Dates : du 13 au 22 février 2026 — lieu principal : Cinéma L’Écran (Saint-Denis).
Il y a des festivals qui empilent des titres comme on coche une to-do. Et il y a Regards Satellites, qui choisit une autre vitesse : celle des films qui dérangent un peu, des récits qui déplacent le regard, et des conversations qui continuent après la séance. Pour sa quatrième édition, le rendez-vous piloté par L’Écran installe son camp de base à Saint-Denis… tout en irradiant plusieurs salles partenaires en Île-de-France.
Ce qu’on vient chercher à Regards Satellites
Une programmation qui assume l’exigence (sans snobisme), une compétition internationale tournée vers les premiers et seconds longs métrages, et une constellation de focus, rétrospectives, cartes blanches, masterclass et tables rondes. Le tout porté par une idée simple : voir des œuvres singulières, puis les mettre en discussion — en salle, au micro, dans le bruit d’un hall de cinéma.
Ouverture : Claire Simon, Annie Ernaux, et un film sur la transmission
Le festival s’ouvre avec Écrire la vie – Annie Ernaux racontée par des lycéennes et des lycéens, un documentaire de Claire Simon autour de l’œuvre d’Annie Ernaux, construit à hauteur d’élèves et de professeurs : comment les textes circulent, se discutent, deviennent matière vive.
La séance d’ouverture est annoncée en présence de Claire Simon et (sous réserve) d’Annie Ernaux. à 20h30.
Clôture : “Un jour avec mon père”, avant-première et Lagos en 1993
En clôture à 20h00, place à Un jour avec mon père (My Father’s Shadow) d’Akinola Davies Jr. : un récit concentré sur une seule journée à Lagos, pendant la crise électorale de 1993, où un père tente de protéger et guider ses deux jeunes fils tandis que la ville se tend.
Compétition internationale : des premiers et seconds longs métrages à découvrir en salle
Le cœur battant de Regards Satellites, c’est sa compétition internationale : six premiers et seconds longs métrages, pensés comme un espace de circulation des formes et des idées. Des prix rythment ce parcours : un Grand Prix Ambition Saint-Denis (doté d’un soutien à la distribution), un Prix de la presse, un Prix du public, et un coup de cœur porté par de jeunes ambassadeur·rices cinéphiles.
Les grands focus : cinéastes invité·e·s, théorie du regard, et cinéma politique
La programmation affiche une colonne vertébrale très claire : prendre le cinéma au sérieux, sans le sortir de la vie. Au programme, des rendez-vous autour de Leyla Bouzid, Pedro Pinho et Sandhya Suri, une rétrospective et une rencontre autour de la théoricienne Laura Mulvey (connue pour le concept de “male gaze”), un hommage à Peter Watkins, et un éclairage sur les premières œuvres du cinéaste polonais Andrzej Wajda.
Ajoutez à cela un cycle de documentaires, des rencontres métiers, des séances “écran libre”, et une programmation jeune public : le festival ne se contente pas de projeter, il fabrique un contexte.
Séances partenaires : quand Regards Satellites sort de Saint-Denis
Plusieurs projections et rencontres se tiennent aussi dans des salles partenaires. Quelques repères (horaires et réservations sur les sites des salles) :
- Ciné 104 (Pantin) — séance événement autour de Punishment Park (Peter Watkins).
- Max Linder Panorama (Paris 9e) — projection de Le Rire et le couteau (version longue) en présence de Pedro Pinho.
- Cin’Hoche (Bagnolet) — séance présentée avec rencontre.
- Espace 1789 (Saint-Ouen) — séance présentée autour de Like Someone in Love (Abbas Kiarostami).
- La Clef Revival (Paris 5e) — rencontre autour de Pedro Pinho.
- Le Luxy (Ivry-sur-Seine) — projection suivie d’une rencontre avec Laura Mulvey.
Infos pratiques : billetterie, tarifs, pass
Billetterie : en ligne sur lecranstdenis.fr (sauf salles partenaires).
Pass festival : 24 € (valable uniquement sur les séances programmées au Cinéma L’Écran).
Tarifs au Cinéma L’Écran : 7,5 € (plein tarif) ; 6,5 € (tarif réduit) ; 5 € (carte fidélité) ; 4 € (moins de 26 ans et étudiant·e·s). Certaines propositions sont annoncées en entrée libre (notamment des tables rondes).