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    <title><![CDATA[La Radio du Cinéma - RSS Podcasts]]></title>
    <link>https://www.radioducinema.com</link>
    <description><![CDATA[La Radio du Cinéma - RSS Podcasts]]></description>
    <pubDate>Fri, 31 Jul 2026 19:25:05 +0000</pubDate>
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      <title><![CDATA[Les Bobines d'Amandine ou les sorties ciné de la semaine !]]></title>
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      <description><![CDATA[Quelles sont les sorties cin&eacute; &agrave; ne pas manquer cette semaine ?
Le nouveau Christopher Nolan, un road-movie bouleversant, un thriller sign&eacute;...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><strong><span>Quelles sont les sorties cin&eacute; &agrave; ne pas manquer cette semaine ?</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le nouveau Christopher Nolan, un road-movie bouleversant, un thriller sign&eacute; Gregg Araki, les talents fran&ccedil;ais qui montent&hellip; En quelques minutes, on fait le tour de l'actualit&eacute; du grand &eacute;cran.</span></p>
<p><span>Installez-vous, montez le son et d&eacute;couvrez les films qui pourraient bien vous donner envie de filer au cin&eacute;ma !&nbsp;</span></p>
<p></p><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a68f719ab1a82.17613314.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 28 Jul 2026 18:25:00 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title><![CDATA[Envie de savoir quels films vont faire parler d'eux cette semaine ?]]></title>
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      <description><![CDATA[&nbsp;Envie de savoir quels films vont faire parler d'eux cette semaine ?
Dans cette nouvelle chronique cin&eacute;ma, je vous emm&egrave;ne faire...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><span>&nbsp;</span><strong><span>Envie de savoir quels films vont faire parler d'eux cette semaine ?</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Dans cette nouvelle chronique cin&eacute;ma, je vous emm&egrave;ne faire le tour de l'actualit&eacute; des salles obscures. Au programme : les sorties &agrave; ne pas manquer, le ph&eacute;nom&egrave;ne </span><strong><span>L'Odyss&eacute;e</span></strong><span> de Christopher Nolan, les nouveaut&eacute;s qui arrivent en salles, les &eacute;v&eacute;nements cin&eacute;ma en France et quelques belles d&eacute;couvertes &agrave; glisser sur votre liste.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>En trois minutes, on fait le point sur ce qui anime le grand &eacute;cran, avec l'envie de partager des histoires, des coups de c&oelig;ur&hellip; et, pourquoi pas, de vous donner envie de r&eacute;server votre prochaine s&eacute;ance.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&nbsp;Bonne &eacute;coute&hellip; et rendez-vous au cin&eacute;ma !</span></p>
<p></p><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a5f2b7c1547f6.24962313.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 21 Jul 2026 15:00:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Martina Adamcova : comment produire, distribuer et rentabiliser un film indépendant]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.com/podcasts/martina-adamcova-comment-produire-distribuer-et-rentabiliser-un-film-independant-599</link>
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      <description><![CDATA[...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<!--
TITRES SEO PROPOSÉS

1. Martina Adamcova : produire et distribuer des films indépendants sans sacrifier la création
2. Cinéma indépendant : Martina Adamcova défend une production guidée par les œuvres
3. Marcova Productions : la méthode de Martina Adamcova pour faire circuler les films autrement

TITRE RETENU
Martina Adamcova : produire et distribuer des films indépendants sans sacrifier la création

URL COURTE CONSEILLÉE
/martina-adamcova-cinema-independant

MOT-CLÉ PRINCIPAL
Martina Adamcova

MOTS-CLÉS SECONDAIRES
Marcova Productions, cinéma indépendant, production cinématographique, distribution de films, cinéma québécois, financement du cinéma, films francophones
-->
<article><header>
<p><strong>Fondatrice de Marcova Productions, la productrice, r&eacute;alisatrice et sc&eacute;nariste Martina Adamcova d&eacute;fend une conception du cin&eacute;ma ind&eacute;pendant qui commence par une question simple : quelle histoire m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre racont&eacute;e ? Invit&eacute;e de La Radio du Cin&eacute;ma, elle d&eacute;taille une m&eacute;thode attentive &agrave; la diffusion des &oelig;uvres, aux march&eacute;s francophones et &agrave; la libert&eacute; des cin&eacute;astes.&nbsp;</strong></p>
</header>
<p>Une cam&eacute;ra, une &eacute;quipe, des d&eacute;cors, du temps de montage et une campagne de diffusion ne se paient pas avec de bonnes intentions. Pour <a href="https://www.relations-publiques.pro/378602/le-cinema-nest-pas-un-produit-financier-martina-adamcova-appelle-a-replacer-la-creation-au-coeur-des-debats.html?camp=27008871_2" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Martina Adamcova</a>, cette r&eacute;alit&eacute; ne doit pourtant pas inverser l&rsquo;ordre des priorit&eacute;s.</p>
<p>La fondatrice de <a href="https://youtube.com/@marcovaproductions" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Marcova Productions</a> refuse que la rentabilit&eacute; devienne le premier moteur de la cr&eacute;ation. Elle ne nie ni le co&ucirc;t d&rsquo;un film ni la n&eacute;cessit&eacute; de trouver un public. Elle propose plut&ocirc;t de partir de l&rsquo;&oelig;uvre, puis de construire autour d&rsquo;elle une strat&eacute;gie r&eacute;aliste de production et de circulation.</p>
<p>Son propos ne rel&egrave;ve donc pas d&rsquo;un romantisme coup&eacute; des comptes. Il d&eacute;crit une &eacute;conomie artisanale, mobile et internationale, con&ccedil;ue pour que le d&eacute;sir de cin&eacute;ma survive aux tableaux financiers.</p>
<h2>De Prague au Qu&eacute;bec, un regard fa&ccedil;onn&eacute; par plusieurs cultures</h2>
<p>Originaire de Prague et install&eacute;e au Qu&eacute;bec depuis plusieurs d&eacute;cennies, Martina Adamcova attribue une partie de sa m&eacute;thode &agrave; son parcours g&eacute;ographique et professionnel. Cette exp&eacute;rience lui a permis d&rsquo;observer plusieurs traditions de production, plusieurs rapports aux institutions et diff&eacute;rentes mani&egrave;res de faire voyager un film.</p>
<p>Elle se pr&eacute;sente avec humour comme une personne venue d&rsquo;ailleurs, d&eacute;sormais profond&eacute;ment attach&eacute;e au Canada. Ce d&eacute;placement a nourri sa fa&ccedil;on de regarder le secteur. Elle ne consid&egrave;re pas les fronti&egrave;res comme des limites infranchissables, mais comme des territoires &agrave; comprendre, chacun poss&eacute;dant ses diffuseurs, ses usages et ses publics.</p>
<p>Cette approche irrigue aujourd&rsquo;hui <a href="https://www.filmsquebec.com/production/marcova-productions/">Marcova Productions </a>et <a href="https://www.distribution7art.com/">7 Art Distribution</a>. La soci&eacute;t&eacute; d&eacute;veloppe et accompagne des fictions, des documentaires ainsi que des projets d&rsquo;animation destin&eacute;s &agrave; circuler sur plusieurs march&eacute;s. La productrice a travaill&eacute; avec des partenaires en Am&eacute;rique du Nord, en Europe et en Asie.</p>
<h2>&laquo; Je consid&egrave;re encore les films comme des &oelig;uvres &raquo;</h2>
<p>Lorsqu&rsquo;elle &eacute;voque la place prise par les discours &eacute;conomiques, Martina Adamcova commence par rappeler une &eacute;vidence mat&eacute;rielle : toute pratique artistique requiert des moyens. Le peintre ach&egrave;te ses couleurs, le danseur doit trouver un costume et le cin&eacute;aste mobilise des comp&eacute;tences nombreuses.</p>
<p>Le probl&egrave;me appara&icirc;t, selon elle, lorsque la premi&egrave;re question pos&eacute;e &agrave; un projet devient celle de son rendement. &laquo; Il faut d&rsquo;abord se questionner : qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on veut faire et pourquoi ? Qu&rsquo;est-ce qui nous pousse &agrave; faire l&rsquo;&oelig;uvre ? &raquo;, explique Martina Adamcova au micro de La Radio du Cin&eacute;ma.</p>
<p>Elle r&eacute;sume sa position par une formule sans d&eacute;tour : &laquo; Je consid&egrave;re encore les films comme des &oelig;uvres. &raquo; Le choix du verbe compte. Il rappelle que le film ne se r&eacute;duit ni &agrave; une ligne de catalogue ni &agrave; un actif susceptible de produire un retour pr&eacute;visible.</p>
<p>Dans le cin&eacute;ma ind&eacute;pendant, la valeur d&rsquo;un projet peut aussi r&eacute;sider dans une voix peu entendue, un r&eacute;cit inattendu ou une mani&egrave;re singuli&egrave;re de filmer le monde. Certaines propositions para&icirc;tront modestes &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle industrielle. Elles peuvent n&eacute;anmoins rencontrer avec pr&eacute;cision les spectateurs auxquels elles s&rsquo;adressent.</p>
<h2>Penser la distribution avant le premier jour de tournage</h2>
<p>Pr&eacute;server l&rsquo;&eacute;lan artistique ne signifie pas attendre passivement qu&rsquo;un distributeur d&eacute;couvre le film une fois celui-ci termin&eacute;. Chez Marcova Productions, la r&eacute;flexion sur la diffusion commence tr&egrave;s t&ocirc;t.</p>
<p>Avant d&rsquo;engager un projet, l&rsquo;&eacute;quipe examine les territoires susceptibles de l&rsquo;accueillir, les agents de vente envisageables, les partenaires locaux et les diff&eacute;rents modes d&rsquo;exploitation. Le budget doit rester coh&eacute;rent avec les recettes raisonnablement accessibles.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Il faut toujours penser &agrave; la mani&egrave;re dont on va distribuer le film en premier &raquo;, explique Martina Adamcova.</p>
</blockquote>
<p>Cette phrase pourrait sembler paradoxale apr&egrave;s son plaidoyer pour la cr&eacute;ation. Elle r&eacute;v&egrave;le en r&eacute;alit&eacute; le c&oelig;ur de sa m&eacute;thode. Le sujet du film na&icirc;t d&rsquo;abord d&rsquo;une n&eacute;cessit&eacute; artistique. La structure de production doit ensuite lui donner une dimension compatible avec son public potentiel.</p>
<p>Martina Adamcova indique que Marcova Productions fonctionne sans d&eacute;pendre des subventions institutionnelles pour ses projets. Cette autonomie l&rsquo;oblige &agrave; diversifier les sources de revenus, &agrave; limiter les d&eacute;penses inutiles et &agrave; n&eacute;gocier directement sur plusieurs territoires.</p>
<h2>La le&ccedil;on d&rsquo;une vente &agrave; 500 dollars</h2>
<p>La productrice se souvient d&rsquo;un march&eacute; professionnel o&ugrave; un confr&egrave;re am&eacute;ricain avait accept&eacute; de c&eacute;der les droits d&rsquo;un film pour 500 dollars au Vietnam. &Agrave; premi&egrave;re vue, la somme semblait d&eacute;risoire. Le producteur lui avait pourtant expliqu&eacute; que chaque vente comptait d&egrave;s lors que le film pouvait &ecirc;tre propos&eacute; dans des dizaines de pays.</p>
<p>L&rsquo;anecdote a durablement marqu&eacute; Martina Adamcova. Une petite recette, multipli&eacute;e par plusieurs territoires, peut contribuer &agrave; rembourser une production ind&eacute;pendante. Elle permet aussi &agrave; une &oelig;uvre d&rsquo;exister dans un pays o&ugrave; elle ne serait jamais arriv&eacute;e par les circuits dominants.</p>
<p>Cette logique s&rsquo;oppose &agrave; la recherche d&rsquo;une vente unique cens&eacute;e couvrir une part consid&eacute;rable du budget. Elle r&eacute;clame davantage de patience, de n&eacute;gociations et de connaissance des march&eacute;s. Elle replace cependant la circulation concr&egrave;te du film au centre du m&eacute;tier.</p>
<p>La productrice r&eacute;sume cette philosophie par une image tr&egrave;s parlante : ramasser de nombreuses petites recettes plut&ocirc;t que d&rsquo;attendre une part hypoth&eacute;tique d&rsquo;un g&acirc;teau institutionnel. Le mod&egrave;le n&rsquo;est pas pr&eacute;sent&eacute; comme une recette universelle. Il correspond &agrave; sa mani&egrave;re d&rsquo;assumer le risque tout en conservant une marge de d&eacute;cision artistique.</p>
<h2>Le producteur ind&eacute;pendant doit aussi devenir distributeur</h2>
<p>La fronti&egrave;re traditionnelle qui s&eacute;parait la production de la distribution lui para&icirc;t d&eacute;sormais insuffisante. &laquo; De nos jours, si on veut &ecirc;tre un producteur ind&eacute;pendant, il faut aussi &ecirc;tre un distributeur ind&eacute;pendant &raquo;, affirme Martina Adamcova.</p>
<p>Le producteur doit conna&icirc;tre la vie du film apr&egrave;s le tournage. Il doit comprendre les contrats de droits, suivre les performances par territoire, pr&eacute;parer des versions adapt&eacute;es aux march&eacute;s &eacute;trangers et maintenir une relation directe avec les programmateurs comme avec les plateformes.</p>
<p>Ce prolongement du m&eacute;tier change &eacute;galement la mani&egrave;re de concevoir les &oelig;uvres. Une animation peut franchir plus facilement les fronti&egrave;res linguistiques. Un documentaire fortement ancr&eacute; dans une r&eacute;alit&eacute; locale peut int&eacute;resser une communaut&eacute; pr&eacute;cise &agrave; l&rsquo;autre bout du monde. Une fiction francophone peut trouver une seconde vie aupr&egrave;s de spectateurs qui disposent de peu d&rsquo;offres dans leur langue.</p>
<p>La distribution devient ainsi un travail de correspondance. Il ne s&rsquo;agit pas de transformer tous les projets pour satisfaire un public abstrait. Il faut reconna&icirc;tre le public propre &agrave; chaque film et lui ouvrir un chemin.</p>
<h2>YouTube, une salle de cin&eacute;ma install&eacute;e dans le salon</h2>
<p>Martina Adamcova accorde une attention particuli&egrave;re &agrave; <a href="https://youtube.com/@marcovaproductions">YouTube</a>. La plateforme reste souvent associ&eacute;e aux vid&eacute;os courtes regard&eacute;es sur t&eacute;l&eacute;phone. Elle sert pourtant aussi de service de diffusion sur les t&eacute;l&eacute;viseurs connect&eacute;s et peut accueillir des longs m&eacute;trages.</p>
<p>Au moment de l&rsquo;entretien, la productrice indiquait que la <a href="https://youtube.com/@marcovaproductions">cha&icirc;ne de Marcova Productions</a> comptait environ 40.000 abonn&eacute;s. Elle signalait &eacute;galement qu&rsquo;un film de son catalogue avait atteint <strong>cinq millions de vues !</strong></p>
<p>Au-del&agrave; des chiffres, la plateforme permet d&rsquo;identifier les pays o&ugrave; les &oelig;uvres sont regard&eacute;es et les langues dans lesquelles elles suscitent de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t. Marcova Productions constate notamment l&rsquo;existence de march&eacute;s francophones qui ne b&eacute;n&eacute;ficient pas toujours d&rsquo;une offre abondante de longs m&eacute;trages accessibles.</p>
<p>Ces renseignements peuvent aider &agrave; mieux distribuer un film. Martina Adamcova refuse toutefois d&rsquo;en faire un logiciel d&rsquo;&eacute;criture. Les donn&eacute;es indiquent o&ugrave; se trouve le public ; elles ne doivent pas d&eacute;cider seules de l&rsquo;histoire &agrave; raconter.</p>
<h2>Ne pas fabriquer un film dans l&rsquo;espoir d&rsquo;&ecirc;tre choisi par une plateforme</h2>
<p>La productrice ne rejette pas les grandes plateformes. Certaines productions auxquelles elle a particip&eacute; ont pu y &ecirc;tre propos&eacute;es. Elle met n&eacute;anmoins en garde contre une strat&eacute;gie fond&eacute;e sur l&rsquo;espoir d&rsquo;&ecirc;tre s&eacute;lectionn&eacute; par un acteur dominant.</p>
