Dolly Parton, l’autre étoile d’Hollywood

Dolly Parton s’est éteinte ce mardi à l’âge de 80 ans. Avec elle disparaît une légende de la musique américaine, mais aussi un visage familier du cinéma populaire. Car derrière les strass, les perruques blondes et cette voix immédiatement reconnaissable, Dolly Parton avait réussi une autre carrière : celle d’actrice.

C’est en 1980 qu’Hollywood lui ouvre véritablement ses portes. Pour son premier rôle au cinéma, elle partage l’affiche de « 9 to 5 », « Comment se débarrasser de son patron », avec Jane Fonda et Lily Tomlin. Elle y incarne Doralee Rhodes, une secrétaire confrontée à un patron sexiste. Dolly Parton crève l’écran et compose également la chanson-titre. Le morceau devient un immense succès et le film impose immédiatement la chanteuse country comme une véritable actrice de comédie.

Deux ans plus tard, elle confirme avec « The Best Little Whorehouse in Texas », aux côtés de Burt Reynolds. Dolly y mêle ses deux talents, le jeu et la chanson, avant de donner la réplique à un partenaire inattendu : Sylvester Stallone dans « Rhinestone », en 1984. Elle y joue une chanteuse chargée de transformer le personnage de Stallone en vedette de la country. Un film devenu avec les années une curiosité savoureuse de sa filmographie.

Mais son rôle le plus tendre reste sans doute celui de Truvy Jones dans « Steel Magnolias », « Potins de femmes », en 1989. Dans ce classique américain porté notamment par Sally Field, Shirley MacLaine et Julia Roberts, Dolly Parton incarne la propriétaire d’un salon de coiffure. Drôle, chaleureuse et profondément humaine, elle démontre qu’elle peut exister à l’écran sans avoir besoin de chanter. Le film restera l’un des rôles les plus emblématiques de sa carrière.

En 1992, « Straight Talk » lui offre cette fois le premier rôle. Elle y interprète une femme venue de l’Arkansas qui devient presque par accident animatrice d’une émission de radio à Chicago. Un personnage généreux, spontané et plein de bon sens qui ressemble forcément un peu à Dolly elle-même.

Les années suivantes, elle multipliera films, téléfilms et apparitions, jusqu’à « Joyful Noise » en 2012, où elle partage l’affiche avec Queen Latifah. Sa carrière à l’écran restera toujours intimement liée à sa musique : 9 to 5, The Best Little Whorehouse in Texas, Rhinestone, Straight Talk ou encore Joyful Noise ont tous donné naissance à des bandes originales auxquelles elle a participé.

Dolly Parton n’aura peut-être jamais cherché à devenir une actrice hollywoodienne comme les autres. C’est précisément ce qui faisait son charme. Devant une caméra comme sur une scène, elle restait Dolly : drôle, libre, extravagante, mais toujours profondément humaine.

À Hollywood aussi, les strass de Dolly Parton continueront longtemps de briller.

Affiche de criminel recherché avec photo d'identité judiciaire en gris monochrome.jpg (338 KB)