Par La Radio du Cinéma • 23 janvier 2026
Distributrice, éditrice, passeuse de copies restaurées et d’auteurs trop vite rangés au grenier, Anne-Laure Brénéol défend une idée simple : redonner de la visibilité à des films qu’on ne trouvait plus, ou qu’on n’avait parfois jamais vus en France. Au festival Viva Cinéma 2026, elle l’a formulé avec une phrase qui résume tout le programme de Malavida : « C'est très important d'avoir un regard sur le monde qui vienne de l'ensemble du monde et aussi de l'ensemble des temps. »
Le métier......
Franck Loiret : « Une cinémathèque, c’est la mémoire du cinéma… mais une mémoire vivante »
À l’occasion du festival Viva Cinéma à Valence, La Radio du Cinéma – avec Patrice Caillet, accompagné de Flavie Daronnat et Alexandre Mirabel – a rencontré Franck Loiret, directeur de la Cinémathèque de Toulouse. Une discussion passionnante autour de la conservation du patrimoine cinématographique, de la transmission au public et de la présentation d’un chef-d’œuvre du cinéma fantastique : Le Chat Noir d’Edgar G. Ulmer.
Une......
Le cinéaste et comédien Martin Jauvat raconte à Manuel Houssais comment Baise-en-ville est né d’un moment de vie très concret : revenir chez ses parents, galérer avec le permis, courir après un boulot, et apprendre à parler “vrai”. Une comédie nourrie par l’observation du quotidien, avec un titre qui annonce la couleur… puis déjoue les réflexes.
La promesse de Martin Jauvat tient en une phrase : « c’est quelque chose d’assez instinctif pour moi la comédie ». Instinct, oui, mais pas improvisation. Dans l’entretien, il détaille un travail......
Quand la critique passe le micro aux spectateurs
Il y a quelque chose de réjouissant, presque symbolique, dans cette scène : au festival Viva Cinéma, au Lux à Valence, ce sont les jeunes de l’Assemblée qui prennent le micro. Jules Violon et Anakhin Jeudy interrogent un critique chevronné, Laurent Delmas. Inversion des rôles apparente, mais dialogue bien réel. D’un côté, la jeunesse qui regarde, apprend, questionne. De l’autre, une voix familière de la radio, qui continue de défendre une certaine idée du cinéma, de la critique et du spectateur.
Laurent Delmas......
Jacques Tourneur, ou l’art de faire peur sans montrer
Aimer le cinéma, c’est aussi accepter de se faire peur. Non pas la peur frontale, assourdissante, saturée d’effets spéciaux, mais cette peur plus insidieuse, plus élégante, celle qui naît d’un silence, d’une ombre, d’un bruit à peine perceptible. C’est exactement là que se situe le cinéma de Jacques Tourneur, cinéaste aujourd’hui trop souvent oublié, et pourtant essentiel.
Dès les origines du cinéma, le frisson est au cœur de l’expérience. On raconte que les premiers spectateurs de......