<p>&laquo; Ce n&rsquo;est pas en r&ecirc;vant d&rsquo;&ecirc;tre sur Netflix qu&rsquo;on peut faire le film &raquo;, souligne Martina Adamcova. Le projet doit conserver une raison d&rsquo;exister ind&eacute;pendamment d&rsquo;un diffuseur particulier.</p>
<p>Cette remarque offre une cl&eacute; de lecture utile aux jeunes producteurs. Une plateforme repr&eacute;sente un d&eacute;bouch&eacute; possible, non une destination garantie. B&acirc;tir tout le financement sur une hypoth&egrave;se de s&eacute;lection revient &agrave; confier l&rsquo;avenir de l&rsquo;&oelig;uvre &agrave; une seule porte d&rsquo;entr&eacute;e.</p>
<p>Marcova Productions privil&eacute;gie donc une addition de possibilit&eacute;s : ventes territoriales, agents internationaux, diffusion num&eacute;rique, cha&icirc;nes sp&eacute;cialis&eacute;es et exploitation directe. La souplesse du mod&egrave;le permet au film de poursuivre sa route lorsque l&rsquo;un des partenaires se retire.</p>
<h2>La fiction, le documentaire et l&rsquo;animation au service de r&eacute;cits humains</h2>
<p>Le catalogue r&eacute;cent de Marcova Productions r&eacute;unit plusieurs formes. Martina Adamcova consid&egrave;re aujourd&rsquo;hui l&rsquo;animation comme un territoire particuli&egrave;rement favorable &agrave; la circulation internationale. Les personnages dessin&eacute;s se doublent, se sous-titrent et franchissent plus ais&eacute;ment certaines barri&egrave;res culturelles.</p>
<p>Son int&eacute;r&ecirc;t ne d&eacute;pend toutefois pas d&rsquo;un format unique. Elle recherche des histoires li&eacute;es &agrave; la famille, aux relations humaines et aux pr&eacute;occupations quotidiennes. Ces r&eacute;cits peuvent prendre la forme d&rsquo;une fiction, d&rsquo;un documentaire ou d&rsquo;un conte destin&eacute; aux enfants.</p>
<p>La productrice assigne d&rsquo;abord au cin&eacute;ma une mission de divertissement et de connexion &eacute;motionnelle. Elle se montre prudente devant l&rsquo;id&eacute;e qu&rsquo;un film pourrait transformer m&eacute;caniquement les convictions du public. Une &oelig;uvre peut &eacute;mouvoir, intriguer et prolonger la r&eacute;flexion. Elle ne doit pas se pr&eacute;senter comme une le&ccedil;on impos&eacute;e au spectateur.</p>
<p>Cette modestie rejoint sa conception de la production. Le film propose un monde, un rythme et des personnages. Le public reste libre d&rsquo;en faire l&rsquo;exp&eacute;rience &agrave; sa mani&egrave;re.</p>
<h2>Une &eacute;conomie con&ccedil;ue pour laisser une place &agrave; l&rsquo;impr&eacute;vu</h2>
<p>Dans les souvenirs de Martina Adamcova, le cin&eacute;ma ind&eacute;pendant poss&egrave;de une dimension concr&egrave;te presque tactile. Une &eacute;quipe attend un v&eacute;ritable train parce qu&rsquo;elle ne dispose ni des moyens ni du d&eacute;sir de le recr&eacute;er artificiellement. La pellicule co&ucirc;te cher, le retard inqui&egrave;te, puis le plan finit par exister.</p>
<p>Cette image rappelle une &eacute;poque o&ugrave; les limites mat&eacute;rielles d&eacute;terminaient chaque d&eacute;cision. Les outils ont chang&eacute;, mais la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;inventer avec les moyens disponibles demeure. La libert&eacute; artistique n&rsquo;efface pas la contrainte ; elle apprend &agrave; lui r&eacute;pondre.</p>
<p>Le mod&egrave;le de Marcova Productions repose pr&eacute;cis&eacute;ment sur cette agilit&eacute;. Il prot&egrave;ge la singularit&eacute; d&rsquo;un projet gr&acirc;ce &agrave; des budgets mesur&eacute;s, une distribution anticip&eacute;e et une recherche patiente de partenaires. La rentabilit&eacute; devient une condition de continuit&eacute; plut&ocirc;t que la finalit&eacute; du film.</p>
<p>Martina Adamcova ne propose donc pas de choisir la cr&eacute;ation contre l&rsquo;&eacute;conomie. Elle demande que l&rsquo;&eacute;conomie reste au service de ce qui a donn&eacute; naissance au projet. Une distinction &eacute;l&eacute;mentaire, mais pr&eacute;cieuse &agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; les &oelig;uvres sont volontiers &eacute;valu&eacute;es avant m&ecirc;me d&rsquo;avoir trouv&eacute; leur forme.</p>
<footer>
<p>Les actualit&eacute;s de Marcova Productions sont accessibles sur la <a href="https://youtube.com/@marcovaproductions" target="_blank" rel="noopener noreferrer">cha&icirc;ne YouTube de la soci&eacute;t&eacute;</a>. Martina Adamcova partage &eacute;galement ses projets sur <a href="https://www.instagram.com/tinaadamsfilm/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">son compte Instagram professionnel</a>.</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> pour Martina Adamcova, un film ind&eacute;pendant doit na&icirc;tre d&rsquo;une intention artistique claire, adopter un budget compatible avec ses d&eacute;bouch&eacute;s et chercher son public sur plusieurs territoires sans d&eacute;pendre d&rsquo;un diffuseur unique.</p>
</footer></article><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a5f8420d0f5f6.39469160.MP3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 21 Jul 2026 11:25:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Les sorties de la semaine]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.com/podcasts/les-sorties-de-la-semaine-597</link>
      <guid>https://www.radioducinema.com/podcasts/les-sorties-de-la-semaine-597</guid>
      <description><![CDATA[Entre la grande fresque de L'Odyss&eacute;e de Christopher Nolan, le road movie solaire D'o&ugrave; vient le vent, l'animation ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><span>Entre la grande fresque de </span><strong><span>L'Odyss&eacute;e</span></strong><span> de Christopher Nolan, le road movie solaire </span><strong><span>D'o&ugrave; vient le vent</span></strong><span>, l'animation </span><strong><span>Kayara, Princesse inca</span></strong><span>, le bouleversant hommage au cin&eacute;ma </span><strong><span>La Derni&egrave;re s&eacute;ance</span></strong><span>, ou encore le documentaire </span><strong><span>Le Berger et les ours</span></strong><span>, il y en a pour tous les go&ucirc;ts cette semaine sur les grands &eacute;crans ! </span><span>Et si le soleil est au rendez-vous, pourquoi ne pas profiter d'une s&eacute;ance de cin&eacute;ma en plein air ?&nbsp;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span> Une couverture, quelques amis, un &eacute;cran sous les &eacute;toiles&hellip; l'&eacute;t&eacute; a aussi ses plus belles salles obscures.</span></p>
<p><span>???? Je vous partage dans cette chronique ma s&eacute;lection des sorties et des rendez-vous cin&eacute;ma &agrave; ne pas manquer cette semaine.</span></p>
<p></p>
<p>Amandine pour LA RADIO DU CINEMA&nbsp;</p><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a5e07c73c3be6.66921213.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 20 Jul 2026 11:28:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Pip Chodorov : sa vision du cinéma expérimental]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.com/podcasts/pip-chodorov-sa-vision-du-cinema-experimental-596</link>
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      <description><![CDATA[
&laquo; L&rsquo;&eacute;cran n&rsquo;est pas une fen&ecirc;tre vers un monde fictif ou imaginaire. L&rsquo;&eacute;cran, c&rsquo;est un canevas &raquo;, affirme Pip Chodorov. Invit&eacute; de ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<article>
<p class="chapo"><strong>&laquo; L&rsquo;&eacute;cran n&rsquo;est pas une fen&ecirc;tre vers un monde fictif ou imaginaire. L&rsquo;&eacute;cran, c&rsquo;est un canevas &raquo;, affirme Pip Chodorov.</strong> Invit&eacute; de <a href="https://www.instagram.com/marmierdavid/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">David Marmier</a> pour La Radio du Cin&eacute;ma, le r&eacute;alisateur, &eacute;diteur et enseignant am&eacute;ricain raconte une vie consacr&eacute;e aux images en mouvement. De ses premi&egrave;res manipulations de pellicule &agrave; la cr&eacute;ation de Re:Voir, il d&eacute;fend un cin&eacute;ma libre, artisanal et capable de renouveler notre regard.</p>
<p>Chez Pip Chodorov, le cin&eacute;ma ne se r&eacute;sume jamais &agrave; une histoire projet&eacute;e sur un &eacute;cran. Il r&eacute;side aussi dans le grain d&rsquo;une image, le cliquetis d&rsquo;un projecteur, une variation lumineuse ou une rayure d&eacute;pos&eacute;e sur la pellicule. Son entretien avec David Marmier conduit vers des films rarement montr&eacute;s, mais susceptibles de modifier durablement notre mani&egrave;re de regarder.</p>
<p>Le mot &laquo; exp&eacute;rimental &raquo; peut impressionner. Pip Chodorov pr&eacute;f&egrave;re l&rsquo;aborder sans solennit&eacute; excessive. Il d&eacute;signe des cin&eacute;astes qui interrogent leurs outils, inventent leurs propres r&egrave;gles et consid&egrave;rent chaque image comme un champ de recherche. Son principe tient dans une formule d&rsquo;une grande simplicit&eacute; : <strong>&laquo; Le cin&eacute;ma exp&eacute;rimental, c&rsquo;est du cin&eacute;ma &raquo;.</strong></p>
<h2>Un projecteur 16 millim&egrave;tres install&eacute; dans le salon familial</h2>
<p><a href="https://lightcone.org/fr/cineaste-60-pip-chodorov" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pip Chodorov</a> na&icirc;t &agrave; New York en 1965. Son p&egrave;re r&eacute;alise des documentaires pour la t&eacute;l&eacute;vision et sa m&egrave;re pratique la peinture. Les films font partie du quotidien familial. Dans le salon, un projecteur 16 millim&egrave;tres diffuse des &oelig;uvres de fiction, des documentaires, des films abstraits et des travaux consacr&eacute;s aux arts.</p>
<p>Le jeune Pip Chodorov apprend tr&egrave;s t&ocirc;t &agrave; charger l&rsquo;appareil. D&egrave;s l&rsquo;&acirc;ge de six ans, il gratte et peint la pellicule, puis fabrique des animations comme on manipule un jouet. Le film poss&egrave;de d&eacute;j&agrave; une &eacute;paisseur concr&egrave;te. Il peut &ecirc;tre touch&eacute;, color&eacute;, coup&eacute; et remont&eacute;.</p>
<p>Cette enfance fa&ccedil;onne son rapport aux images. Les cat&eacute;gories importent moins que les sensations produites. Un film abstrait peut c&ocirc;toyer une fiction, une chronique familiale ou un documentaire musical sans perdre sa l&eacute;gitimit&eacute;. Cette libert&eacute; initiale deviendra le socle de son travail.</p>
<h2>Paris et la d&eacute;couverte du cin&eacute;ma comme langage</h2>
<p>Apr&egrave;s des &eacute;tudes de sciences cognitives &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Rochester, Pip Chodorov s&rsquo;int&eacute;resse &agrave; la s&eacute;miologie. Une question l&rsquo;accompagne : comment le cin&eacute;ma organise-t-il notre perception et produit-il du sens&nbsp;?</p>
<p>Il rejoint Paris en 1988, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 23 ans, afin d&rsquo;&eacute;tudier la s&eacute;miologie du cin&eacute;ma. Il suit notamment les enseignements de Raymond Bellour, Marc Vernet, Philippe Dubois et Roger Odin. L&rsquo;image anim&eacute;e dialogue alors avec la photographie, la litt&eacute;rature, la peinture et les sciences cognitives.</p>
<p>Pip Chodorov d&eacute;couvre &eacute;galement le versant professionnel de la diffusion. Avant son arriv&eacute;e en France, il travaille pour Orion Classics &agrave; New York. Il collabore ensuite avec UGC et <a href="https://lightcone.org/fr" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Light Cone</a>. Cette exp&eacute;rience lui rappelle une &eacute;vidence parfois n&eacute;glig&eacute;e : un film doit &ecirc;tre cr&eacute;&eacute;, mais il lui faut aussi une copie, un lieu de projection et des personnes d&eacute;cid&eacute;es &agrave; le transmettre.</p>
<h2>Le cin&eacute;ma exp&eacute;rimental comme art du possible</h2>
<p>Pip Chodorov souligne que de nombreux artistes acceptent difficilement l&rsquo;&eacute;tiquette &laquo; cin&eacute;ma exp&eacute;rimental &raquo;. Le terme peut laisser croire &agrave; un brouillon, &agrave; un essai inachev&eacute; ou &agrave; une discipline strictement scientifique. Plusieurs expressions lui ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;f&eacute;r&eacute;es au fil du temps : cin&eacute;ma diff&eacute;rent, cin&eacute;ma alternatif, cin&eacute;ma underground ou jeune cin&eacute;ma.</p>
<p>Cette derni&egrave;re formule lui para&icirc;t particuli&egrave;rement juste. Le jeune cin&eacute;ma conserve une capacit&eacute; de renouvellement qui ne d&eacute;pend pas de l&rsquo;&acirc;ge de la personne qui le r&eacute;alise. Il reste jeune parce qu&rsquo;il cherche, d&eacute;place ses m&eacute;thodes et refuse de consid&eacute;rer ses formes comme d&eacute;finitivement acquises.</p>
<blockquote style="margin: 26px 0; padding: 16px 22px; border-left: 4px solid #b52232; background: #f7f7f7;">
<p style="margin: 0; font-size: 1.08em;"><strong>&laquo; C&rsquo;est un jeune cin&eacute;ma qui se rafra&icirc;chit, qui est toujours en devenir &raquo;.</strong></p>
<footer style="margin-top: 10px; color: #666;">Pip Chodorov, au micro de David Marmier</footer></blockquote>
<p>Certains films sont peints directement sur la pellicule. D&rsquo;autres utilisent des images pr&eacute;existantes, d&eacute;sign&eacute;es par l&rsquo;expression anglaise <em>found footage</em>, pour leur attribuer un sens nouveau. Le journal film&eacute; transforme des fragments de vie en carnet visuel. Le scintillement, le grain, le montage m&eacute;trique, le travail image par image et les variations de vitesse deviennent autant de moyens d&rsquo;expression.</p>
<p>La libert&eacute; n&rsquo;exclut ni la pr&eacute;cision ni la construction. Lorsque David Marmier &eacute;voque des &oelig;uvres qui sembleraient priv&eacute;es de commencement ou d&rsquo;ach&egrave;vement, Pip Chodorov r&eacute;pond : <strong>&laquo; Il y a toujours un d&eacute;but et une fin &raquo;.</strong> Le cin&eacute;ma exp&eacute;rimental peut employer des acteurs, un sc&eacute;nario, une lumi&egrave;re &eacute;labor&eacute;e ou un cadrage rigoureux. Il ne leur impose simplement aucune obligation pr&eacute;alable.</p>
<h2>&laquo; L&rsquo;&eacute;cran, c&rsquo;est un canevas &raquo;</h2>
<p>L&rsquo;une des phrases majeures de l&rsquo;entretien concerne la fonction de l&rsquo;&eacute;cran. Dans de nombreuses fictions, celui-ci dispara&icirc;t symboliquement pour laisser place au monde racont&eacute;. Pip Chodorov invite au contraire &agrave; regarder sa surface.</p>
<blockquote style="margin: 26px 0; padding: 16px 22px; border-left: 4px solid #b52232; background: #f7f7f7;">
<p style="margin: 0; font-size: 1.08em;"><strong>&laquo; L&rsquo;&eacute;cran n&rsquo;est pas une fen&ecirc;tre vers un monde fictif ou imaginaire. L&rsquo;&eacute;cran, c&rsquo;est un canevas &raquo;.</strong></p>
<footer style="margin-top: 10px; color: #666;">Pip Chodorov</footer></blockquote>
<p>Cette comparaison avec la toile d&rsquo;un peintre fournit une cl&eacute; de lecture accessible. Une image peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e pour ce qu&rsquo;elle repr&eacute;sente, mais aussi pour ses couleurs, sa dur&eacute;e, ses vibrations et son rythme. Une rayure cesse d&rsquo;&ecirc;tre un d&eacute;faut pour devenir un geste. Une surexposition ne signale plus n&eacute;cessairement une erreur : elle peut transformer la lumi&egrave;re en sujet du film.</p>
<p>Le spectateur n&rsquo;a donc pas besoin de poss&eacute;der un manuel th&eacute;orique. Il peut commencer par observer ce que l&rsquo;image lui fait &eacute;prouver. Le cin&eacute;ma exp&eacute;rimental accueille la curiosit&eacute; avant l&rsquo;expertise.</p>
