TANGLES, Cannes avec Jérémie

L’émotion redescend un peu. On prend nos marques, on s’habitue. Certains films aident aussi à faire baisser cette adrénaline.
Des films sur lesquels certains se sont endormis. Pour ma part une recherche de sens, de dynamisme, voire de jeu, de tous les instants. Une vraie lutte (sans dormir, promis). Ces films qui contribuent à faire passer le cinéma d'auteur pour un truc d’intellectuels, snob et mou.
Mais heureusement, dans cette journée, débarque Tangles, de Leah Nelson. Une vraie chance pour moi d’être là pour plusieurs raisons. La première, c’est qu’il s’agit d’un film d’animation, qui est loin d’être la catégorie la plus représentée à Cannes. La seconde, c’est qu’une partie de l’équipe était présente pour présenter le film. Et, une fois n’est pas coutume, mon cœur de fanboy vibre quand descend des allées de la salle Seth Rogen, qui prête sa voix à un des personnages.
C’est un bijou. Tangles traite d’une famille des années 90, dont un membre est victime d’un Alzheimer précoce. Sujet dur, mais amené au spectateur sous fond de rock’n’roll, avec en parallèle la vie de Sarah, artiste féministe et lesbienne. Plus d’un combat sont menés dans ce film, tous ne seront pas remportés.
Le thème est lourd, mais le rire est là tout du long, accompagnant les personnages et les spectateurs dans l’épreuve. Le tout, dans une animation garage et psychédélique, apporte une personnalité toute particulière à Tangles. Mention spéciale à une scène, où le personnage de Seth Rogen chante à la guitare une version déjà culte de Whats Up ? des 4 Non Blondes, où les accords joués sont exactement ceux joués en vrai. C’est la première fois que je vois ça en animation, et même en live action c’est rare.
Que vous soyez sensible au sujet ou non, Tangles est une pépite d’humanité, qui parlera à tous. Car il est question d’amour, de famille, et d’être là.
En salles prochainement.
Article par Jérémie Deprugney - Cannes 2026
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