui inventent des mondes avant m&ecirc;me qu'ils n'existent. Et c'est pr&eacute;cis&eacute;ment cette richesse humaine que le Festival d'Annecy continue, ann&eacute;e apr&egrave;s ann&eacute;e, de mettre en lumi&egrave;re.</span></p>
<p><span></span></p>
<p><span>Cr&eacute;dit image :&nbsp; <a class="logo-link" href="https://www.sonypicturesanimation.com/"><img class="logo__image" src="https://www.sonypicturesanimation.com/themes/custom/spa2/images/spa_logo.svg" alt="Logo" width="211" height="54"></a></span></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>avec Reversal, Lena Herzog transforme la réalité virtuelle en expérience contemplative</title>
      <description><![CDATA[Reversal : Lena Herzog transforme la VR en exp&eacute;rience contemplative
Au Festival international du film d'animation d'Annecy, les &oelig;uvres immersives ne cherchent pa...]]></description>
      <pubDate>Thu, 25 Jun 2026 15:20:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radioducinema.com/news/avec-reversal-lena-herzog-transforme-la-realite-virtuelle-en-experience-contemplative-238</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<h1><em><span>Reversal :</span></em><span> Lena Herzog transforme la VR en exp&eacute;rience contemplative</span></h1>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au Festival international du film d'animation d'Annecy, les &oelig;uvres immersives ne cherchent pas toutes &agrave; impressionner par leurs prouesses technologiques. Certaines choisissent au contraire la retenue. C'est le cas de </span><strong><span>Reversal</span></strong><span>, sign&eacute; </span><strong><span>Lena Herzog</span></strong><span>, une exp&eacute;rience en r&eacute;alit&eacute; virtuelle qui d&eacute;montre que l'immersion peut na&icirc;tre de la contemplation autant que de l'interaction.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pr&eacute;sent&eacute;e dans la s&eacute;lection des &oelig;uvres immersives, cette cr&eacute;ation d'une vingtaine de minutes prend le contre-pied des exp&eacute;riences o&ugrave; le spectateur est constamment sollicit&eacute;. Ici, aucun geste &agrave; effectuer, aucun choix &agrave; faire, aucune m&eacute;canique ludique. Une fois le casque enfil&eacute;, il ne reste qu'&agrave; regarder, &eacute;couter&hellip; et accepter de se laisser porter.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>D&egrave;s les premi&egrave;res minutes, une musique classique enveloppe le spectateur. Les violons et le piano accompagnent une lente d&eacute;ambulation dans un vaste hall inspir&eacute; de l'architecture du XVIIIᵉ si&egrave;cle, o&ugrave; lustres monumentaux et perspectives majestueuses installent une atmosph&egrave;re presque hors du temps.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Peu &agrave; peu, les rep&egrave;res disparaissent. Le corps semble flotter, se dissoudre dans les espaces qui se d&eacute;ploient autour de lui. L'exp&eacute;rience devient moins une narration qu'une sensation.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Lena Herzog compose alors une succession de tableaux o&ugrave; se r&eacute;pondent des profondeurs marines, des for&ecirc;ts en noir et blanc et des paysages oniriques qui semblent suspendus entre r&ecirc;ve et r&eacute;alit&eacute;. &Agrave; plusieurs reprises, des visages film&eacute;s en prise de vue r&eacute;elle surgissent dans ces environnements num&eacute;riques. Leur pr&eacute;sence cr&eacute;e un dialogue troublant entre le vivant et le virtuel, entre la chair et l'image.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Cette hybridation constitue sans doute l'une des plus grandes forces de </span><em><span>Reversoul</span></em><span>. L'&oelig;uvre ne cherche jamais l'effet spectaculaire. Elle invite plut&ocirc;t le spectateur &agrave; ralentir, &agrave; observer autrement et &agrave; s'interroger sur sa propre perception.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au fil de l'exp&eacute;rience, une question s'impose : que regardons-nous r&eacute;ellement ? Le monde qui nous entoure, ou la mani&egrave;re dont notre esprit le reconstruit ? En faisant dispara&icirc;tre progressivement les limites entre le corps, l'espace et l'image, Lena Herzog transforme la r&eacute;alit&eacute; virtuelle en v&eacute;ritable exp&eacute;rience sensorielle.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Dans un festival o&ugrave; les &oelig;uvres immersives explorent souvent l'interactivit&eacute;, </span><em><span>Reversal</span></em><span> rappelle qu'il existe une autre voie : celle de la contemplation. Une immersion silencieuse, presque m&eacute;ditative, o&ugrave; la technologie s'efface au profit de l'&eacute;motion.</span></p>
<p><span>&Agrave; Annecy, cette proposition confirme que la r&eacute;alit&eacute; virtuelle est en train d'inventer son propre langage. Entre cin&eacute;ma, installation artistique et art num&eacute;rique, ces nouvelles &eacute;critures repoussent les fronti&egrave;res du r&eacute;cit et ouvrent un champ d'exploration in&eacute;dit. Avec </span><em><span>Reversal</span></em><span>, Lena Herzog signe une &oelig;uvre qui ne cherche pas &agrave; impressionner, mais &agrave; faire ressentir. Et c'est sans doute l&agrave; sa plus grande r&eacute;ussite.</span></p>
<p>Propos reccueillis par Eden VAISSE pour la RADIO DU CINEMA&nbsp; - 25 JUIN 2026</p>
<p></p>
<div class="group-2col-left">
<div class="group-identite">
<h2>Fiche technique</h2>
<div class="field field--label-inline  clearfix categ-so-small picto-VR">
<div class="field__label">Cat&eacute;gorie</div>
<span>Courts VR</span></div>
<div class="field field--label-inline  clearfix">
<div class="field__label">Dur&eacute;e</div>
<span>25 min</span></div>
<div class="field field--label-inline  clearfix">
<div class="field__label">Pays de production</div>
<span>&Eacute;tats-Unis</span></div>
<div class="field field--label-inline  clearfix">
<div class="field__label">Publics</div>
<span>Adolescents, Jeunes adultes, Adultes, Tous publics</span></div>
<div class="field field--label-inline  clearfix">
<div class="field__label">Techniques</div>
<span>Ordinateur 3D, Animation d'objets, Vues r&eacute;elles, Rotoscopie</span></div>
</div>
</div>
<div class="group-2col-right">
<div class="group-equipe">
<h2>G&eacute;n&eacute;rique</h2>
<div class="field field--label-inline  clearfix">
<div class="field__label">R&eacute;alisation</div>
<span>Lena HERZOG</span></div>
<div class="field field--label-inline  clearfix">
<div class="field__label">Cor&eacute;alisation</div>
<span>Jonathan YOMAYUZA</span></div>
<div class="field field--label-inline  clearfix">
<div class="field__label">Production</div>
<span>Jonathan YOMAYUZA</span></div>
<div class="field field--label-inline  clearfix">
<div class="field__label">Cr&eacute;ation musicale</div>
<span>Mark MANGINI</span></div>
<div class="field field--label-inline  clearfix">
<div class="field__label">Sc&eacute;nario</div>
<span>Lena HERZOG</span></div>
</div>
</div>]]></content:encoded>
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</rss>