<h2>Re:Voir, un nom qui r&eacute;sume une philosophie</h2>
<p>En 1994, Pip Chodorov cr&eacute;e &agrave; Paris <a href="https://re-voir.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Re:Voir</a>, une structure consacr&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;dition et &agrave; la transmission du cin&eacute;ma d&rsquo;avant-garde. Son nom s&rsquo;&eacute;crit avec deux-points : &laquo; Re:Voir &raquo;. Il &eacute;voque le d&eacute;sir de regarder &agrave; nouveau et de comprendre comment chaque cin&eacute;aste construit sa propre vision.</p>
<p>La structure publie d&rsquo;abord des VHS, puis des DVD et des Blu-ray. Elle d&eacute;veloppe &eacute;galement des activit&eacute;s de restauration, de num&eacute;risation et de diffusion en ligne. Re:Voir donne ainsi acc&egrave;s &agrave; des &oelig;uvres issues de son catalogue et de plusieurs fonds consacr&eacute;s au cin&eacute;ma exp&eacute;rimental.</p>
<p>L&rsquo;entreprise r&eacute;pond &agrave; une n&eacute;cessit&eacute; concr&egrave;te. Les copies 16 millim&egrave;tres s&rsquo;usent &agrave; mesure des projections. Les premi&egrave;res &eacute;ditions vid&eacute;o ont permis aux programmateurs de d&eacute;couvrir les &oelig;uvres sans solliciter continuellement les &eacute;l&eacute;ments argentiques. Ce geste de protection a peu &agrave; peu donn&eacute; naissance &agrave; un v&eacute;ritable travail &eacute;ditorial.</p>
<figure style="margin: 30px 0;"><img src="/upload/_DM12167.jpg?_t=1784468639" alt="Pip Chodorov assis dans les locaux de Re:Voir &agrave; Paris, entour&eacute; de cam&eacute;ras argentiques et de livres de cin&eacute;ma" title="Pip Chodorov dans les locaux de Re:Voir &agrave; Paris" width="600" height="400" loading="lazy" decoding="async" style="display: block; width: 100%; max-width: 600px; height: auto; margin: 0 auto;">
<figcaption style="margin-top: 9px; text-align: center; font-size: 0.9em; color: #666;">Pip Chodorov dans l&rsquo;univers de Re:Voir, avec des cam&eacute;ras argentiques et une biblioth&egrave;que consacr&eacute;e au cin&eacute;ma. Photographie David Marmier</figcaption>
</figure>
<p>En 1996, Pip Chodorov participe &eacute;galement &agrave; la cr&eacute;ation de <a href="https://www.l-abominable.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L&rsquo;Abominable</a>. Ce laboratoire cin&eacute;matographique partag&eacute; permet aux artistes de travailler le Super 8, le 16 millim&egrave;tres et le 35 millim&egrave;tres. Ils peuvent y d&eacute;velopper leurs films, r&eacute;aliser des copies, intervenir sur le son et exp&eacute;rimenter diff&eacute;rents proc&eacute;d&eacute;s optiques.</p>
<p>En 2005, <a href="https://film-gallery.re-voir.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">The Film Gallery</a> compl&egrave;te cette action. La galerie d&eacute;fend les &oelig;uvres r&eacute;alis&eacute;es sur pellicule et accompagne leur pr&eacute;sentation dans les mus&eacute;es, les lieux d&rsquo;exposition et les manifestations artistiques.</p>
<h2>Une &eacute;conomie de passion port&eacute;e par une communaut&eacute; internationale</h2>
<p>Lorsque David Marmier demande comment il est possible de vivre de ce cin&eacute;ma, Pip Chodorov r&eacute;pond par une phrase qui r&eacute;sume le moteur de toute cette aventure : <strong>&laquo; On ne vit pas de &ccedil;a, on vit avec &raquo;.</strong></p>
<p>Le cin&eacute;ma exp&eacute;rimental repose sur un public limit&eacute;, mais attentif. Des cin&eacute;astes, des programmateurs, des universitaires, des &eacute;diteurs et des collectionneurs entretiennent un r&eacute;seau actif dans de nombreuses villes du monde.</p>
<p>Cette communaut&eacute; ne cherche pas n&eacute;cessairement &agrave; reproduire un mod&egrave;le &eacute;conomique dominant. Elle permet aux films de circuler, d&rsquo;&ecirc;tre &eacute;tudi&eacute;s et de rencontrer de nouveaux regards. Pip Chodorov d&eacute;crit cette activit&eacute; comme une forme de partage. Lorsqu&rsquo;il enseigne, r&eacute;alise, programme ou &eacute;dite, le m&ecirc;me d&eacute;sir demeure : faire passer une &oelig;uvre d&rsquo;une personne &agrave; une autre.</p>
<h2><em>Free Radicals</em>, une histoire incarn&eacute;e du cin&eacute;ma exp&eacute;rimental</h2>
<p>Cette volont&eacute; de transmission anime <a href="https://www.imdb.com/title/tt1666305/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>Free Radicals: A History of Experimental Film</em></a>, documentaire r&eacute;alis&eacute; par Pip Chodorov en 2011. D&rsquo;une dur&eacute;e de 82 minutes, le film donne la parole &agrave; plusieurs figures du cin&eacute;ma exp&eacute;rimental et pr&eacute;sente des &oelig;uvres qui ont fa&ccedil;onn&eacute; cette histoire.</p>
<p>L&rsquo;id&eacute;e se pr&eacute;cise apr&egrave;s la d&eacute;couverte de <em>The Soul of a Man</em>, le documentaire musical de Wim Wenders. Pip Chodorov comprend qu&rsquo;un r&eacute;cit consacr&eacute; aux pionniers du cin&eacute;ma exp&eacute;rimental pourrait faire entendre des voix peu connues du grand public et rendre visibles des inventions longtemps rest&eacute;es hors des principaux circuits de diffusion.</p>
<p><em>Free Radicals</em> &eacute;voque notamment Hans Richter, Len Lye, Robert Breer, Stan VanDerBeek, Peter Kubelka, Jonas Mekas, <span>Stan Brakhage et <a href="https://www.luxe-infinity.com/culture/maurice-lemaitre-une-figure-emblematique-du-lettrisme/">Maurice Lema&icirc;tre</a></span>. Le film ne cherche pas &agrave; enfermer leurs travaux dans une d&eacute;finition unique. Chaque artiste poss&egrave;de sa conception du cin&eacute;ma, sa m&eacute;thode et son rythme.</p>
<p>Pour un public novice, le documentaire constitue une porte d&rsquo;acc&egrave;s g&eacute;n&eacute;reuse. Il montre les films, &eacute;coute les cin&eacute;astes et restitue les circonstances de leur cr&eacute;ation. La r&eacute;flexion na&icirc;t ainsi des images elles-m&ecirc;mes.</p>
<h2>Un enseignement consacr&eacute; au regard et &agrave; la pratique</h2>
<p>Pip Chodorov prolonge son travail de transmission par l&rsquo;enseignement. Il aborde notamment <span>la s&eacute;miologie et l&rsquo;analyse du film, la production en argentique et en&nbsp;num&eacute;rique, le cin&eacute;ma exp&eacute;rimental et les nouveaux m&eacute;dias.&nbsp;</span></p>
<p>Cette activit&eacute; suit la logique de son parcours. Apprendre le cin&eacute;ma ne consiste pas uniquement &agrave; m&eacute;moriser des dates ou des mouvements. Il faut manipuler les outils, &eacute;prouver la dur&eacute;e d&rsquo;un plan, constater les effets d&rsquo;un montage et comprendre comment une image dirige l&rsquo;attention.</p>
<p>Le professeur, le cin&eacute;aste et l&rsquo;&eacute;diteur poursuivent ainsi une m&ecirc;me mission : donner aux films les moyens de rester vivants.</p>
<h2><em>2001 : l&rsquo;Odyss&eacute;e de l&rsquo;espace</em>, la lumi&egrave;re comme r&eacute;v&eacute;lation</h2>
<p>La tradition de La Radio du Cin&eacute;ma invite chaque intervenant &agrave; choisir un film, une musique et une r&eacute;plique. Pip Chodorov cite <em>2001 : l&rsquo;Odyss&eacute;e de l&rsquo;espace</em> de Stanley Kubrick, d&eacute;couvert durant son enfance gr&acirc;ce aux copies utilis&eacute;es par son p&egrave;re pour pr&eacute;parer un documentaire.</p>
<p>Il continue de revoir le film lorsque celui-ci est projet&eacute; dans de bonnes conditions. Le grand &eacute;cran, le son et le support argentique comptent pleinement dans son exp&eacute;rience. Pip Chodorov consid&egrave;re l&rsquo;&oelig;uvre comme un film exp&eacute;rimental consacr&eacute; &agrave; la lumi&egrave;re, &agrave; la conscience et &agrave; la r&eacute;v&eacute;lation.</p>
<p>Son interpr&eacute;tation du monolithe prolonge toute sa r&eacute;flexion : cette surface noire peut &ecirc;tre regard&eacute;e comme un &eacute;cran. Lorsque la lumi&egrave;re l&rsquo;atteint, une nouvelle forme d&rsquo;intelligence appara&icirc;t.</p>
<h2>Louis Armstrong, Charlotte Rampling et un souvenir de <em>Stardust Memories</em></h2>
<p>Pour la musique, Pip Chodorov choisit la bande sonore de <em>Stardust Memories</em> de Woody Allen. Il raconte avoir particip&eacute; au tournage comme figurant &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 14 ans.</p>
<p>Adolescent, il cherche durant plusieurs mois les morceaux de jazz entendus dans le film. Faute d&rsquo;album officiel disponible, il rassemble diff&eacute;rents disques vinyles afin de constituer sa propre cassette.</p>
<p>Il conserve notamment le souvenir d&rsquo;un long plan sur Charlotte Rampling accompagn&eacute; par Louis Armstrong. La cam&eacute;ra laisse le visage &eacute;voluer au rythme de la chanson. La g&ecirc;ne, le sourire et le rire deviennent peu &agrave; peu les v&eacute;ritables &eacute;v&eacute;nements de la sc&egrave;ne.</p>
<p>Pour Pip Chodorov, ce moment poss&egrave;de d&eacute;j&agrave; la force d&rsquo;un film exp&eacute;rimental. L&rsquo;image, la musique, la dur&eacute;e et la conscience d&rsquo;&ecirc;tre regard&eacute; suivent un m&ecirc;me mouvement.</p>
<h2>Jonas Mekas, ou la vie transform&eacute;e en journal film&eacute;</h2>
<p>Sa r&eacute;plique pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e vient de <em>Walden</em>, journal film&eacute; de Jonas Mekas. Le cin&eacute;aste y associe directement l&rsquo;existence et la pratique des films de famille : <strong>&laquo; Je vis, donc je fais des films de famille &raquo;.</strong></p>
<p>Cette phrase fait &eacute;cho au parcours de Pip Chodorov. Filmer ne repr&eacute;sente pas une activit&eacute; s&eacute;par&eacute;e de la vie. La cam&eacute;ra recueille les proches, les voyages, les instants fugitifs et les gestes ordinaires. Ces fragments deviennent ensuite une m&eacute;moire partageable.</p>
<p>Le cin&eacute;ma exp&eacute;rimental appara&icirc;t alors moins comme une cat&eacute;gorie que comme une mani&egrave;re d&rsquo;habiter le monde avec attention.</p>
<h2>Le livre consacr&eacute; &agrave; Patrick et Mich&egrave;le Bokanowski comme point de rencontre</h2>
<p>L&rsquo;entretien r&eacute;alis&eacute; par David Marmier trouve son origine dans la publication de <a href="https://www.editionsdeloeil.com/product-page/patrick-et-michele-bokanowski-a-la-croisee-des-mondes" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>Patrick et Mich&egrave;le Bokanowski &mdash; &Agrave; la crois&eacute;e des mondes</em></a>, &eacute;crit par Jacques Kermabon.</p>
<p>Publi&eacute; par les &Eacute;ditions de l&rsquo;&OElig;il le 18 mai 2026, cet ouvrage de 256 pages est consacr&eacute; au travail de Patrick Bokanowski et &agrave; la place d&eacute;terminante des compositions de Mich&egrave;le Bokanowski.</p>
<p>Le livre &eacute;claire une cr&eacute;ation nourrie par l&rsquo;animation, la photographie, la peinture, le dessin, la musique et le th&eacute;&acirc;tre. Il permet de suivre la gen&egrave;se des &oelig;uvres et d&rsquo;approcher les recherches optiques, plastiques et sonores qui les fa&ccedil;onnent.</p>
<p>Cette publication rejoint les pr&eacute;occupations de Pip Chodorov. Elle documente des pratiques singuli&egrave;res, accompagne leur transmission et donne au public des rep&egrave;res sans r&eacute;duire les &oelig;uvres &agrave; une explication d&eacute;finitive.</p>
<h2>Comment commencer &agrave; regarder du cin&eacute;ma exp&eacute;rimental</h2>
<p>Le premier conseil pourrait &ecirc;tre de ne pas chercher imm&eacute;diatement une intrigue. Il est plus f&eacute;cond d&rsquo;observer une couleur, une r&eacute;p&eacute;tition, un mouvement, une coupe ou une transformation sonore.</p>
<p>Un film de cinq minutes peut demander plusieurs ann&eacute;es de travail. Sa bri&egrave;vet&eacute; ne mesure donc ni sa densit&eacute; ni son ambition. Le spectateur peut accueillir l&rsquo;&oelig;uvre comme une composition musicale, en pr&ecirc;tant attention aux motifs, aux silences, aux reprises et aux variations.</p>
<p>Pip Chodorov r&eacute;sume cette disponibilit&eacute; par une conviction personnelle : <strong>&laquo; Le cin&eacute;ma exp&eacute;rimental, pour moi, c&rsquo;est une philosophie de vie &raquo;.</strong> Chaque cin&eacute;aste avance dans une direction propre et repousse une limite particuli&egrave;re. Aucun r&eacute;sultat ne ferme le chemin. Chaque d&eacute;couverte en appelle une autre.</p>
<h2>Informations pratiques</h2>
<ul>
<li><strong>Invit&eacute; :</strong> Pip Chodorov, r&eacute;alisateur, &eacute;diteur, enseignant et fondateur de Re:Voir.</li>
<li><strong>Interview :</strong> David Marmier pour La Radio du Cin&eacute;ma.</li>
<li><strong>Re:Voir :</strong> 43, rue du Faubourg-Saint-Martin, 75010 Paris.</li>
<li><strong>Horaires annonc&eacute;s :</strong> du lundi au vendredi, de 10 heures &agrave; 19 heures.</li>
<li><strong>Catalogue :</strong> &eacute;ditions vid&eacute;o, livres, pellicules, mat&eacute;riel et acc&egrave;s &agrave; Re:Voir Online.</li>
<li><strong>Documentaire :</strong> <em>Free Radicals: A History of Experimental Film</em>, Pip Chodorov, 2011, 82 minutes.</li>
<li><strong>Livre :</strong> <em>Patrick et Mich&egrave;le Bokanowski &mdash; &Agrave; la crois&eacute;e des mondes</em>, Jacques Kermabon, &Eacute;ditions de l&rsquo;&OElig;il, 256 pages, paru le 18 mai 2026.</li>
<li><strong>Festival :</strong> la 28e &eacute;dition du Festival des cin&eacute;mas diff&eacute;rents et exp&eacute;rimentaux de Paris est annonc&eacute;e pour octobre 2026 par le <a href="https://cjcinema.org/festival/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Collectif Jeune Cin&eacute;ma</a>.</li>
</ul>
<h2>Sources</h2>
<ul>
<li><a href="https://lightcone.org/fr/cineaste-60-pip-chodorov" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Light Cone : biographie et filmographie de Pip Chodorov</a></li>
<li><a href="https://www.locarnofestival.ch/pro/activities/Talks-and-Discussions/2025-events-menu/heritage-monday-roundtable25/pip-chodorov.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Festival de Locarno : parcours de Pip Chodorov et histoire de Re:Voir</a></li>
<li><a href="https://re-voir.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Re:Voir : catalogue, plateforme et informations pratiques</a></li>
<li><a href="https://art.dongguk.edu/professor/list?professor_haggwa_type=PROFH_055" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Dongguk University : profil universitaire de Pip Chodorov</a></li>
<li><a href="https://www.l-abominable.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L&rsquo;Abominable : laboratoire cin&eacute;matographique partag&eacute;</a></li>
<li><a href="https://www.editionsdeloeil.com/product-page/patrick-et-michele-bokanowski-a-la-croisee-des-mondes" target="_blank" rel="noopener noreferrer">&Eacute;ditions de l&rsquo;&OElig;il : fiche officielle du livre consacr&eacute; &agrave; Patrick et Mich&egrave;le Bokanowski</a></li>
</ul>
<p><strong>Mots-cl&eacute;s :</strong> Pip Chodorov, cin&eacute;ma exp&eacute;rimental, Re:Voir, pellicule 16 millim&egrave;tres, <em>Free Radicals</em>, Jonas Mekas, Patrick Bokanowski, Mich&egrave;le Bokanowski, David Marmier, La Radio du Cin&eacute;ma.</p>
</article><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a5cd8ec5d2ac0.65932587.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 19 Jul 2026 13:50:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[On a vu L'Odyssée de Christopher Nolan en IMAX]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.com/podcasts/on-a-vu-l-odyssee-de-christopher-nolan-en-imax-595</link>
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      <description><![CDATA[On largue les amarres...
