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Un dragon en forme de nuage : le scénario inédit d’Ettore Scola devient une BD à l’aquarelle chez Fordis

29 janvier 2026
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Par David Marmier • Mise en ligne le 29 janvier 2026 • Sur La Radio du Cinéma

Un film qui ne verra jamais le grand écran, puis une renaissance inattendue sur papier aquarellé : l’historien Jean-Antoine Gili et l’éditeur Salvatore Biddau racontent comment Un dragon en forme de nuage prolonge le souvenir d’Ettore Scola. Avec cette phrase, intime et limpide, comme un clap d’ouverture : « Scola racontait l’histoire de ma famille », confie Salvatore Biddau.

Un cinéaste, une fidélité : l’Italie de Scola, sans jamais ranger ses convictions

Un dragon en forme de nuage est « le film d’Ettore Scola que vous n’aurez malheureusement jamais l’occasion de voir sur les écrans ». Le réalisateur, disparu le 19 janvier 2016 à Rome, a laissé derrière lui une filmographie qui a longtemps fait dialoguer récit populaire et regard social.

Dans l’entretien, Jean-Antoine Gili insiste sur une constante : l’engagement politique de Scola irrigue ses films, sans posture de façade. Regarder Scola, c’est accepter qu’un récit s’écrive aussi avec une conscience, une époque, des débats qui traversent la société italienne.

Du plateau à la page : une BD née d’un film empêché

C’est là que Salvatore Biddau entre en scène, avec une émotion qui ne cherche pas l’effet : Scola et De Sica font partie de ses « réalisateurs phares ».

L’album, lui, se déroule à Paris, sur l’Île de la Cité, dans une librairie. Salvatore Biddau raconte l’enthousiasme immédiat pour une mise en couleur à l’aquarelle, puis la décision de porter le projet en France avec Fordis Éditions. Et surtout, ce passage décisif : Ivo Milazzo a adapté le traitement du film remis par Ettore Scola, sans scénariste additionnel, en réécrivant pour la grammaire de la bande dessinée.

Planches ci-dessous

Un père, une fille, un souffle de doute : le récit (no spoil)

Le père, Pierre, tient une librairie sur l’Île de la Cité. Veuf, il consacre son quotidien à sa fille en situation de handicap, après un accident survenu dans l’enfance. La mécanique du récit se met en marche le jour où une jeune femme surgit dans la librairie, « une furie », dit Salvatore Biddau, et fait bouger l’axe d’une routine installée depuis des décennies.

Ce qui compte, ici, tient en une promesse de cinéma transposée : Jean-Antoine Gili affirme voir, dans ces pages, le film potentiel que Scola aurait pu réaliser. Une façon simple de donner envie : lire l’album comme on regarderait un storyboard luxueux, avec le grain de l’aquarelle à la place de la pellicule.

l’histoire a trouvé un autre écran : celui de la page.

Quand Cannes, Cinecittà et Paris se répondent

Au fil de la conversation, Jean-Antoine Gili déroule une mémoire de tournage. Il raconte une journée passée sur le tournage de Splendor (1989), avec Marcello Mastroianni et Massimo Troisi, jusqu’à devenir figurant à la demande de Scola. Le film a aussi une histoire cannoise : la page officielle du Festival de Cannes mentionne Splendor en compétition (1989), ainsi que La Famille (1987).

Cannes revient d’ailleurs par un autre biais : Ettore Scola a présidé le Jury en 1988Source Cannes.

Et puis il y a Paris, version librairie, version aquarelle : Un dragon en forme de nuage devient une façon de faire circuler Scola en France autrement que par une rétrospective. Une coproduction artistique, au sens large, qui répond à ce que Jean-Antoine Gili rappelle dans l’émission : Scola a compté parmi les artisans du cinéma italien qui ont beaucoup travaillé avec la France.

Exclu: Un projet de livre, “un peu panoramique” voit le jour pendant l'interview !

La révélation tombe presque comme un “petit cadeau”, glissé par Salvatore Biddau lors de l'entretien.
David Marmier comprend et reformule : “Ah donc ça serait une synthèse du cinéma italien ?”
Jean-Antoine Gili confirme : “Oui, un peu. Un panoramique.”
Le projet : “des textes sur des cinéastes, des comédiens, des scénaristes”, avec “beaucoup” d’illustrations si possible.
Salvatore Biddau avance une date comme un pari public : “Avril 2027.”
Jean-Antoine Gili s’engage : “Je ne suis pas certain de pouvoir tenir. Mais si… mo ci provo.”
Et David Marmier scelle la promesse : “attention, il y a des témoins… tous les auditeurs.”

Infos pratiques : l’album, ses données, et où le trouver

  • Titre : Un dragon en forme de nuage
  • Crédits : texte attribué à Ettore Scola, adaptation et aquarelles par Ivo Milazzo, préface par Jean-Antoine Gili 
  • Éditeur : Fordis Éditions
  • Date de parution : 29 octobre 2025
  • Pagination : 128 pages couleurs
  • Format : 205 × 270
  • ISBN : 9791095720614
  • Commander : page éditeur (lien ci-dessus) ou librairie

Photographie: David Marmier

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Sources consultées

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David Marmier-3 Salvatore Biddau.jpg (421 KB)

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