Quand Cannes parle elfique et vrombit en Dolby Atmos - Jérémie à Cannes

Jérémie à Cannes, 2ème jour.

Un rêve qui se réalise. Après une journée d’atterrissage au Pays du Film surréaliste pour le fan de fantastique que je suis, la montée d’émotions crève les nuages. Je suis en orchestre, dans la salle Debussy du Palais, à quelques mètres de quelques héros de mon histoire videoludique.
Sur scène, celui qui continue de me faire rêver comme rares savent le faire, Peter Jackson. Animé par les plus grandes références, il n’a pas volé aujourd’hui sa place à leurs côtés. Que ce soit sur Skull Island ou en Terre du Milieu, merci pour ces voyages intemporels, nouveaux classiques réinventés (ou pas). 
Entre anecdotes hilarantes et tendre humanité, c’est le geek et l’enfant en moi qui se tiennent la main, savourant chaque secondes.
Mais ma chance ne s’arrête pas là. Car j’ai parlé de « quelques héros ». Et quelques rangs derrière moi, se tient Elijah Wood. Jamais une quête n’aura été aussi intense au cinéma, et pendant environ 12h (team version longue ici) Sean Astin et lui deviennent mes amis.
La photo restera mentale, j’étais là, Gandalf. J’étais là il y a quelques jours.
La nostalgie est mise sur pause plus tard dans la journée, avec le documentaire Groundswell. Après une présentation par l’équipe, dont une intervention de Demi Moore, voici mon premier film post-ouverture. J’y découvre l’agriculture régénératrice dans un documentaire qui se présente comme non-culpabilisant pour une fois. Mieux, là se trouverait notre salut, une sorte de solution miracle pour sauver la planète tout en se remplissant les poches. Trop beau pour être vrai ? 
Le film se veut optimiste, appuyé par les témoignages de divers fermiers, mais aussi Woody Harrelson, qui accompagne Demi Moore en narration. On apprend d’ailleurs que tous deux sont activistes. 
Groundswell donne espoir, mais pour citer un autre Woody : il y a un serpent dans ma botte. Souvent, ce qui est trop beau reste au cinéma. Malgré tout, le documentaire donne la base pour approfondir, discuter et débattre sur le sujet. Et sinon il y avait des images de synthèse sur la préhistoire au début, bon point.
La journée s’est conclu sur un rendez-vous au sommet. Au sommet des marches, 1h plus tard que prévu (certains aiment leur public et les photographes). Ce soir là, je fais un gros check à mon ado intérieur qui écoute du Limp Bizkit et joue à Need For Speed Underground. Car ce soir là, c’est Vin Diesel, Michelle Rodriguez et Jordana Brewster, accompagnés de la fille de Paul Walker, qui se joignent à nous dans le Grand Théâtre Lumière, pour une projection remasterisée de The Fast And The Furious. Oui oui, le premier, que personnellement je n’avais as vu depuis 20 ans. Je n’en reviens pas à quel point je me suis délecté de ce plaisir coupable. Gros plaisir d’entendre les vroom vroom en son Dolby Atmos, dans un film qui est une véritable capsule temporelle. Je n’ai pas vu toute la saga (je me suis arrêté à Tokyo Drift), mais je doute que ce premier film serait accueilli de la même manière aujourd’hui, notamment pour le traitement des femmes, surtout les seconds rôles et autres figurantes surtout présentes pour stimuler les jeunes libidineux. Michelle Rodriguez est badass (sexy quand même), ça équilibre ? Bonne séance, surtout pour la nostalgie.
Article par Jérémie Deprugney - Cannes 2026