Christopher Nolan signe son grand retour avec L'Odyss&eacute;e, un film monumental...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><strong><span>On largue les amarres...</span></strong></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Christopher Nolan signe son grand retour avec </span><em><strong><span>L'Odyss&eacute;e</span></strong></em><span>, un film monumental qui revisite le mythe d'Ulysse comme vous ne l'avez jamais vu.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une fresque &eacute;pique, </span><span>une bande originale pas mal du tout et </span><span>une projection en IMAX qui change compl&egrave;tement la donne.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>J'ai eu la chance de d&eacute;couvrir le film dans la nouvelle salle IMAX du Path&eacute; Valence, et je vous raconte pourquoi vous devez le faire aussi !</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Sans spoilers, je vous emm&egrave;ne &agrave; bord pour une chronique de 3 minutes, entre mythologie et cin&eacute;ma !</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>???? Le podcast est &agrave; &eacute;couter d&egrave;s maintenant !</span></p>
<p></p><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a5b6d9ac9fb55.59933188.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 18 Jul 2026 12:08:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Virginie Berling, l'art de faire parler les siècles]]></title>
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      <description><![CDATA[Les spectateurs applaudissent les com&eacute;diens. Les metteurs en sc&egrave;ne saluent. Les historiens &eacute;clairent les personnages. Mais, avant que les lettres ne deviennent th&eacute;&acirc;tre, une femme ac...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p data-start="477" data-end="736">Les spectateurs applaudissent les com&eacute;diens. Les metteurs en sc&egrave;ne saluent. Les historiens &eacute;clairent les personnages. Mais, avant que les lettres ne deviennent th&eacute;&acirc;tre, une femme accomplit un travail aussi discret qu'essentiel : <a href="https://www.triartis.fr/auteur-45-Virginie_Berling.html">Virginie Berling.</a> Depuis plus de dix ans, elle est l'une des plumes du <a href="https://www.grignan-festivalcorrespondance.com/">@Festival de la Correspondance de Grignan</a>. Cette ann&eacute;e encore, elle signe plusieurs adaptations marquantes, de <strong data-start="901" data-end="917">Marie Stuart</strong> &agrave; <strong data-start="920" data-end="934">Talleyrand</strong>, en passant par <strong data-start="951" data-end="974">Alexandra Kollonta&iuml;</strong> et <strong data-start="978" data-end="995">Sim&oacute;n Bol&iacute;var</strong>. Quatre univers, quatre &eacute;critures, quatre destins r&eacute;unis par une m&ecirc;me exigence : faire rena&icirc;tre une voix sans jamais la trahir.</p>
<p data-start="1125" data-end="1375">&laquo; <strong data-start="1127" data-end="1373">L'adaptation, c'est s'emparer de mat&eacute;riaux tr&egrave;s divers et construire un spectacle avec un d&eacute;but, une fin, une colonne vert&eacute;brale et un &eacute;ventail d'&eacute;motions. Il s'agit de faire entendre une voix, que l'on d&eacute;couvre ou que l'on croyait conna&icirc;tre.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="1377" data-end="1618">Chez Virginie Berling, le mot adaptation est presque r&eacute;ducteur. Son travail rel&egrave;ve autant de la dramaturgie que de l'arch&eacute;ologie litt&eacute;raire. Derri&egrave;re chaque spectacle se cachent des semaines de lectures, de recherches, de doutes et de choix.</p>
<p data-start="1620" data-end="1669">Car toutes les lettres ne deviennent pas th&eacute;&acirc;tre.</p>
<p data-start="1671" data-end="1907">&laquo; <strong data-start="1673" data-end="1905">Quand on lit une lettre, il faut imm&eacute;diatement se l'imaginer dite, lue et incarn&eacute;e. Certaines sont passionnantes pour un historien, mais n'ont aucun int&eacute;r&ecirc;t dramaturgique. &Agrave; l'inverse, parfois, on tombe sur une v&eacute;ritable p&eacute;pite.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="1909" data-end="1980">C'est pr&eacute;cis&eacute;ment ce qui lui est arriv&eacute; cette ann&eacute;e avec Sim&oacute;n Bol&iacute;var.</p>
<h3 data-section-id="121oo7r" data-start="1982" data-end="2033">Le Libertador... et l'homme derri&egrave;re la l&eacute;gende</h3>
<p data-start="2035" data-end="2154">Le h&eacute;ros des ind&eacute;pendances sud-am&eacute;ricaines semblait connu de tous. Pourtant, derri&egrave;re la statue se cachait un &eacute;crivain.</p>
<p data-start="2156" data-end="2254">&laquo; <strong data-start="2158" data-end="2252">Quand j'ai tir&eacute; une ficelle, ce n'est pas une pelote qui est venue, c'est un monde entier.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="2256" data-end="2458">Virginie Berling d&eacute;couvre un Bol&iacute;var qui a m&eacute;thodiquement conserv&eacute; chacune de ses lettres, chacun de ses discours, chacune de ses r&eacute;flexions, transportant partout avec lui des valises remplies d'&eacute;crits.</p>
<p data-start="2460" data-end="2576">&laquo; <strong data-start="2462" data-end="2574">On a l'impression de vivre avec lui. On circule dans ses histoires d'amour, ses conqu&ecirc;tes, ses d&eacute;sillusions.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="2578" data-end="2667">L'adaptatrice parle presque comme une romanci&egrave;re. Pourtant, une r&egrave;gle demeure intangible.</p>
<p data-start="2669" data-end="2845">&laquo; <strong data-start="2671" data-end="2843">Je tiens &agrave; ne rien inventer. Conserver la plume de l'auteur est essentiel. Il faut entrer, tr&egrave;s modestement, dans sa pens&eacute;e, puis lui redonner vie de mani&egrave;re coh&eacute;rente.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="2847" data-end="2900">Cette fid&eacute;lit&eacute; constitue la signature de son travail.</p>
<h3 data-section-id="nnmsq2" data-start="2902" data-end="2925">Adapter sans trahir</h3>
<p data-start="2927" data-end="3182">&Agrave; Grignan, les sp&eacute;cialistes de chaque personnage accompagnent les cr&eacute;ations. Historiens, chercheurs, universitaires enrichissent les &eacute;changes. Pourtant, Virginie Berling revendique une diff&eacute;rence fondamentale entre le travail scientifique et le spectacle.</p>
<p data-start="3184" data-end="3462">&laquo; <strong data-start="3186" data-end="3460">Les livres d'histoire ont toute leur place. Nous faisons un autre m&eacute;tier. Pour qu'un spectacle fonctionne, nous sommes parfois oblig&eacute;s de simplifier, de faire quelques entorses au r&eacute;cit historique. Mais jamais &agrave; la pens&eacute;e ni &agrave; la plume de ceux que nous faisons entendre.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="3464" data-end="3493">Cette nuance est essentielle. L'objectif n'est pas d'enseigner l'Histoire mais de la faire ressentir. Car une lettre poss&egrave;de ce que les grandes synth&egrave;ses historiques ne peuvent offrir : une voix. Une respiration. Une &eacute;motion.</p>
<h3 data-section-id="1lebqum" data-start="3695" data-end="3743">Un texte qui cesse d'appartenir &agrave; son auteur</h3>
<p data-start="3745" data-end="3805">Une fois l'adaptation achev&eacute;e commence une seconde aventure. Le texte quitte les mains de celle qui l'a &eacute;crit.</p>
<p data-start="3858" data-end="4025">&laquo; <strong data-start="3860" data-end="4023">Le metteur en sc&egrave;ne doit absolument s'en emparer. C'est indispensable. Une fois ce travail partag&eacute;, le texte appartient aux metteurs en sc&egrave;ne et aux com&eacute;diens.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="4027" data-end="4132">Loin de vivre cette &eacute;tape comme un abandon, Virginie Berling y voit l'accomplissement m&ecirc;me de son m&eacute;tier.</p>
<p data-start="4134" data-end="4327">&laquo; <strong data-start="4136" data-end="4325">Je suis toujours &eacute;merveill&eacute;e par ce que la mise en sc&egrave;ne apporte. Une id&eacute;e, une respiration, une nouvelle dimension&hellip; Et puis il y a les com&eacute;diens. &Agrave; chaque fois, c'est un petit miracle.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="4329" data-end="4376">Le mot revient souvent au cours de l'entretien.</p>
<p data-start="4378" data-end="4386">Miracle.</p>
<p data-start="4388" data-end="4445">Non pas celui du hasard, mais celui du travail collectif.</p>
<p data-start="4447" data-end="4567">&laquo; <strong data-start="4449" data-end="4565">Ces spectacles ne rel&egrave;vent en rien du miracle. Ils sont le fruit d'un engagement un peu fou de toute une &eacute;quipe.</strong> &raquo;</p>
<h3 data-section-id="1dmi2bw" data-start="4569" data-end="4627">Les plus belles surprises naissent toujours des femmes</h3>
<p data-start="4629" data-end="4712">Parmi les d&eacute;couvertes de cette &eacute;dition, une sc&egrave;ne l'a particuli&egrave;rement boulevers&eacute;e.</p>
<p data-start="4714" data-end="4760">Elle concerne Bol&iacute;var&hellip; mais parle d'une femme. Manuela S&aacute;enz.</p>
<p data-start="4778" data-end="4990">&laquo; <strong data-start="4780" data-end="4988">Il dit &agrave; son aide de camp : "Tu ne te rends pas compte, Manuela m'a sauv&eacute; la vie." J'ai trouv&eacute; bouleversant qu'un homme de cette &eacute;poque reconnaisse avec autant de simplicit&eacute; le r&ocirc;le essentiel d'une femme.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="4992" data-end="5055">Quelques mots suffisent parfois &agrave; changer un regard historique.</p>
<p data-start="5057" data-end="5081">Comme souvent &agrave; Grignan...</p>
<h3 data-section-id="1lfg384" data-start="5083" data-end="5121">Nietzsche, son &eacute;ternel rendez-vous</h3>
<p data-start="5123" data-end="5240">Apr&egrave;s trente-neuf adaptations r&eacute;alis&eacute;es pour le Festival depuis 2015, Virginie Berling nourrit encore quelques r&ecirc;ves.</p>
<p data-start="5242" data-end="5260">L'un porte un nom. Nietzsche.</p>
<p data-start="5274" data-end="5439">&laquo; <strong data-start="5276" data-end="5437">J'aimerais encore adapter Nietzsche. Je l'adore. Je le trouve mal aim&eacute;, mal connu. Il est flamboyant, po&eacute;tique, tragique. C'est un peu ma petite magie &agrave; moi.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="5441" data-end="5513">Une confidence qui en dit long sur son go&ucirc;t des personnalit&eacute;s complexes. Celles que l'Histoire a parfois enferm&eacute;es dans une image simplifi&eacute;e.</p>
<h3 data-section-id="940p21" data-start="5585" data-end="5617">Grignan, une &eacute;motion intacte</h3>
<p data-start="5619" data-end="5717">Lorsque vient le moment de dresser le bilan de cette trenti&egrave;me &eacute;dition, l'&eacute;motion prend le dessus.</p>
<p data-start="5719" data-end="5767">&laquo; <strong data-start="5721" data-end="5765">Je suis toujours dans la joie &agrave; Grignan.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="5769" data-end="5833">Puis les mots deviennent presque ceux d'une d&eacute;claration d'amour.</p>
<p data-start="5835" data-end="6018">&laquo; <strong data-start="5837" data-end="6016">Tout concourt &agrave; cette magie : le public, les b&eacute;n&eacute;voles, le village, les lieux, la programmation... C'est quelque chose qu'il est difficile de d&eacute;crire quand on ne l'a pas v&eacute;cu.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="6020" data-end="6108">Et cette phrase, qui r&eacute;sume peut-&ecirc;tre mieux que toutes les autres l'esprit du Festival :</p>
<blockquote data-start="6110" data-end="6218">
<p data-start="6112" data-end="6218"><strong data-start="6112" data-end="6218">&laquo; Une fois qu'on a go&ucirc;t&eacute; au Festival de la Correspondance de Grignan, on n'a qu'une envie : revenir. &raquo;</strong></p>
</blockquote>
<p data-start="6220" data-end="6295">La prochaine &eacute;dition est d&eacute;j&agrave; en pr&eacute;paration. Le th&egrave;me reste encore secret.</p>
<p data-start="6297" data-end="6321">Virginie Berling sourit... &laquo; <strong data-start="6325" data-end="6389">Nous travaillons d&eacute;j&agrave; sur 2027&hellip; mais je n'en dirai pas plus.</strong> &raquo;</p>
<p data-start="6297" data-end="6321"></p>
<p data-start="6297" data-end="6321">Propos reccueillis par <a href="https://www.linkedin.com/in/bacconnier-amandine-334b6474/">Amandine BACCONNIER</a> pour LA RADIO DU CINEMA - Juillet 2026</p><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a5a30ade0df89.93562203.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 17 Jul 2026 13:29:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Festival Hissez les Toiles 2026 : Notre Salut, Le Corset et Éva au programme à Château-Chinon]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.com/podcasts/festival-hissez-les-toiles-2026-notre-salut-le-corset-et-eva-au-programme-a-chateau-chinon-593</link>
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      <description><![CDATA[
&laquo; On reste dans notre m&ecirc;me esprit du court-m&eacute;trage &raquo;, explique William Robin...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<article class="article-rdc"><header class="article-header">
<p class="article-chapo">&laquo; On reste dans notre m&ecirc;me esprit du court-m&eacute;trage &raquo;, explique <a href="https://www.instagram.com/___william_robin/"><strong>William Robin</strong>.</a> Du 24 au 26 juillet 2026, le directeur de <a href="https://www.sceniquanon.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>Sceni Qua Non</em></a> installe la deuxi&egrave;me &eacute;dition du festival <em>Hissez les Toiles</em> &agrave; Ch&acirc;teau-Chinon. Sept programmes de courts, plusieurs avant-premi&egrave;res, des cin&eacute;astes invit&eacute;s, une projection &agrave; ciel ouvert et des rendez-vous destin&eacute;s &agrave; tous les &acirc;ges composent ce grand week-end de cin&eacute;ma dans le Morvan.</p>
<p class="article-byline"><strong>Par Manuel Houssais pour La Radio du Cin&eacute;ma</strong></p>
</header>
<p>Le festival <em>Hissez les Toiles</em> se tient du vendredi 24 au dimanche 26 juillet 2026 &agrave; Ch&acirc;teau-Chinon. Organis&eacute;e par <a href="https://www.sceniquanon.com/"><em>Sceni Qua Non</em></a>, cette deuxi&egrave;me &eacute;dition d&eacute;ploie ses &eacute;crans au <strong>Cin&eacute;ma L&rsquo;&Eacute;toile</strong>, &agrave; l&rsquo;<strong>Auditorium Condorcet</strong> et sur le <strong>boulevard de la R&eacute;publique</strong>. Le programme associe sept s&eacute;lections de courts m&eacute;trages, des films pr&eacute;sent&eacute;s au Festival de Cannes 2026, une soir&eacute;e gratuite en plein air, un cin&eacute;-conte, un cin&eacute;-tango, un cin&eacute;-th&eacute;&acirc;tre et une initiation &agrave; la r&eacute;alit&eacute; virtuelle.</p>
<p>Un an apr&egrave;s une premi&egrave;re &eacute;dition encore exp&eacute;rimentale, l&rsquo;&eacute;quipe revient avec des rep&egrave;res plus solides. &laquo; On &eacute;tait en t&acirc;tonnements l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re, &ccedil;a s&rsquo;est bien pass&eacute; &raquo;, rappelle William Robin. La zone de restauration install&eacute;e devant le cin&eacute;ma, les food trucks et les espaces de discussion seront d&eacute;sormais pr&eacute;sents durant tout le festival. L&rsquo;id&eacute;e demeure limpide : permettre aux films de se prolonger par une conversation, un repas ou une rencontre avec celles et ceux qui les fabriquent.</p>
<h2>Une deuxi&egrave;me &eacute;dition qui affirme son rythme</h2>
<p>Pour William Robin, cette nouvelle &eacute;dition conserve la vocation fondatrice du festival : faire circuler les regards et suivre la trajectoire des cin&eacute;astes du court au long m&eacute;trage. Cette continuit&eacute; se lit dans la programmation, o&ugrave; plusieurs r&eacute;alisateurs accompagn&eacute;s pour leurs premiers films reviennent avec des &oelig;uvres plus longues.</p>
<p>Le court m&eacute;trage conserve donc une place centrale. Sept programmes r&eacute;unissent fictions, documentaires et films d&rsquo;animation venus de plusieurs pays. Chaque s&eacute;ance donne lieu &agrave; un vote du public. Le film laur&eacute;at sera projet&eacute; le dimanche soir, avant la cl&ocirc;ture du festival.</p>
<p>Le samedi 25 juillet &agrave; 18h00, le programme <strong>Talents en courts</strong>, organis&eacute; avec l&rsquo;<a href="https://www.aparr.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">APARR</a>, mettra &eacute;galement en lumi&egrave;re de nouvelles signatures r&eacute;gionales. La veille, une rencontre professionnelle consacr&eacute;e &agrave; la diffusion du court m&eacute;trage r&eacute;unira exploitants, programmateurs et repr&eacute;sentants de la fili&egrave;re cin&eacute;matographique.</p>
<h2><em>Notre Salut</em> ouvre le festival avec Emmanuel Marre</h2>
<p>Le vendredi 24 juillet &agrave; 20h00, le Cin&eacute;ma L&rsquo;&Eacute;toile accueillera <a href="https://www.festival-cannes.com/f/notre-salut/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>Notre Salut</em></a>, r&eacute;alis&eacute; par <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=488747.html"><strong>Emmanuel Marre</strong></a>. Pr&eacute;sent&eacute; en comp&eacute;tition officielle au Festival de Cannes 2026, le film y a re&ccedil;u le Prix du sc&eacute;nario ainsi que le Prix CST de l&rsquo;Artiste-Technicien. Il a aussi obtenu le <a href="https://www.art-et-essai.org/manifestations/1202257/notre-salut-prix-des-cinemas-art-et-essai-2026" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Prix des Cin&eacute;mas Art et Essai 2026</a>.</p>
<p>William Robin conna&icirc;t particuli&egrave;rement bien cette derni&egrave;re distinction. Il si&eacute;geait dans le jury compos&eacute; d&rsquo;exploitantes et d&rsquo;exploitants venus de plusieurs r&eacute;gions fran&ccedil;aises. &laquo; On a remis notre prix &agrave; l&rsquo;unanimit&eacute; &raquo;, souligne-t-il. Le directeur du festival voit dans cette projection l&rsquo;occasion de transmettre au public de Ch&acirc;teau-Chinon une d&eacute;couverte n&eacute;e quelques semaines plus t&ocirc;t sur la Croisette.</p>
<p><em>Notre Salut</em> aborde la collaboration durant la Seconde Guerre mondiale &agrave; partir d&rsquo;archives familiales et de documents li&eacute;s &agrave; l&rsquo;administration de Vichy. La s&eacute;ance offrira des rep&egrave;res sur cette construction historique et sur la mani&egrave;re dont une m&eacute;moire priv&eacute;e peut nourrir un r&eacute;cit collectif.</p>
<p><a href="https://www.imdb.com/fr/name/nm4345767/"><strong>Emmanuel Marre</strong></a> sera pr&eacute;sent, tout comme le com&eacute;dien <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=772401.html"><strong>Rapha&euml;l Thi&eacute;ry</strong></a>, qui appara&icirc;t dans le film. William Robin tient &agrave; cette pr&eacute;sence famili&egrave;re du public nivernais : &laquo; M&ecirc;me des acteurs locaux peuvent avoir une place dans l&rsquo;histoire du cin&eacute;ma. &raquo; La distributrice <a href="https://www.linkedin.com/in/lucie-commiot-74aa7696/"><strong>Lucie Commiot</strong> </a>et <a href="https://www.linkedin.com/in/david-obadia-a8a89193/"><strong>David Obadia</strong></a>, d&eacute;l&eacute;gu&eacute; g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;AFCAE, participeront &eacute;galement &agrave; la soir&eacute;e. La sortie nationale du film est annonc&eacute;e pour le 30 septembre 2026.</p>
<h2><em>Le Corset</em> retrouve le trait du dessin anim&eacute;</h2>
<p>Le samedi 25 juillet &agrave; 14h30, le festival donnera rendez-vous au public avec <a href="https://www.festival-cannes.com/f/le-corset/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>Le Corset</em></a>, le nouveau long m&eacute;trage d&rsquo;animation de <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=656439.html"><strong>Louis Clichy</strong>.</a> Le film a re&ccedil;u le Prix sp&eacute;cial du jury d&rsquo;Un Certain Regard au Festival de Cannes 2026.</p>
<p>Apr&egrave;s son travail chez Pixar et sa collaboration avec <a href="https://www.instagram.com/aastieroff/?hl=fr"><strong>Alexandre Astier</strong> </a>sur les deux films d&rsquo;animation consacr&eacute;s &agrave; Ast&eacute;rix, Louis Clichy retrouve ici le dessin au crayon. &laquo; Il fait un film d&rsquo;animation au crayon &raquo;, rel&egrave;ve William Robin, qui voit dans ce choix un retour &agrave; la formation premi&egrave;re du cin&eacute;aste et &agrave; un geste artisanal rendu perceptible &agrave; l&rsquo;&eacute;cran.</p>
<p>Le r&eacute;cit suit Christophe, un gar&ccedil;on de 11 ans qui grandit dans une famille d&rsquo;agriculteurs en Beauce. Lorsqu&rsquo;un corset orthop&eacute;dique lui est impos&eacute; pour soigner sa colonne vert&eacute;brale, la musique et une nouvelle amiti&eacute; modifient peu &agrave; peu son quotidien. Le film donne ainsi des cl&eacute;s pour observer l&rsquo;enfance rurale, la vie familiale, le soin et la d&eacute;couverte d&rsquo;une vocation artistique.</p>
<p>La s&eacute;ance sera accompagn&eacute;e par des membres de l&rsquo;&eacute;quipe, qui pr&eacute;senteront le travail d&rsquo;animation et les diff&eacute;rentes &eacute;tapes de fabrication du film. Une occasion rare de regarder le dessin anim&eacute; comme une succession de gestes, de traits, de corrections et de choix narratifs.</p>
<h2><em>Gabin</em> accompagne un enfant durant dix ann&eacute;es</h2>
<p>Le dimanche 26 juillet &agrave; 16h00, l&rsquo;Auditorium Condorcet pr&eacute;sentera <em>Gabin</em>, documentaire de <a href="https://www.imdb.com/fr/name/nm8016139/"><strong>Maxence Voiseux</strong></a> d&eacute;voil&eacute; &agrave; la Quinzaine des Cin&eacute;astes 2026. Le film retrouve son personnage durant dix ann&eacute;es, de ses huit ans &agrave; ses 18 ans.</p>
<p>Gabin grandit dans une famille li&eacute;e aux m&eacute;tiers de la boucherie et de l&rsquo;agriculture. Au fil du temps, il affirme ses go&ucirc;ts, envisage son avenir professionnel et cherche la place qu&rsquo;il souhaite occuper. Ce suivi au long cours permet d&rsquo;aborder la transmission familiale, l&rsquo;orientation et les transformations d&rsquo;un territoire rural &agrave; hauteur d&rsquo;adolescent.</p>
<p>La projection sera pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e du court m&eacute;trage <em>Elle est des n&ocirc;tres</em>, r&eacute;alis&eacute; par Maxence Voiseux en 2021. Ce rapprochement r&eacute;pond directement au fil rouge d&eacute;fendu par William Robin : montrer comment un regard de cin&eacute;aste se pr&eacute;cise d&rsquo;un format &agrave; l&rsquo;autre.</p>
<h2><em>&Eacute;va</em> rend sa lumi&egrave;re &agrave; Maria Plyta</h2>
<p>La cl&ocirc;ture du festival aura lieu le dimanche 26 juillet &agrave; 20h30 avec <a href="https://www.festival-cannes.com/f/eva/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>&Eacute;va</em></a>, r&eacute;alis&eacute; en 1953 par <a href="https://www.festival-cannes.com/2026/eva-zoom-sur-maria-plyta-premiere-realisatrice-grecque/"><strong>Maria Plyta</strong>.</a> Pr&eacute;sent&eacute; &agrave; Cannes Classics 2026 dans une restauration 4K, le film permet de red&eacute;couvrir celle que le Festival de Cannes pr&eacute;sente comme la premi&egrave;re r&eacute;alisatrice de l&rsquo;histoire du cin&eacute;ma grec.</p>
<p>Le r&eacute;cit suit une jeune femme qui quitte Ath&egrave;nes pour rejoindre une &icirc;le, o&ugrave; sa pr&eacute;sence vient modifier les relations d&rsquo;un petit groupe. La s&eacute;ance donnera des rep&egrave;res sur le parcours de Maria Plyta, sur le cin&eacute;ma grec de l&rsquo;apr&egrave;s-guerre et sur le travail n&eacute;cessaire &agrave; la restauration d&rsquo;un film longtemps rest&eacute; difficile d&rsquo;acc&egrave;s.</p>
<p><a href="https://adrc-asso.org/accompagnement/intervenants-patrimoine/gerald-duchaussoy"><strong>G&eacute;rald Duchaussoy</strong></a>, responsable de la section Cannes Classics, accompagnera la projection. <em>&Eacute;va</em> sera pr&eacute;c&eacute;d&eacute; de <em>Je me souviens de toi, toujours sur le d&eacute;part</em>, court m&eacute;trage r&eacute;alis&eacute; en 1977 par <strong>Frida Liappa</strong>. Le coup de c&oelig;ur du public, choisi parmi les sept programmes de courts, sera &eacute;galement d&eacute;voil&eacute; lors de cette soir&eacute;e.</p>
<h2>Du th&eacute;&acirc;tre, du conte et du tango pour &eacute;largir l&rsquo;&eacute;cran</h2>
<p><em>Hissez les Toiles</em> ne limite pas le cin&eacute;ma &agrave; la seule projection. Le samedi 25 juillet &agrave; 20h00, le cin&eacute;-th&eacute;&acirc;tre <strong>Matrimoine, regards crois&eacute;s</strong> fera entendre <em>L&rsquo;Amoureux extravagant</em>, texte &eacute;crit par <strong>Fran&ccedil;oise Pascal</strong> en 1657, avant la projection d&rsquo;<em>Un sac de puces</em> de <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=8681.html"><strong>Věra Chytilov&aacute;</strong></a>. La distributrice <strong>Lilou Parente</strong> et <a href="https://www.linkedin.com/in/yves-khachan-10a491170/"><strong>Yves Khachan</strong></a> accompagneront cette red&eacute;couverte.</p>
<p>Le dimanche matin &agrave; 10h30, le cin&eacute;-conte accueillera les enfants d&egrave;s trois ans avec <em>Un amour d&rsquo;&eacute;pouvantail</em>, film d&rsquo;animation de <a href="https://www.imdb.com/fr/name/nm4655644/"><strong>Samantha Cutler</strong> </a>et <strong>Jeroen Jaspaert</strong>. Le conteur <strong>Jean-Marc Andrieu</strong> ouvrira la s&eacute;ance par une lecture, afin que les mots pr&eacute;parent doucement l&rsquo;arriv&eacute;e des images.</p>
<p>&Agrave; 18h30, le cin&eacute;-tango r&eacute;unira le trio <strong>Cuarto Menguante</strong>, form&eacute; par <strong>Olga Moll</strong> au piano, <strong>Albert Sanmartin</strong> &agrave; la contrebasse et <strong>Jean-Pierre Olive</strong> au bandon&eacute;on. Leur concert fera entendre plusieurs &eacute;poques du tango, avec notamment des &oelig;uvres d&rsquo;<strong>Astor Piazzolla</strong>. Quatre courts m&eacute;trages viendront ponctuer le programme, dont <em>Criminal Tango</em>, <em>L&rsquo;Inventaire fant&ocirc;me</em> et <em>Tanguero</em>.</p>
<h2>Une nuit de com&eacute;dies sur le boulevard de la R&eacute;publique</h2>
<p>Le samedi 25 juillet &agrave; 22h00, le grand &eacute;cran gagnera le boulevard de la R&eacute;publique pour une s&eacute;ance de cin&eacute;ma en plein air gratuite. Le programme de 1h50 r&eacute;unira plusieurs com&eacute;dies courtes choisies pour leur capacit&eacute; &agrave; &ecirc;tre partag&eacute;es par un large public.</p>
<p>Le r&eacute;alisateur <a href="https://www.unifrance.org/annuaires/personne/130956/xavier-warnant"><strong>Xavier Warnant</strong> </a>pr&eacute;sentera deux de ses films restaur&eacute;s : <em>&Agrave; l&rsquo;Ouest Terne</em>, r&eacute;alis&eacute; en 1992, et <em>Gardien d&rsquo;Images</em>, tourn&eacute; en 1984. Cette s&eacute;ance permettra aussi de rappeler que la restauration ne concerne pas seulement les longs m&eacute;trages c&eacute;l&egrave;bres. Les formats courts poss&egrave;dent eux aussi une m&eacute;moire, des supports fragiles et des &oelig;uvres qui demandent &agrave; &ecirc;tre remises en circulation.</p>
<p>Quelques heures plus t&ocirc;t, de 13h00 &agrave; 17h00, le hall du Cin&eacute;ma L&rsquo;&Eacute;toile accueillera une initiation &agrave; la r&eacute;alit&eacute; virtuelle. Casque sur les yeux, les visiteurs pourront d&eacute;couvrir une autre fa&ccedil;on d&rsquo;habiter un r&eacute;cit et de d&eacute;placer leur regard dans l&rsquo;image.</p>
<h2>Un festival con&ccedil;u comme un lieu de vie</h2>
<p>La pr&eacute;sence continue d&rsquo;un espace de restauration devant le cin&eacute;ma r&eacute;sume une part de l&rsquo;ambition de cette deuxi&egrave;me &eacute;dition. Les s&eacute;ances ne sont pas pens&eacute;es comme des rendez-vous isol&eacute;s. Elles doivent laisser du temps &agrave; la parole, aux questions et aux retrouvailles.</p>
<p>Pour <em>Sceni Qua Non</em>, qui anime cinq cin&eacute;mas ainsi qu&rsquo;un circuit itin&eacute;rant dans la Ni&egrave;vre et le Morvan, le festival prolonge un travail men&eacute; toute l&rsquo;ann&eacute;e. Il ne s&rsquo;agit pas seulement d&rsquo;amener des films &agrave; Ch&acirc;teau-Chinon, mais de rendre visibles les personnes qui les &eacute;crivent, les r&eacute;alisent, les interpr&egrave;tent, les distribuent et les montrent.</p>
<p>William Robin r&eacute;sume cet &eacute;lan par une formule simple : &laquo; Parler de cin&eacute;ma et faire vivre le cin&eacute;ma &agrave; Ch&acirc;teau-Chinon sur un gros week-end. &raquo; Du premier court m&eacute;trage au dernier g&eacute;n&eacute;rique, <em>Hissez les Toiles</em> invite donc chacun &agrave; composer son propre parcours, selon son &acirc;ge, ses curiosit&eacute;s et le temps dont il dispose.</p>
<h2>Infos pratiques du festival Hissez les Toiles 2026</h2>
<dl class="article-practical-information">
<dt><strong>Dates</strong></dt>
<dd>Du vendredi 24 au dimanche 26 juillet 2026.</dd>
<dt><strong>Ville</strong></dt>
<dd><a href="https://www.ville-chateau-chinon.fr/">Ch&acirc;teau-Chinon</a>, dans la Ni&egrave;vre.</dd>
<dt><strong>Lieux</strong></dt>
<dd>Cin&eacute;ma L&rsquo;&Eacute;toile, Auditorium Condorcet et boulevard de la R&eacute;publique.</dd>
<dt><strong>Tarifs</strong></dt>
<dd>4,00 &euro; pour les programmes de courts m&eacute;trages, le cin&eacute;-conte, le cin&eacute;-tango et le cin&eacute;-th&eacute;&acirc;tre. 5,50 &euro; pour les longs m&eacute;trages et les avant-premi&egrave;res. S&eacute;ance en plein air gratuite.</dd>
<dt><strong>Accueil et restauration</strong></dt>
<dd>Accueil du festival au Cin&eacute;ma L&rsquo;&Eacute;toile. Bar et food trucks disponibles durant le week-end.</dd>
<dt><strong>Programme complet</strong></dt>
<dd><a href="https://www.sceniquanon.com/wp-content/uploads/2026/07/PROG-COMPLET-HLT-26.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Consulter le programme officiel du festival Hissez les Toiles 2026</a>.</dd>
<dt><strong>Organisation</strong></dt>
<dd><a href="https://www.sceniquanon.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Sceni Qua Non</a>.</dd>
</dl>
<h2>Sources et transparence &eacute;ditoriale</h2>
<ul>
<li><a href="https://www.sceniquanon.com/wp-content/uploads/2026/07/PROG-COMPLET-HLT-26.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Sceni Qua Non : programme complet de Hissez les Toiles 2026</a></li>
<li><a href="https://www.sceniquanon.com/hissez-les-toiles/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Sceni Qua Non : page officielle du festival</a></li>
<li><a href="https://www.festival-cannes.com/f/notre-salut/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Festival de Cannes : <em>Notre Salut</em> d&rsquo;Emmanuel Marre</a></li>
<li><a href="https://www.art-et-essai.org/manifestations/1202257/notre-salut-prix-des-cinemas-art-et-essai-2026" target="_blank" rel="noopener noreferrer">AFCAE : Prix des Cin&eacute;mas Art et Essai 2026</a></li>
<li><a href="https://www.festival-cannes.com/f/le-corset/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Festival de Cannes : <em>Le Corset</em> de Louis Clichy</a></li>
<li><a href="https://www.festival-cannes.com/f/eva/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Festival de Cannes : restauration d&rsquo;<em>&Eacute;va</em> de Maria Plyta</a></li>
</ul>
</article><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a59374b4b3e43.33522805.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 16 Jul 2026 19:39:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Cécile Berly réhabilite Madame de Pompadour : « Le pouvoir s'écrit autant qu'il se gouverne »]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.com/podcasts/cecile-berly-rehabilite-madame-de-pompadour-le-pouvoir-s-ecrit-autant-qu-il-se-gouverne-592</link>
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      <description><![CDATA[Cr&eacute;dit photo @Hannah Assouline
GRIGNAN &ndash; Lorsque le rid...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p data-start="387" data-end="720"><em>Cr&eacute;dit photo @Hannah Assouline</em><strong data-start="387" data-end="398"></strong></p>
<p data-start="387" data-end="720"><strong data-start="387" data-end="398">GRIGNAN</strong> &ndash; Lorsque le rideau est tomb&eacute; sur la trenti&egrave;me &eacute;dition du Festival de la Correspondance, une voix continuait de r&eacute;sonner entre les pierres du ch&acirc;teau : celle de Madame de Pompadour. Non pas la favorite de l&eacute;gende, mais la femme d'&Eacute;tat que l'historienne <strong>C&eacute;cile Berly </strong>s'attache, depuis plus de quinze ans, &agrave; faire rena&icirc;tre.</p>
<p data-start="722" data-end="980">Quelques jours apr&egrave;s la cl&ocirc;ture du festival, la sp&eacute;cialiste du XVIIIᵉ si&egrave;cle a accord&eacute; un entretien &agrave; <strong data-start="824" data-end="846">La Radio du Cin&eacute;ma</strong>, revenant sur une &eacute;dition plac&eacute;e sous le signe des correspondances comme r&eacute;v&eacute;latrices de l'histoire et des femmes qui l'ont fa&ccedil;onn&eacute;e.</p>
<p data-start="982" data-end="1152">Pour C&eacute;cile Berly, fid&egrave;le du Festival de Grignan, le rendez-vous dr&ocirc;mois demeure un lieu unique o&ugrave; le patrimoine dialogue avec les interrogations les plus contemporaines.</p>
<blockquote data-start="1154" data-end="1323">
<p data-start="1156" data-end="1323">&laquo; Nous ne sommes pas dans le pass&eacute;isme. Nous interrogeons les lettres du pass&eacute; avec notre sensibilit&eacute; d'aujourd'hui. Pour moi, c'est cela aussi, faire de l'histoire. &raquo;</p>
</blockquote>
<h3 data-section-id="3ji435" data-start="1325" data-end="1387">Les lettres, longtemps m&eacute;pris&eacute;es, aujourd'hui r&eacute;habilit&eacute;es</h3>
<p data-start="1389" data-end="1599">Historienne des femmes, essayiste et d&eacute;sormais directrice artistique du Salon du livre d'Histoire de Grasse, C&eacute;cile Berly rappelle combien la correspondance fut longtemps consid&eacute;r&eacute;e comme une source secondaire.</p>
<p data-start="1601" data-end="1699">&laquo;<em> Parce que beaucoup de ces lettres &eacute;taient &eacute;crites par des femmes </em>&raquo;, souligne-t-elle sans d&eacute;tour.</p>
<p data-start="1701" data-end="1980">Pour l'historienne, les archives &eacute;pistolaires constituent pourtant des tr&eacute;sors irrempla&ccedil;ables. Elles permettent d'acc&eacute;der non seulement aux &eacute;v&eacute;nements mais aux sensibilit&eacute;s, aux ambitions, aux doutes et &agrave; l'intelligence de celles qui furent souvent absentes des r&eacute;cits officiels.</p>
<p data-start="1982" data-end="2147">Le Festival de la Correspondance trouve pr&eacute;cis&eacute;ment sa force dans cette capacit&eacute; &agrave; abolir les fronti&egrave;res entre recherche historique, litt&eacute;rature et spectacle vivant.</p>
<h3 data-section-id="1o04uck" data-start="2149" data-end="2195">Madame de Pompadour, bien loin des clich&eacute;s</h3>
<p data-start="2197" data-end="2341">Cette ann&eacute;e, C&eacute;cile Berly signait l'adaptation de <strong data-start="2247" data-end="2305">&laquo; Lettre d'une femme puissante : Madame de Pompadour &raquo;</strong>, port&eacute;e sur sc&egrave;ne par <strong>&Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute;</strong>.</p>
<p data-start="2343" data-end="2374">Le choix n'avait rien d'anodin. Depuis plus d'une d&eacute;cennie, l'historienne combat une image fig&eacute;e de la favorite de Louis XV, r&eacute;duite &agrave; sa relation avec le souverain.</p>
<p data-start="2511" data-end="2608">&laquo;<em> Madame de Pompadour est devenue une marque plus qu'un personnage historiqu</em>e &raquo;, regrette-t-elle.</p>
<p data-start="2610" data-end="2637">La r&eacute;alit&eacute; est toute autre.</p>
<p data-start="2639" data-end="2791">&Agrave; travers sa correspondance, appara&icirc;t une femme de pouvoir, administratrice, strat&egrave;ge, conseill&egrave;re politique, omnipr&eacute;sente dans les affaires du royaume.</p>
<blockquote data-start="2793" data-end="2890">
<p data-start="2795" data-end="2890"><strong>&laquo; Elle &eacute;crit sans cesse. Elle a compris une chose essentielle : l'&eacute;criture, c'est le pouvoir. &raquo;</strong></p>
</blockquote>
<p data-start="2892" data-end="3047">Et l'un des paradoxes historiques les plus fascinants demeure que sa v&eacute;ritable influence commence pr&eacute;cis&eacute;ment lorsqu'elle cesse d'&ecirc;tre la ma&icirc;tresse du roi.</p>
<p data-start="3049" data-end="3134">&laquo; Elle devient alors la favorite royale, une fonction politique totalement in&eacute;dite. &raquo;</p>
<h3 data-section-id="w2h1av" data-start="3136" data-end="3178">Derri&egrave;re la favorite, une femme d'&Eacute;tat</h3>
<p data-start="3180" data-end="3334">L'adaptation pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; Grignan n'avait pas vocation &agrave; raconter les anecdotes sulfureuses dont l'imaginaire collectif nourrit encore Madame de Pompadour.</p>
<p data-start="3336" data-end="3349">Au contraire.</p>
<p data-start="3351" data-end="3524">C&eacute;cile Berly souhaitait d&eacute;voiler &laquo; une boule &agrave; facettes &raquo;, une personnalit&eacute; complexe, parfois fragile, souvent brillante, profond&eacute;ment moderne dans sa mani&egrave;re d'exercer l'autorit&eacute;.</p>
<p data-start="3526" data-end="3742">Chaque lettre s&eacute;lectionn&eacute;e r&eacute;v&egrave;le une dimension diff&eacute;rente : la diplomate, la protectrice des arts, la conseill&egrave;re du roi, mais aussi la femme confront&eacute;e &agrave; ses limites lorsqu'elle s'aventure sur le terrain militaire. Une construction dramaturgique minutieuse, o&ugrave; l'historienne revendique une v&eacute;ritable &eacute;criture de sc&egrave;ne.</p>
<h3 data-section-id="1t0oi58" data-start="3849" data-end="3894">Quand l'histoire devient spectacle vivant</h3>
<p data-start="3896" data-end="4010">L'une des questions les plus "picot&eacute;es" de l'interview porte justement sur la th&eacute;&acirc;tralit&eacute; de ces correspondances.</p>
<p data-start="4012" data-end="4071">Madame de Pompadour &eacute;crivait-elle d&eacute;j&agrave; pour &ecirc;tre entendue ? La r&eacute;ponse de C&eacute;cile Berly est nuanc&eacute;e.</p>
<p data-start="4114" data-end="4286">Si elle refuse l'id&eacute;e d'une &eacute;criture na&iuml;ve, elle rappelle que la favorite &eacute;tait &eacute;galement une remarquable com&eacute;dienne de soci&eacute;t&eacute;, habitu&eacute;e des th&eacute;&acirc;tres priv&eacute;s de Versailles.</p>
<p data-start="4288" data-end="4362">Selon elle, Pompadour avait pleinement conscience de construire son image.&nbsp; Et cette intuition trouve un prolongement naturel dans l'interpr&eacute;tation d'&Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute;, dont C&eacute;cile Berly salue &laquo; le charisme &raquo; et la capacit&eacute; &agrave; restituer la pr&eacute;sence sc&eacute;nique de cette femme hors norme.</p>
<h3 data-section-id="1xqol1t" data-start="4561" data-end="4600">Le regard contemporain change enfin</h3>
<p data-start="4666" data-end="4772">Le regard port&eacute; aujourd'hui sur Madame de Pompadour n'aurait sans doute pas &eacute;t&eacute; possible il y a vingt ans. Les &eacute;volutions des recherches historiques, les &eacute;tudes sur les femmes, mais aussi les bouleversements soci&eacute;taux r&eacute;cents permettent enfin d'aborder ces figures avec davantage de nuance.</p>
<p data-start="4959" data-end="5034"><em>&laquo; Nous commen&ccedil;ons seulement &agrave; &ecirc;tre pr&ecirc;ts &agrave; d&eacute;construire nos id&eacute;es re&ccedil;ues</em>. &raquo;</p>
<p data-start="5036" data-end="5107">Pour C&eacute;cile Berly, Grignan participe pleinement &agrave; cette r&eacute;habilitation. Elle va jusqu'&agrave; qualifier cette repr&eacute;sentation d'&laquo; <strong>&eacute;tape essentielle dans l'histoire&hellip; de Madame de Pompadour </strong>&raquo;.</p>
<h3 data-section-id="1dbvcew" data-start="5222" data-end="5263">Et si le cin&eacute;ma s'en emparait enfin ?</h3>
<p data-start="5265" data-end="5367">Derni&egrave;re confidence au micro de <strong data-start="5297" data-end="5319">La Radio du Cin&eacute;ma</strong> : oui, l'id&eacute;e d'un sc&eacute;nario l'a d&eacute;j&agrave; travers&eacute;e. Elle ne cache pas son &eacute;tonnement devant l'absence d'un grand film consacr&eacute; &agrave; Madame de Pompadour.</p>
<p data-start="5468" data-end="5583"><em>&laquo; Je ne comprends pas qu'aucun grand r&eacute;alisateur ou grande r&eacute;alisatrice ne se soit encore empar&eacute; de cette figur</em>e. &raquo;</p>
<p data-start="5585" data-end="5775">Certes, le film historique exige des moyens consid&eacute;rables. Mais surtout, explique-t-elle, Pompadour est un personnage infiniment plus complexe que les clich&eacute;s entretenus depuis deux si&egrave;cles. Une h&eacute;ro&iuml;ne qui parlerait autant de Louis XV&hellip; que de notre rapport contemporain au pouvoir f&eacute;minin.</p>
<p data-start="5878" data-end="5896">L'appel est lanc&eacute; !</p>
<p data-start="5898" data-end="6134" data-is-last-node="" data-is-only-node="">-----</p>
<p data-start="5898" data-end="6134" data-is-last-node="" data-is-only-node="">C&eacute;cile BERLY publiera le <strong data-start="395" data-end="419">3 septembre prochain</strong> un nouvel essai, <strong data-start="437" data-end="477"><em data-start="439" data-end="475">Olympe de Gouges, l'autre Voltaire</em></strong>, dans lequel elle revisite le destin de cette pionni&egrave;re des Lumi&egrave;res sous un angle in&eacute;dit. Parall&egrave;lement &agrave; ses travaux de recherche et &agrave; ses nombreuses conf&eacute;rences, C&eacute;cile Berly exerce d&eacute;sormais les fonctions de <strong data-start="690" data-end="754">directrice artistique du Salon du livre d'Histoire de Grasse</strong>, un rendez-vous qui s'impose progressivement comme l'un des grands &eacute;v&eacute;nements nationaux consacr&eacute;s &agrave; l'histoire. Une actualit&eacute; qui confirme sa volont&eacute; constante de faire sortir l'histoire des amphith&eacute;&acirc;tres pour la porter sur les sc&egrave;nes, dans les librairies et, pourquoi pas demain, sur les &eacute;crans de cin&eacute;ma.</p>
<p data-start="5898" data-end="6134" data-is-last-node="" data-is-only-node=""></p>
<p data-start="5898" data-end="6134" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Propos reccueillis par Amandine BACCONNIER pour LA RADIO DU CINEMA</p><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a59012fcc4498.02777295.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 16 Jul 2026 16:04:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Ma semaine au ciné : LA BATAILLE DE GAULLE]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.com/podcasts/ma-semaine-au-cine-la-bataille-de-gaulle-591</link>
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      <description><![CDATA[&laquo; La Bataille de Gaulle &raquo; : le cin&eacute;ma qui &eacute;l&egrave;ve le regard&nbsp;
&nbsp;Avec son diptyque La Bataille de Gaulle, compos&eacute; de ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><strong>&laquo; La Bataille de Gaulle &raquo; : le cin&eacute;ma qui &eacute;l&egrave;ve le regard&nbsp;</strong><o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><span>&nbsp;</span>Avec son diptyque La Bataille de Gaulle, compos&eacute; de L'&Acirc;ge de fer et J'&eacute;cris ton nom,<span>&nbsp;</span><a href="https://radioducinema.com/admin/pages/Antonin%20Baudry">Antonin Baudry</a><span>&nbsp;</span>signe &agrave; mes yeux l'un des plus beaux &eacute;v&eacute;nements cin&eacute;matographiques fran&ccedil;ais de l'ann&eacute;e.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Un hommage juste et puissant &agrave; cette page fondatrice de notre histoire nationale. Loin du r&eacute;cit scolaire ou de la simple reconstitution, Antonin Baudray aura choisi de raconter la naissance d'une id&eacute;e : celle de la France libre. Une id&eacute;e port&eacute;e, contre toute logique, par un homme seul qui refuse la d&eacute;faite et choisit l'exil pour sauver la R&eacute;publique.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Le film couvre les ann&eacute;es d&eacute;cisives qui s'&eacute;tendent de mai 1940 &agrave; la Lib&eacute;ration de Paris en ao&ucirc;t 1944. Le premier volet, L'&Acirc;ge de fer, nous plonge dans les heures les plus sombres de la d&eacute;faite fran&ccedil;aise, tandis que J'&eacute;cris ton nom accompagne la reconqu&ecirc;te politique et militaire jusqu'au retour triomphal de la libert&eacute;.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">L'une des plus grandes r&eacute;ussites du film r&eacute;side dans son casting, tout simplement exceptionne. En t&ecirc;te,<a href="https://actes-sud.fr/auteurs/simon-abkarian-007074"><span>&nbsp;</span>Simon Abkarian</a><span>&nbsp;</span>ose la posture magistrale du g&eacute;n&eacute;ral Charles de Gaulle : sa solitude, sa d&eacute;termination, sa gravit&eacute; et face &agrave; lui,<span>&nbsp;</span><a href="https://www.imdb.com/fr/name/nm0750971/">Simon Russell Beale</a><span>&nbsp;</span>joue un Winston Churchill tellement imposant ! Leur relation constitue l'une des plus belles r&eacute;ussites dramatiques du film.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Mon coup de c&oelig;ur revient n&eacute;anmoins &agrave;<strong><span>&nbsp;</span>Niels Schneider,</strong><span>&nbsp;</span>dont l'interpr&eacute;tation du g&eacute;n&eacute;ral Philippe Leclerc m&rsquo;impressionne par sa retenue. Un registre qui lui va &agrave; merveille.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Impossible &eacute;galement de ne pas saluer la prestation d'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Anamaria_Vartolomei"><strong>Anamaria Vartolomei,<span>&nbsp;</span></strong></a>bouleversante de gr&acirc;ce et de force dans le r&ocirc;le de Livia&nbsp;: lumineuse.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Le reste de la distribution est &agrave; l'unisson :<span>&nbsp;</span><strong>Beno&icirc;t Magimel</strong>,<strong><span>&nbsp;</span>F&eacute;lix Kysyl</strong><span>&nbsp;</span>alias Jean Moulin alias Rex.. com&eacute;dien de haut rang que je ne connaissais pas encore mais qui me semble prometteur, un T<strong>hierry Lhermitte</strong><span>&nbsp;</span>inattendu dans le r&ocirc;le du g&eacute;n&eacute;ral Giraud ; K<strong>arim Leklou, Lo&iuml;c Corbery, Campbell Scott<span>&nbsp;</span></strong>ainsi que<span>&nbsp;</span><strong>Florian Lesieur<span>&nbsp;</span></strong>compl&egrave;tent une distribution sans la moindre fausse note.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><strong>La Bataille de Gaulle d&eacute;passe&nbsp;les qualit&eacute;s de sa r&eacute;alisation et d&rsquo;interpr&eacute;tation.</strong><o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Un rappel coeur serr&eacute; de ce que sont le<strong><span>&nbsp;</span>sacrifice, l&rsquo;engagement, le courage, la responsabilit&eacute; collective.</strong><span>&nbsp;</span>Il rend hommage &agrave; toutes ces sentinelles de l'Histoire qui, aux c&ocirc;t&eacute;s du G&eacute;n&eacute;ral, ont refus&eacute; la fatalit&eacute;<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Je ressors de ces deux films avec le sentiment d&rsquo;&ecirc;tre reconnect&eacute;e avec une m&eacute;moire commune. Une m&eacute;moire qui explique ce que nous sommes aujourd'hui, pourquoi existent des institutions comme la LICRA, pourquoi les livres continuent d'&ecirc;tre &eacute;crits, pourquoi il demeure essentiel de transmettre cette histoire aux nouvelles g&eacute;n&eacute;rations.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><o:p>&nbsp;</o:p><strong>La Bataille de Gaulle est une &oelig;uvre civique.<span>&nbsp;</span></strong>Un rappel exigeant de ce que repr&eacute;sentent notre R&eacute;publique, notre libert&eacute; et notre devoir de m&eacute;moire.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Je souhaite que chaque lyc&eacute;en de France puisse d&eacute;couvrir ces deux films en salle...<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal">Courez d&eacute;couvrir La Bataille de Gaulle...<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal"><a href="https://www.linkedin.com/feed/"><em>Amandine BACCONNIER pour LA RADIO DU CINEMA - 03/07/2026</em></a></p><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a58edf247f3f4.35040463.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 16 Jul 2026 14:41:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[LE FAISCEAU #2 - La Chaleur]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.com/podcasts/le-faisceau-2-la-chaleur-590</link>
      <guid>https://www.radioducinema.com/podcasts/le-faisceau-2-la-chaleur-590</guid>
      <description><![CDATA[Un soleil &eacute;crasant, des vacances dont le souvenir persiste, des sentiments qui affleurent et des personnages qui cherchent un peu d&rsquo;air : dans ce nouvel &eacute;pisode du Faisceau, l&rsquo;&eacute;quipe de La Radio du...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Un soleil &eacute;crasant, des vacances dont le souvenir persiste, des sentiments qui affleurent et des personnages qui cherchent un peu d&rsquo;air : dans ce nouvel &eacute;pisode du <em>Faisceau</em>, l&rsquo;&eacute;quipe de <strong>La Radio du Cin&eacute;ma</strong> observe la mani&egrave;re dont la chaleur transforme les r&eacute;cits, les corps et les &eacute;motions.</p>
<p><strong>Laura Vandenhede, Quentin Carrasco et J&eacute;r&eacute;mie Deprugney</strong> r&eacute;unissent leurs recommandations autour d&rsquo;un th&egrave;me de saison. Leur conversation m&egrave;ne notamment vers <em>Call Me by Your Name</em>, o&ugrave; la lumi&egrave;re estivale accompagne l&rsquo;&eacute;veil du d&eacute;sir, puis vers <em>Normal People</em>, dont certaines escapades m&eacute;diterran&eacute;ennes prolongent les &eacute;lans et les silences de ses personnages.</p>
<p>Le micro s&rsquo;attarde aussi sur <em>Aftersun</em>, les souvenirs de vacances, les relations familiales et ces sc&egrave;nes qui restent en m&eacute;moire longtemps apr&egrave;s le g&eacute;n&eacute;rique. Chaque choix devient ainsi une porte d&rsquo;entr&eacute;e vers un film ou une s&eacute;rie, sans verdict ni classement : le plaisir consiste surtout &agrave; partager ce que les &oelig;uvres font ressentir et &agrave; donner envie de les d&eacute;couvrir.</p>
<p>La discussion conserve la libert&eacute; joyeuse qui caract&eacute;rise <em>Le Faisceau</em>. Les coups de c&oelig;ur r&eacute;pondent aux anecdotes, les r&eacute;f&eacute;rences circulent, les sorties attendues s&rsquo;invitent au programme et les dinosaures finissent m&ecirc;me par traverser le champ. La s&eacute;ance se referme en musique avec <em>Summer Nights</em>, interpr&eacute;t&eacute;e par <strong>Olivia Newton-John</strong> et <strong>John Travolta</strong> dans <em>Grease</em>, comme un g&eacute;n&eacute;rique id&eacute;al pour souhaiter un bel &eacute;t&eacute; &agrave; nos auditeurs.</p>
<p><strong>Le Faisceau</strong> est un rendez-vous mensuel cr&eacute;&eacute; par <strong>La Radio du Cin&eacute;ma</strong>. &Agrave; chaque &eacute;pisode, ses chroniqueurs choisissent un th&egrave;me, un &eacute;v&eacute;nement ou une humeur afin de faire dialoguer cin&eacute;ma de patrimoine, s&eacute;ries, nouveaut&eacute;s et plaisirs personnels. Une conversation cin&eacute;phile accessible, nourrie par le go&ucirc;t de la transmission et l&rsquo;envie de prolonger les films bien apr&egrave;s la s&eacute;ance.</p>
<p><strong>&Agrave; &eacute;couter sur radioducinema.com et sur les principales plateformes de podcasts.</strong></p><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a57dc9009e0d8.24799277.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 15 Jul 2026 19:14:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Eric-Emmanuel Schmitt ou la philosophie du spectacle vivant - Festival de la Correspondance de Grignan 2026]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.com/podcasts/eric-emmanuel-schmitt-ou-la-philosophie-du-spectacle-vivant-festival-de-la-correspondance-de-grignan-2026-587</link>
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      <description><![CDATA[Festival de la Correspondance de Grignan : Eric-Emmanuel Schmitt, l'&eacute;loge de la fra&icirc;cheur et de l'instant pr&eacute;sent
La 30e &eacute;dition du Festival de la Corre...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<h1><strong><span>Festival de la Correspondance de Grignan : Eric-Emmanuel Schmitt, l'&eacute;loge de la fra&icirc;cheur et de l'instant pr&eacute;sent</span></strong></h1>
<p class="isSelectedEnd"><span>La 30e &eacute;dition du Festival de la Correspondance de Grignan s'ach&egrave;ve, mais les mots continuent de r&eacute;sonner... Pr&eacute;sident artistique du festival, </span><strong><span>Eric-Emmanuel Schmitt</span></strong><span> dresse le bilan d'une &eacute;dition consacr&eacute;e au temps. Une r&eacute;flexion o&ugrave; il est autant question du spectacle vivant que de notre mani&egrave;re d'habiter le monde.</span></p>
<h2><span>&laquo; Une harmonie hors du commun &raquo;</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au terme de plusieurs jours de lectures, de rencontres et de cr&eacute;ations in&eacute;dites, l'&eacute;crivain retient avant tout une qualit&eacute; rare : celle de l'&eacute;coute.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>C'est une &eacute;dition qui a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s harmonieuse. Bien s&ucirc;r, nous avons r&eacute;gl&eacute; des incidents en coulisses dont personne ne s'est rendu compte, mais le public a &eacute;t&eacute; absolument d&eacute;vou&eacute;, attentif, bienveillant. Les conf&eacute;rences &eacute;taient de haute qualit&eacute; et les acteurs investis comme jamais dans les lectures. Je trouve que cela a &eacute;t&eacute; d'une harmonie hors du commun.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Un &eacute;quilibre pr&eacute;cieux pour un festival qui repose presque enti&egrave;rement sur l'&eacute;ph&eacute;m&egrave;re.</span></p>
<h2><span>Ralentir pour retrouver l'autre</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Cette ann&eacute;e, la grande th&eacute;matique du Festival &eacute;tait celle du </span><strong><span>temps</span></strong><span>. Un sujet qui, selon Eric-Emmanuel Schmitt, d&eacute;passe largement le cadre de la litt&eacute;rature.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Je crois que nous nous sommes vraiment rendu compte que notre &eacute;poque ne prend plus le temps d'avoir le temps. Elle est dans une acc&eacute;l&eacute;ration permanente. Pourtant, pour &ecirc;tre heureux, pour r&eacute;fl&eacute;chir, pour s'adresser &agrave; l'autre, il faut parfois ralentir.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour lui, la correspondance demeure une formidable &eacute;cole de la lenteur.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Elle cr&eacute;e un temps et un espace o&ugrave; l'on peut rejoindre l'autre, se mettre en sc&egrave;ne soi-m&ecirc;me, mettre en sc&egrave;ne sa r&eacute;flexion ou ses &eacute;motions. C'est ce que la correspondance nous apprend &agrave; faire.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&Agrave; l'heure de l'instantan&eacute;it&eacute; num&eacute;rique, cette invitation &agrave; ralentir prend une r&eacute;sonance particuli&egrave;re.</span></p>
<h2><span>&laquo; Nous &eacute;crivons sur l'eau &raquo;</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>L'un des grands enseignements de cette &eacute;dition est aussi celui du spectacle vivant.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Des semaines, parfois des mois de pr&eacute;paration pour une repr&eacute;sentation unique, sans captation, qui dispara&icirc;t une fois le rideau tomb&eacute;.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une fragilit&eacute; que revendique pleinement Eric-Emmanuel Schmitt.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>C'est tout ce que j'aime. La fragilit&eacute; du spectacle vivant, comme la fragilit&eacute; de la vie, est pr&eacute;cis&eacute;ment ce qui la rend pr&eacute;cieuse. Nous ne sommes pas en marbre. Nous n'&eacute;crivons pas dans le marbre. Nous &eacute;crivons sur l'eau. Nous vivons dans l'instant.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une pens&eacute;e qui d&eacute;passe le th&eacute;&acirc;tre pour devenir une v&eacute;ritable philosophie de l'existence.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Il y a une morale du spectacle vivant que l'on peut reporter &agrave; toutes nos vies : vivre intens&eacute;ment chaque instant.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<h2><span>Cultiver la fra&icirc;cheur</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Interrog&eacute; sur l'avenir du Festival, Eric-Emmanuel Schmitt ne parle ni de programmation ni de chiffres. Il pr&eacute;f&egrave;re &eacute;voquer une notion qui lui est ch&egrave;re : </span><strong><span>la fra&icirc;cheur</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Revenant sur un &eacute;change avec le philosophe Nathan Devers lors de la correspondance inaugurale, il pr&eacute;cise :</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Il disait qu'il fallait cultiver la jeunesse. Je lui ai r&eacute;pondu que ce n'&eacute;tait pas la jeunesse qu'il fallait pr&eacute;server, mais la fra&icirc;cheur.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour l'&eacute;crivain, cette fra&icirc;cheur n'a rien &agrave; voir avec l'&acirc;ge.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>C'est ne jamais avoir le sentiment de d&eacute;j&agrave; conna&icirc;tre. Ne pas c&eacute;der &agrave; la fatigue de vivre, ni &agrave; l'illusion du savoir. &Ecirc;tre les bras ouverts devant ce qui nous est propos&eacute; et devant ce que nous avons &agrave; vivre.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Il cite alors S&eacute;n&egrave;que :</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>La joie est chose s&eacute;v&egrave;re. La fra&icirc;cheur demande un v&eacute;ritable travail sur soi. C'est une fa&ccedil;on d'&ecirc;tre au monde exigeante, mais dont les b&eacute;n&eacute;fices sont extraordinaires.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une d&eacute;finition qui pourrait presque devenir la devise du Festival.</span></p>
<h2><span>Cap sur 2027 : les lettres de famille</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Avant de refermer cette &eacute;dition anniversaire, Eric-Emmanuel Schmitt d&eacute;voile d&eacute;j&agrave; le prochain grand chapitre de la Correspondance.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>En 2027, le festival explorera </span><strong><span>les lettres de famille</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Nous nous consacrerons aux relations p&egrave;re-fils, m&egrave;re-fille, m&egrave;re-fils, fr&egrave;res et s&oelig;urs, grands-parents et petits-enfants. Nous allons labourer ce territoire de la correspondance intime.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une th&eacute;matique universelle.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Je pense que nous y reconna&icirc;trons tous nos difficult&eacute;s, mais aussi nos moments heureux. C'est une v&eacute;ritable mani&egrave;re de se pencher sur ce que sont nos vies.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p><span>&Agrave; l'image de cette 30e &eacute;dition, le Festival de la Correspondance poursuit ainsi son ambition : faire dialoguer les grandes voix de la litt&eacute;rature avec les interrogations les plus contemporaines. Et rappeler, selon les mots d'Eric-Emmanuel Schmitt, que la plus belle fa&ccedil;on d'habiter notre &eacute;poque consiste peut-&ecirc;tre &agrave; retrouver le go&ucirc;t de la lenteur, de la rencontre... et de cette &laquo; fra&icirc;cheur &raquo; qui permet de regarder chaque instant comme s'il &eacute;tait le premier.</span></p>
<p><span></span></p>
<p><span><img src="/upload/eric1.jpg" width="1087" height="709" alt="eric1.jpg (5.37 MB)"></span></p><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a54daec7a4d91.78534437.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 13 Jul 2026 12:32:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA["La Rose Blanche", quand des lettres de jeunes résistants allemands résonnent avec notre époque - Festival de la correspondance de Grignan]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.com/podcasts/la-rose-blanche-quand-des-lettres-de-jeunes-resistants-allemands-resonnent-avec-notre-epoque-festival-de-la-correspondance-de-grignan-586</link>
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      <description><![CDATA[&nbsp;La Rose Blanche : des &eacute;tudiants en lutte contre le nazisme, adaptation sign&eacute;e Albert Algoud, mise en sc&egrave;ne...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><span>&nbsp;</span><strong><span>La Rose Blanche : des &eacute;tudiants en lutte contre le nazisme</span></strong><span>, adaptation sign&eacute;e </span><strong><span>Albert Algoud</span></strong><span>, mise en sc&egrave;ne par </span><strong><span>Charles Templon</span></strong><span>, port&eacute;e par </span><strong><span>Julia Piaton</span></strong><span> et </span><strong><span>Benjamin Siksou</span></strong><span>.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&Agrave; partir des lettres de </span><strong><span>Hans et Sophie Scholl</span></strong><span>, figures embl&eacute;matiques de la r&eacute;sistance allemande au nazisme, le spectacle fait entendre les voix de deux jeunes gens dont le courage continue, plus de quatre-vingts ans apr&egrave;s leur disparition, d'interroger notre pr&eacute;sent.</span></p>
<h2><span>Une r&eacute;sistance n&eacute;e de l'indignation</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Si la foi chr&eacute;tienne a accompagn&eacute; le parcours des membres de la Rose Blanche, Albert Algoud tient d'embl&eacute;e &agrave; nuancer toute lecture r&eacute;ductrice.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Ils &eacute;taient r&eacute;unis par la foi, mais surtout par l'indignation et la r&eacute;volte. Il y avait d'autres croyants qui &eacute;taient de l'autre c&ocirc;t&eacute;. Une partie de l'&Eacute;glise allemande a suivi le nazisme. Leur grand m&eacute;rite, c'est d'avoir tr&egrave;s vite pris leurs distances alors qu'ils avaient, comme la plupart des jeunes Allemands, &eacute;t&eacute; embrigad&eacute;s dans les Jeunesses hitl&eacute;riennes.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
</blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>C'est pr&eacute;cis&eacute;ment cette prise de conscience progressive qui constitue le c&oelig;ur de cette adaptation.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Ils &eacute;taient des jeunes tout simplement. Ils aimaient la musique, la litt&eacute;rature, la nature. Ils &eacute;taient pleins d'enthousiasme. Ce ne sont pas des moines soldats. Ils ont simplement eu le courage de r&eacute;fl&eacute;chir et de dire non.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<h2><span>Lire entre les lignes d'une dictature</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Charles Templon et Albert Algoud ont choisi de concentrer leur travail sur la correspondance de l'ann&eacute;e 1942, avant l'arrestation des membres du r&eacute;seau.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une p&eacute;riode o&ugrave; les lettres semblent parfois anodines... mais o&ugrave; chaque mot compte.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Le p&egrave;re de Hans et Sophie avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; plusieurs fois par la Gestapo. Ils savaient que leurs lettres &eacute;taient lues. Ils faisaient donc tr&egrave;s attention &agrave; ce qu'ils &eacute;crivaient et &agrave; la mani&egrave;re de l'&eacute;crire.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour Benjamin Siksou, cette contrainte donne toute sa richesse dramatique au spectacle.</span></p>
<blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Il y a une vraie impertinence dans certaines lettres. Par moments, ils s'adressent presque directement aux censeurs de la Gestapo. Puis, au fil du temps, le ton change, se durcit. C'est passionnant &agrave; interpr&eacute;ter.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
</blockquote>
<p class="isSelectedEnd"><span>En parall&egrave;le de ces &eacute;changes familiaux apparaissent progressivement les c&eacute;l&egrave;bres tracts de la Rose Blanche.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Au d&eacute;but, ce sont presque des textes litt&eacute;raires. Puis ils deviennent de v&eacute;ritables appels &agrave; refuser le nazisme. L&agrave;, ils savent qu'ils risquent leur vie.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<h2><span>Une lecture qui demande une autre forme d'incarnation</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>&Agrave; Grignan, les com&eacute;diens ne jouent pas une pi&egrave;ce : ils pr&ecirc;tent leur voix &agrave; des lettres qui n'ont jamais &eacute;t&eacute; &eacute;crites pour &ecirc;tre dites devant un public.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour Julia Piaton, l'exercice est singulier.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>On travaille avec le metteur en sc&egrave;ne, puis il y a tout un travail personnel. Relire les lettres, trouver son rythme, son chemin. Et comme chaque lettre s'adresse tant&ocirc;t &agrave; un fr&egrave;re, tant&ocirc;t &agrave; un ami, tant&ocirc;t &agrave; un amoureux, les intentions changent sans cesse.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour l'actrice, cette premi&egrave;re participation au Festival repr&eacute;sente &eacute;galement une d&eacute;couverte attendue depuis longtemps.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>J'entendais parler de Grignan depuis des ann&eacute;es. Beaucoup d'amis &eacute;taient pass&eacute;s ici. Je suis tr&egrave;s heureuse de participer enfin &agrave; cette aventure.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Charles Templon conna&icirc;t d&eacute;sormais les deux c&ocirc;t&eacute;s de l'exp&eacute;rience : celui du lecteur, puis celui du metteur en sc&egrave;ne.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>L'an dernier, j'&eacute;tais sur sc&egrave;ne comme com&eacute;dien. Cette ann&eacute;e, je les accompagne autrement. C'est un exercice particulier, tr&egrave;s excitant, mais aussi &eacute;trange dans son incarnation.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le metteur en sc&egrave;ne avoue avoir lui-m&ecirc;me d&eacute;couvert tardivement l'histoire de la Rose Blanche.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Plus je lis leur histoire, plus je suis boulevers&eacute;. Je me demande souvent : qu'aurions-nous fait, nous, &agrave; 19 ou 21 ans ? Aurions-nous r&eacute;sist&eacute; ? Cette question me poursuit tous les jours.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<h2><span>L'urgence de vivre</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au-del&agrave; de la dimension historique, les artistes insistent sur un aspect souvent oubli&eacute; : Hans et Sophie Scholl &eacute;taient avant tout des jeunes gens.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Benjamin Siksou y voit m&ecirc;me le c&oelig;ur de leur correspondance.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>J'ai l'impression que leur premier geste, c'est de dire &agrave; leurs proches : "Je suis encore vivant." Ils parlent d'art, de leurs &eacute;motions, de ce qui les traverse. Ils veulent simplement dire qu'ils existent encore.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Albert Algoud rappelle &eacute;galement la force bouleversante des derniers instants de Sophie Scholl.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Sa derni&egrave;re phrase, en marchant vers la guillotine, est : "Le soleil brille encore." C'est incroyable.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<h2><span>Une &oelig;uvre qui &eacute;l&egrave;ve</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour Julia Piaton, cette lecture d&eacute;passe largement le cadre d'un simple spectacle.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>C'est une exp&eacute;rience qui nous tire vers le haut. D&eacute;couvrir le courage de ces jeunes de vingt ans, leur dignit&eacute; face &agrave; l'&eacute;preuve, leur mani&egrave;re d'&ecirc;tre profond&eacute;ment vivants malgr&eacute; tout... c'est extr&ecirc;mement inspirant aujourd'hui.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Cette actualit&eacute; est d'ailleurs au c&oelig;ur de la r&eacute;flexion d'Albert Algoud.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Sans d&eacute;tour, il confie combien cette histoire r&eacute;sonne avec son propre parcours personnel.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Je viens d'un milieu d'extr&ecirc;me droite, antis&eacute;mite, int&eacute;griste. J'ai r&eacute;ussi &agrave; m'en d&eacute;tacher. Mais je n'ai jamais eu &agrave; affronter ce qu'eux ont affront&eacute;. Ce qu'ils ont fait est incomparable.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une confession rare qui &eacute;claire aussi son engagement dans cette adaptation.</span></p>
<h2><span>Quand les lettres dialoguent avec notre pr&eacute;sent</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>&Agrave; Grignan, la correspondance devient bien plus qu'un patrimoine litt&eacute;raire.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Elle devient une question adress&eacute;e au spectateur.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Comment des jeunes de vingt ans ont-ils trouv&eacute; le courage de r&eacute;sister l&agrave; o&ugrave; une immense majorit&eacute; se taisait ?</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Que reste-t-il aujourd'hui de cette capacit&eacute; &agrave; penser contre son &eacute;poque ?</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>En donnant voix aux lettres de Hans et Sophie Scholl, Julia Piaton, Benjamin Siksou, Charles Templon et Albert Algoud ne proposent pas seulement une reconstitution historique. Ils rappellent que derri&egrave;re les grandes pages de l'Histoire se cachent toujours des existences ordinaires, des doutes, des &eacute;lans, des amiti&eacute;s, des amours... et cette conviction, &eacute;crite entre les lignes de chaque lettre, que la libert&eacute; commence toujours par un acte de conscience.</span></p>
<p><span>&Agrave; Grignan, cette parole a trouv&eacute; un &eacute;crin &agrave; sa mesure : celui d'un festival o&ugrave; les correspondances continuent, ann&eacute;e apr&egrave;s ann&eacute;e, &agrave; faire dialoguer les &eacute;poques avec une troublante actualit&eacute;.</span></p>
<p><span><img src="/upload/IMG_5866.JPG" width="533" height="355" alt="IMG_5866.JPG (3.88 MB)"></span></p><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a54cd37dcf450.14679527.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 13 Jul 2026 11:24:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Frédéric Zeitoun, quand les chansons racontent notre histoire]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.com/podcasts/frederic-zeitoun-quand-les-chansons-racontent-notre-histoire-585</link>
      <guid>https://www.radioducinema.com/podcasts/frederic-zeitoun-quand-les-chansons-racontent-notre-histoire-585</guid>
      <description><![CDATA[Festival de la Correspondance de Grignan : Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun, quand les chansons racontent notre histoire
Il y a des spectacles dont on ressort avec des refrains plein la t&ecirc;te. ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<h1><span>Festival de la Correspondance de Grignan : Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun, quand les chansons racontent notre histoire</span></h1>
<p class="isSelectedEnd"><span>Il y a des spectacles dont on ressort avec des refrains plein la t&ecirc;te. Au Festival de la Correspondance de Grignan, Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun a une nouvelle fois d&eacute;montr&eacute; que la chanson fran&ccedil;aise est bien plus qu'un patrimoine musical : elle est la m&eacute;moire vivante de notre soci&eacute;t&eacute;.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Dans une conf&eacute;rence chant&eacute;e con&ccedil;ue avec Pascal Chauvet, l'auteur-compositeur a parcouru les grandes &eacute;volutions de la soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise &agrave; travers les textes des chansons. Une d&eacute;monstration aussi &eacute;rudite que joyeuse, salu&eacute;e par un public conquis.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au lendemain de cette repr&eacute;sentation unique, il revient sur cette aventure.</span></p>
<h2><span>&laquo; La chanson est un parfait miroir de son &eacute;poque &raquo;</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Cette ann&eacute;e, le Festival avait choisi comme fil conducteur </span><strong><span>le temps</span></strong><span>. Un th&egrave;me qui a imm&eacute;diatement inspir&eacute; Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Et l'air du temps</span></strong><span>, &raquo; glisse-t-il avec malice.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Son id&eacute;e &eacute;tait simple en apparence : choisir les grands d&eacute;bats de soci&eacute;t&eacute; qui traversent les d&eacute;cennies et observer comment les auteurs les ont racont&eacute;s en chansons.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>On s'est amus&eacute;s &agrave; lister les grands d&eacute;bats de soci&eacute;t&eacute; et &agrave; voir comment ils avaient &eacute;t&eacute; traduits en chansons. Je pars du principe que la chanson est un parfait miroir de son &eacute;poque.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>L'image de la femme, la peine de mort, l'avortement, l'&eacute;cologie, la cause animale, la sexualit&eacute;... autant de sujets qui racontent les &eacute;volutions des mentalit&eacute;s.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Si on prend par exemple l'image de la femme, entre les ann&eacute;es 20 o&ugrave; l'on chante : "Mon homme me fout des coups, il me prend mes sous, mais je l'aime", et la femme lib&eacute;r&eacute;e de Cookie Dingler, ce n'est pas exactement pareil...</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun, chaque &eacute;poque invente son vocabulaire, son regard et... sa chanson.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>&Agrave; chaque &eacute;poque un langage diff&eacute;rent, donc une chanson diff&eacute;rente.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<h2><span>Une chanson vaut parfois un trait&eacute; de sociologie</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au fil de la rencontre, Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun d&eacute;fend une conviction qui guide tout son travail.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Je pars du principe que, plus qu'un long discours sociologique, une chanson dit davantage de son &eacute;poque que bien des discours universitaires.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une id&eacute;e qu'il avait d&eacute;j&agrave; explor&eacute;e l'an dernier autour du th&egrave;me de la religion.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>L'an pass&eacute;, c'&eacute;tait Dieu dans la chanson. L&agrave;, j'aurais pu faire six heures tant il existe de chansons sur le sujet.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour lui, il existe toujours une chanson capable de raconter une &eacute;poque.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>On trouve toujours une chanson qui colle au moment o&ugrave; elle est n&eacute;e.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<h2><span>Rendre hommage aux grandes plumes</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Au-del&agrave; des interpr&egrave;tes, cette conf&eacute;rence est aussi un hommage &agrave; ceux qui &eacute;crivent.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Dabadie, Aznavour, Delano&euml;... des plumes connues, mais aussi des plumes de l'ombre, ces auteurs qui &eacute;crivent pour les autres. Cette conf&eacute;rence permet justement de leur rendre hommage.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une mani&egrave;re de rappeler que derri&egrave;re les m&eacute;lodies populaires se cachent souvent de grands &eacute;crivains.</span></p>
<h2><span>La magie d'un moment unique</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Comme tous les spectacles du Festival de la Correspondance, cette conf&eacute;rence n'&eacute;tait donn&eacute;e qu'une seule fois.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Une contrainte qui fait aussi sa beaut&eacute;.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>La magie d'un spectacle, c'est qu'on ne refait jamais deux fois le m&ecirc;me. Les bafouillis qu'on mettra un soir ne seront pas ceux du lendemain.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Pour Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun, revenir chaque ann&eacute;e &agrave; Grignan est aussi un d&eacute;fi.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>C'&eacute;tait la troisi&egrave;me fois. Plus on revient dans le m&ecirc;me lieu avec les m&ecirc;mes gens, moins on a envie de les d&eacute;cevoir. On essaie de se renouveler et je pense que cet apr&egrave;s-midi, &ccedil;a n'a pas trop mal march&eacute;.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le public, lui, aurait volontiers prolong&eacute; le plaisir. Les extraits &eacute;taient parfois trop courts, les refrains donnaient envie d'&ecirc;tre repris en ch&oelig;ur.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>L'artiste en est conscient.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>&Ccedil;a pourrait devenir un v&eacute;ritable spectacle. Avec Pascal Chauvet, on commence &agrave; bien se conna&icirc;tre, on fait un vrai num&eacute;ro de clown &agrave; deux. Cette conf&eacute;rence pourrait tout &agrave; fait voyager davantage.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<h2><span>Une actualit&eacute; foisonnante</span></h2>
<p class="isSelectedEnd"><span>Impossible d'&eacute;voquer Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun sans parler de son incroyable activit&eacute; d'auteur.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Apr&egrave;s un concert au Festival d'Avignon puis un passage au Th&eacute;&acirc;tre de Paris &agrave; Avignon, il pr&eacute;pare d&eacute;j&agrave; la sortie de son prochain album.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>Il est termin&eacute;. Il ne reste qu'une derni&egrave;re chanson &agrave; enregistrer. Treize titres, dont quatre duos avec quatre artistes que j'admire &eacute;norm&eacute;ment. Les surprises seront d&eacute;voil&eacute;es en janvier 2027.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Le lancement est d&eacute;j&agrave; programm&eacute; au Th&eacute;&acirc;tre de l'Atelier, &agrave; Paris.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Mais l'&eacute;criture ne s'arr&ecirc;te jamais.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>&laquo; </span><strong><span>J'ai eu le bonheur d'&eacute;crire pour le prochain album d'Enrico Macias. Je travaille actuellement sur celui de Fr&eacute;d&eacute;ric Fran&ccedil;ois. J'adore &eacute;crire pour les autres, j'adore &eacute;crire pour moi... j'adore &eacute;crire. C'est ma vie.</span></strong><span> &raquo;</span></p>
<p><span>&Agrave; Grignan, Fr&eacute;d&eacute;ric Zeitoun aura une nouvelle fois rappel&eacute; que les chansons ne sont pas seulement des souvenirs que l'on fredonne. Elles racontent nos combats, nos &eacute;volutions, nos contradictions et, peut-&ecirc;tre mieux que de longs discours, l'histoire de notre soci&eacute;t&eacute;.</span></p><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a54c57ce8dce2.61082288.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 13 Jul 2026 10:33:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Pascal Schouwey à Grignan : "Je veux comprendre la naissance d’une pensée"]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.com/podcasts/pascal-schouwey-a-grignan-je-veux-comprendre-la-naissance-d-une-pensee-584</link>
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      <description><![CDATA[...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<!--
  TITRES SEO PROPOSÉS
  1. Pascal Schouwey à Grignan : 10 rencontres pour comprendre la naissance d’une pensée
  2. Festival de la Correspondance de Grignan 2026 : Pascal Schouwey raconte son métier de passeur littéraire
  3. Pascal Schouwey au Festival de Grignan : lire les lettres pour éclairer une époque

  URL COURTE CONSEILLÉE
  https://radioducinema.com/pascal-schouwey-grignan
  --><main>
<article><header>
<p class="article-chapo">Journaliste genevois, animateur radio et infatigable lecteur, <a href="https://schouwey.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pascal Schouwey</a> a conduit 10 rendez-vous durant la 30e &eacute;dition du <a href="https://www.grignan-festivalcorrespondance.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Festival de la Correspondance de Grignan</a>. Face au micro de Patrice Caillet, il d&eacute;voile le fil secret de ses entretiens : &laquo; Je suis passionn&eacute; par la mani&egrave;re dont na&icirc;t une pens&eacute;e. &raquo;</p>
<p class="article-meta">Propos recueillis par Patrice Caillet pour La Radio du Cin&eacute;ma &mdash; publi&eacute; le 11 juillet 2026</p>
</header>
<p>Le programme pourrait donner le vertige &agrave; un lecteur moins entra&icirc;n&eacute;. Rapha&euml;l Enthoven, Gustave Courbet, Stefan Zweig, Cic&eacute;ron, Jean Zay, Madame de Pompadour, Sim&oacute;n Bol&iacute;var, Sophie Scholl, la chanson fran&ccedil;aise puis Alexandre Dumas : Pascal Schouwey a travers&eacute; les si&egrave;cles avec la r&eacute;gularit&eacute; d&rsquo;un m&eacute;tronome. Une telle succession suppose des lectures abondantes, des changements rapides de registre et une solide capacit&eacute; &agrave; retrouver, d&egrave;s l&rsquo;ouverture de chaque rencontre, la voix propre de l&rsquo;auteur ou de la figure historique &eacute;voqu&eacute;e.</p>
<p class="article-summary"><strong>L&rsquo;essentiel :</strong> Pascal Schouwey ne con&ccedil;oit pas l&rsquo;entretien litt&eacute;raire comme un questionnaire promotionnel. Il cherche le moment o&ugrave; une id&eacute;e appara&icirc;t, se transforme puis devient une &oelig;uvre, un engagement ou une d&eacute;cision. Sa m&eacute;thode repose sur une lecture attentive, l&rsquo;intuition et la qualit&eacute; du dialogue avec le public.</p>
<h2>Un &laquo; psychopathe litt&eacute;raire &raquo; lanc&eacute; dans un marathon de lectures</h2>
<p>Patrice Caillet le pr&eacute;sente comme l&rsquo;un des marathoniens du festival. Pascal Schouwey r&eacute;pond par une formule que lui avait adress&eacute;e David Foenkinos : &laquo; Je suis un psychopathe litt&eacute;raire. &raquo; Le trait est souriant, mais la cadence est r&eacute;elle. Le journaliste dit lire en moyenne trois livres par semaine, auxquels s&rsquo;ajoutent son travail, ses activit&eacute;s d&rsquo;&eacute;criture et la pr&eacute;paration de nombreuses rencontres publiques.</p>
<p>Son parcours explique cette aisance au micro. Pascal Schouwey a travaill&eacute; dans la presse &eacute;crite, &agrave; la radio et &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision en Suisse. Son <a href="https://schouwey.com/accueil/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">site personnel</a> pr&eacute;sente &eacute;galement ses activit&eacute;s d&rsquo;animation, de formation &agrave; la prise de parole et de conduite de d&eacute;bats. &Agrave; Grignan, ces exp&eacute;riences servent une mission pr&eacute;cise : rendre un savoir accessible sans l&rsquo;appauvrir.</p>
<p>Pour l&rsquo;&eacute;dition 2026, intitul&eacute;e <em>La Correspondance, portrait d&rsquo;une &eacute;poque</em>, il a fallu passer rapidement d&rsquo;une conscience &agrave; une autre. &laquo; Je suis pass&eacute; de Stefan Zweig &agrave; Cic&eacute;ron, de Cic&eacute;ron &agrave; Bol&iacute;var, de Bol&iacute;var &agrave; Madame de Pompadour &raquo;, r&eacute;sume-t-il. La chronologie devient secondaire. Ce qui demeure, c&rsquo;est la m&ecirc;me question adress&eacute;e &agrave; chaque &oelig;uvre : d&rsquo;o&ugrave; vient cette pens&eacute;e ?</p>
<h2>Retrouver la premi&egrave;re &eacute;tincelle d&rsquo;une &oelig;uvre</h2>
<p>Pascal Schouwey ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas au contenu d&rsquo;un livre. Il veut retrouver l&rsquo;instant qui le pr&eacute;c&egrave;de, ce fr&eacute;missement encore informe qui deviendra une phrase, une conviction ou une architecture narrative.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Ce qui m&rsquo;int&eacute;resse, c&rsquo;est de comprendre comment na&icirc;t une pens&eacute;e, comment les gens commencent &agrave; la structurer. Est-ce qu&rsquo;il existe un lieu dans lequel cela advient ? Que fait-on &agrave; partir du moment o&ugrave; appara&icirc;t la premi&egrave;re &eacute;tincelle ? &raquo;</p>
<footer>Pascal Schouwey, au micro de La Radio du Cin&eacute;ma</footer></blockquote>
<p>Cette recherche &eacute;claire aussi bien une &oelig;uvre litt&eacute;raire qu&rsquo;un engagement politique. Une id&eacute;e ne surgit pas hors du monde. Elle se nourrit d&rsquo;une rencontre, d&rsquo;une rupture, d&rsquo;un &eacute;v&eacute;nement historique ou d&rsquo;une contradiction intime. Le travail du mod&eacute;rateur consiste alors &agrave; reconstruire ce chemin sans le simplifier.</p>
<p>Le programme de Grignan lui offrait une mati&egrave;re particuli&egrave;rement vaste. La pens&eacute;e philosophique de <a href="https://www.grignan-festivalcorrespondance.com/images/2026/Grignan-prog2026.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Cic&eacute;ron</a>, la trajectoire r&eacute;publicaine de Jean Zay, les combats de Sim&oacute;n Bol&iacute;var ou la correspondance de Stefan Zweig ne racontent pas la m&ecirc;me &eacute;poque. Chacun de ces sujets permet toutefois d&rsquo;observer une conscience qui s&rsquo;&eacute;labore sous la pression des &eacute;v&eacute;nements.</p>
<h2>La Rose Blanche : suivre la transformation d&rsquo;une conscience</h2>
<p>La rencontre consacr&eacute;e &agrave; Sophie Scholl, Hans Scholl et au r&eacute;seau de r&eacute;sistance allemand de la Rose Blanche fournit un exemple saisissant. Dans leurs lettres familiales, les jeunes r&eacute;sistants ne peuvent pas r&eacute;v&eacute;ler leurs activit&eacute;s clandestines. Le lecteur ne trouve donc pas une d&eacute;claration limpide annon&ccedil;ant leur engagement. Il doit reconstituer un mouvement int&eacute;rieur &agrave; partir d&rsquo;autres traces.</p>
<p>Pascal Schouwey s&rsquo;appuie notamment sur le travail d&rsquo;Adrien Louandre, auteur de <a href="https://editionsddb.fr/product/131264/le-soleil-brille-encore/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>Le soleil brille encore : Sophie Scholl et la Rose blanche, une r&eacute;sistance spirituelle (1937-1943)</em></a>, publi&eacute; le 22 mai 2024 chez Descl&eacute;e de Brouwer.</p>
<p>Le livre suit le cheminement de jeunes Allemands d&rsquo;abord inscrits aux organisations de jeunesse du r&eacute;gime nazi, puis gagn&eacute;s par le doute et enfin d&eacute;cid&eacute;s &agrave; agir. Pour Pascal Schouwey, le sujet essentiel r&eacute;side dans ce basculement : &laquo; Pourquoi la pens&eacute;e change-t-elle ? Quelles rencontres provoquent ce changement ? &raquo;</p>
<p>L&rsquo;entretien litt&eacute;raire devient ainsi une enqu&ecirc;te sur la formation du jugement. Il ne suffit pas de conna&icirc;tre le d&eacute;nouement historique. Il faut restituer les &eacute;tapes, les h&eacute;sitations et les failles qui ont rendu une d&eacute;cision possible.</p>
<h2>Bien lire les lignes avant de chercher ce qu&rsquo;elles dissimulent</h2>
<p>Lorsque Patrice Caillet &eacute;voque l&rsquo;importance de lire au-del&agrave; des mots, Pascal Schouwey apporte une pr&eacute;cision imm&eacute;diate : &laquo; Il faut d&rsquo;abord commencer par bien lire les lignes. Si on ne les lit pas bien, on ne peut rien comprendre. &raquo;</p>
<p>Sa pr&eacute;paration repose sur cette attention litt&eacute;rale. Pourquoi cette phrase appara&icirc;t-elle ici ? Pourquoi l&rsquo;auteur a-t-il retenu ce mot et pas un autre ? Pourquoi cette id&eacute;e prend-elle cette forme &agrave; cet instant du r&eacute;cit ? Ces interrogations permettent d&rsquo;&eacute;viter les interpr&eacute;tations plaqu&eacute;es sur un texte.</p>
<p>Pascal Schouwey d&eacute;crit aussi une facult&eacute; plus difficile &agrave; th&eacute;oriser : l&rsquo;intuition du lecteur. &Agrave; la page 50, une phrase l&rsquo;arr&ecirc;te. Il la note sans savoir encore quelle place elle occupera dans son entretien. Cent pages plus loin, un passage lui en livre la port&eacute;e.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Je me dis qu&rsquo;&agrave; la page 50, l&rsquo;auteur a pos&eacute; une mine qui explose &agrave; la page 122. &raquo;</p>
<footer>Pascal Schouwey</footer></blockquote>
<p>L&rsquo;image poss&egrave;de quelque chose de tr&egrave;s cin&eacute;matographique. La premi&egrave;re phrase fonctionne comme un d&eacute;tail gliss&eacute; dans le cadre ; sa v&eacute;ritable fonction n&rsquo;appara&icirc;t qu&rsquo;au moment du raccord final. Le lecteur attentif rejoint alors le spectateur qui reconna&icirc;t, au second visionnage, l&rsquo;indice que le r&eacute;cit avait discr&egrave;tement plac&eacute; sous ses yeux.</p>
<h2>&Agrave; Grignan, un public qui prolonge v&eacute;ritablement la conversation</h2>
<p>Pascal Schouwey anime des rencontres dans de nombreux festivals et salons. Il distingue pourtant Grignan par la nature des interventions venues de la salle. Selon lui, le public ne cherche pas seulement &agrave; conna&icirc;tre l&rsquo;heure &agrave; laquelle un &eacute;crivain travaille, le type d&rsquo;ordinateur qu&rsquo;il utilise ou la pi&egrave;ce de la maison o&ugrave; il &eacute;crit.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Ici, on a des questions de gens qui ont lu, qui ont compris et qui ont envie d&rsquo;aller plus loin. Je suis fascin&eacute; par la qualit&eacute; du public. &raquo;</p>
<footer>Pascal Schouwey</footer></blockquote>
<p>Cette exigence change la fonction de la rencontre. Le public ne vient pas recueillir une anecdote domestique suppl&eacute;mentaire. Il participe &agrave; une lecture collective, rep&egrave;re un angle rest&eacute; dans l&rsquo;ombre et pousse l&rsquo;invit&eacute; &agrave; pr&eacute;ciser sa pens&eacute;e. La conversation ne referme donc pas le livre : elle lui offre une nouvelle chambre d&rsquo;&eacute;cho.</p>
<h2>Conna&icirc;tre le pass&eacute; sans c&eacute;der &agrave; la nostalgie</h2>
<p>Les correspondances anciennes rappellent parfois combien certaines erreurs humaines se r&eacute;p&egrave;tent. De Cic&eacute;ron &agrave; notre &eacute;poque, les ambitions, les aveuglements et les emballements du langage conservent une troublante familiarit&eacute;.</p>
<p>Pascal Schouwey refuse cependant la formule &laquo; C&rsquo;&eacute;tait mieux avant &raquo;. Il pr&eacute;f&egrave;re consid&eacute;rer chaque &eacute;poque avec ses ressources, ses progr&egrave;s et ses faiblesses. Se souvenir du pass&eacute; ne revient pas &agrave; le transformer en &acirc;ge d&rsquo;or.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Si on avait un peu moins d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments de langage et un peu plus d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments de pens&eacute;e, peut-&ecirc;tre qu&rsquo;on ferait moins d&rsquo;erreurs. &raquo;</p>
<footer>Pascal Schouwey</footer></blockquote>
<p>La formule r&eacute;sume son approche de Grignan. Lire les lettres du pass&eacute; ne sert pas &agrave; distribuer des le&ccedil;ons depuis le confort du pr&eacute;sent. Cette lecture permet d&rsquo;observer des &ecirc;tres humains aux prises avec leur temps, puis de rendre &agrave; leurs choix leur complexit&eacute;.</p>
<p>Sa pri&egrave;re personnelle tient en une phrase : &laquo; Seigneur, faites que je ne dise jamais : &ldquo;C&rsquo;&eacute;tait mieux avant.&rdquo; &raquo; La culture devient ici un rem&egrave;de &agrave; la nostalgie automatique autant qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;oubli.</p>
<h2>Du roman au grand &eacute;cran : le lecteur fabrique d&eacute;j&agrave; son propre film</h2>
<p>Interrog&eacute; sur sa cin&eacute;philie, Pascal Schouwey r&eacute;pond sans d&eacute;tour qu&rsquo;il fr&eacute;quente peu les salles, faute de temps. Il conserve pourtant un lien direct avec le cin&eacute;ma gr&acirc;ce aux adaptations litt&eacute;raires. Sa rencontre consacr&eacute;e &agrave; Alexandre Dumas, anim&eacute;e avec Julie Anselmini le 11 juillet 2026, lui a notamment permis d&rsquo;&eacute;voquer <a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm%3D288404.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>Le Comte de Monte-Cristo</em></a>.</p>
<p>Le film de Matthieu Delaporte et Alexandre De La Patelli&egrave;re, sorti en France le 28 juin 2024, lui a paru &laquo; plut&ocirc;t int&eacute;ressant &raquo;. Pascal Schouwey se garde toutefois de dresser un classement g&eacute;n&eacute;ral des adaptations r&eacute;ussies ou manqu&eacute;es. Son appr&eacute;ciation d&eacute;pend d&rsquo;abord de l&rsquo;ordre dans lequel il d&eacute;couvre les &oelig;uvres.</p>
<p>Lorsqu&rsquo;il lit le roman avant de voir le film, il a d&eacute;j&agrave; compos&eacute; ses d&eacute;cors, distribu&eacute; les r&ocirc;les et r&eacute;gl&eacute; la lumi&egrave;re dans son imaginaire. &laquo; Je me suis fait mon cin&eacute;ma &raquo;, explique-t-il. L&rsquo;adaptation peut alors d&eacute;cevoir si ses images s&rsquo;&eacute;loignent fortement de celles con&ccedil;ues pendant la lecture.</p>
<p>Voir le film en premier produit l&rsquo;effet inverse. Les visages, les costumes et les lieux sont d&eacute;j&agrave; fix&eacute;s lorsque commence la lecture. La d&eacute;ception se fait moins probable, mais une part de la libert&eacute; imaginative a disparu. Cette r&eacute;flexion n&rsquo;oppose pas litt&eacute;rature et cin&eacute;ma. Elle rappelle plut&ocirc;t que toute lecture constitue d&eacute;j&agrave; une mise en sc&egrave;ne int&eacute;rieure.</p>
<h2>Pascal Schouwey, passeur de textes et r&eacute;v&eacute;lateur de questions</h2>
<p>Au terme de ce marathon grignanais, une coh&eacute;rence appara&icirc;t. Pascal Schouwey ne cherche pas &agrave; montrer tout ce qu&rsquo;il a lu. Il utilise ses lectures pour poser la question capable d&rsquo;ouvrir une porte chez son interlocuteur.</p>
<p>La m&eacute;thode exige de la pr&eacute;paration, mais aussi une disponibilit&eacute; r&eacute;elle au moment de la rencontre. Une phrase inattendue peut d&eacute;placer le fil pr&eacute;vu. Une question du public peut r&eacute;v&eacute;ler un angle neuf. Une intuition not&eacute;e cent pages plus t&ocirc;t peut soudain fournir la clef d&rsquo;une &oelig;uvre.</p>
<p>Le &laquo; psychopathe litt&eacute;raire &raquo; revendiqu&eacute; avec humour est surtout un lecteur aux aguets. Il &eacute;coute les textes comme un cin&eacute;aste observe les d&eacute;tails d&rsquo;un plan : attentif au premier signe, au motif qui revient et &agrave; cette &eacute;tincelle presque invisible dont na&icirc;tra toute la suite.</p>
<section class="practical-information" aria-labelledby="infos-pratiques">
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong>Sources et rep&egrave;res</strong></span></p>
</section>
<aside class="article-sources" aria-labelledby="sources">
<ul>
<li><a href="https://www.grignan-festivalcorrespondance.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Festival de la Correspondance de Grignan</a>, pr&eacute;sentation de la 30e &eacute;dition, consult&eacute;e le 11 juillet 2026.</li>
<li><a href="https://www.grignan-festivalcorrespondance.com/images/2026/Grignan-prog2026.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Programme officiel du Festival 2026</a>, rencontres et horaires.</li>
<li><a href="https://schouwey.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Site officiel de Pascal Schouwey</a>, activit&eacute;s journalistiques, radiophoniques et &eacute;v&eacute;nementielles.</li>
<li><a href="https://editionsddb.fr/product/131264/le-soleil-brille-encore/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">&Eacute;ditions Descl&eacute;e de Brouwer</a>, fiche de l&rsquo;ouvrage d&rsquo;Adrien Louandre, parution du 22 mai 2024.</li>
</ul>
</aside>
</article>
</main><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.com/upload/podcasts/audios/6a5258de7745f7.80299027.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 11 Jul 2026 14:50:00 +0000</pubDate>
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    </item>
  </channel>
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